Valse avec bachir

FOLMAN, ARI ; POLONSKY, DAVID

livre valse avec bachir
EDITEUR : CASTERMAN
DATE DE PARUTION : 12/01/09
LES NOTES :

à partir de
15,00 €
nos libraires ont adoré valse avec bachir

SYNOPSIS :

La version bande dessinée du long-métrage d'Ari Folman, directement issue des images du film. Un succès international pour ce documentaire d'animation, une des vedettes du dernier Festival de Cannes. Un sujet et un traitement
d'une puissance exceptionnelle. Un plan de lancement puissant (simultané à la sortie du film en DVD) : des partenariats avec France Inter et avec Arte. 1/2 million de personnes ont déjà vu le film en France.
Comment vivre avec la mémoire de l'insoutenable ? Tel est le principal et passionnant motif de Valse avec Bachir, film d'animation documentaire du cinéaste israélien Ari Folman, très remarqué lors du Festival de Cannes 2008. Avec le dessinateur David Polonsky (directeur artistique du film), Folman a réalisé une version BD de ce cauchemar. Des images (semi-réalistes) bien choisies et un découpage propre à la BD. Comme le film, cette BD est un véritable coup de poing, qui ne peut laisser personne indifférent et qui éveille les consciences.
Ingrid ,
Librairie
(Lille)
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Accoudé au comptoir d'un bar, Ari discute avec son ami Boaz. Ce dernier lui raconte son cauchemar récurrent qu'il fait depuis 2 ans dans lequel il se fait poursuivre par 36 chiens féroces qui veulent le tuer. Selon lui, ce rêve ne vient pas de nulle part. Cela remonte au début de la guerre, à l'été 1982, au Liban. Il était en effet charger de tuer tous les chiens qui auraient pu avertir les villageois de l'arrivée de la troupe de soldats dont il faisait partie. Il lui parle ainsi de Beyrouth, mais aussi de Sabra et Chatila. Mais pour Ari, cela ne lui évoque rien bien qu'il ait assisté à ces massacres. Cette nuit-là, pour la première fois depuis 20 ans, de terribles flashbacks de la guerre du Liban lui reviennent. Ainsi que Beyrouth-Ouest et la nuit du massacre dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila... Comment Ari a-t-il bien pu occulter une partie des ces événements? Il décide alors de retrouver ses compagnons d'infortune qui, il l'espère, l'aideront à retrouver la mémoire... Après la version ciné sortie sur nos écrans en 2008 et récompensée par le César et le Golden Globe Award du meilleur film étranger, voici la version dessinée, directement issue des images du film. A la mort de Bachir Gemayel, président libanais, ses partisans, les phalangistes, ont voulu se venger en éliminant les soldats palestiniens présumés présents dans les deux camps de réfugiés de Beyrouth-Ouest, Sabra et Chatila. Mais les Israéliens ont vu les phalangistes tuer également les civils. L'on estime entre 700 et 3500 civils abattus. Ari Folman était de ces soldats venus apporter de l'aide aux libanais. Il a assisté à ces massacres. Étonnamment, c'est une partie de sa vie qu'il a oubliée. S'est-il senti coupable? Remontant le fil de ses souvenirs grâce à ses compagnons, l'auteur peut ainsi mettre des mots et des images sur ces moments tragiques qui l'ont un peu dépassé. Il nous offre un témoignage poignant et saisissant, ancré dans l'histoire. le scénario, retravaillé pour s'adapter au format dessiné, est tout à fait limpide. le trait semi-réaliste et les couleurs souvent sombres servent parfaitement ce récit dramatique émouvant et passionnant.

TurnThePage
29/01/16
 

Le long-métrage d’animation Valse avec Bachir (2008), du réalisateur israélien Ari Folman était un récit semi-biographique, qui revenait sur une expérience individuelle de la guerre du Liban et du massacre de Sabra et Chatila. Voici l'album, réalisé avec David Polonsky. Dans son inscription entre documentaire et fiction, "Valse avec Bachir" donne à voir un processus qui relie une mémoire effacée, ne se résolvant pas par l’archive, à une histoire reconstruite et figurée. Les axes de réflexion mis en valeur pour mener cette étude sont la fusion des codes du documentaire et de la fiction, les modalités du récit d’un traumatisme et l’imbrication des contextes mémoriels et historiques liés à la guerre. Il en résulte une histoire forte, l'histoire d'un homme en lutte avec lui-même, avec sa mémoire et par là, la mémoire de tous les hommes confrontés à des événements traumatisants. Plus qu’une simple adaptation, David Polonsky et Ari Folman ont véritablement recréé leur récit pour le médium BD. L’esthétique générale reste néanmoins assez proche de celle du film, les décors très détaillés et les personnages représentés plus simplement témoignent des exigences de l’animation. Le résultat est convainquant, la narration est fluide, David Polonsky a très bien su passer de l’animé au « statique ». laurence

laurence
17/12/13
 

Le roman graphique réalisé par Ari Folman et David Polonsky est passionnant à plus d'un titre.Les premiers pages s'ouvrent sur la rencontre entre Ari, réalisateur de cinéma et un de ses anciens camarades de régiment. Tous deux ont participé à l'invasion du Liban en 1982. Ce dernier confie à son ami Ari qu'il est victime de cauchemars incessants. Les images de chiens errants cherchant à le tuer hantent ses nuits et le maintiennent dans un état de stupeur et de pétrification. Dès lors, Ari s'interroge. Il a lui aussi des réminiscences de cette époque. Cette discussion douloureuse pousse Ari à la traque des souvenirs aux quatre coins du monde. Il espère reconstituer son histoire et donner un sens à sa véritable implication dans les massacres de Sabra et de Chatila.Le livre retrace une période sombre de l'histoire du Liban. L'assassinat du leader des phalangistes Bachir Gemayel devenu Président entraîne un bain de sang. Les milices libanaises entrent dans les camps de Sabra et de Chatila à Beyrouth Ouest pour trouver des combattants afin de les remettre aux Israéliens. En réalité il s'ensuit de massacres punitifs dans cette zone "sécurisée" par l'armée israélienne dirigée par Ariel Sharon. Cette question de "passivité" des autorités israéliennes est ici suggérée par Ari dans le roman au travers du récit de Ron Ben-Yishai. Les images de ces 16 et 17 septembre 1982 stigmatisent à jamais l'horreur de ce crime contre l'humanité. Elles sont mises à la fin du roman par la technique du collage comme si elles représentent le paroxysme de la violence exacerbée. Elles répondent au souhait de Ari qui ne cherche pas l'image choc car seul le signifiant compte . En effet, comme il le dit lui-même "plutôt que de tenter de réussir à tout prix chaque image isolément, en me servant de mes propres dessins comme composants élémentaires d'un vaste édifice, j'ai appris à renoncer à une images forte, si c'est au profit de la force de l'histoire". Il aborde dans son roman non pas la guerre et les exactions en elles mêmes. Lorsque le récit commence, les massacres ont déjà eu lieu. Nous sommes à 20 ans plus tard au moment où chacun des protagonistes a retrouvé une "normalité" respectable. Le livre s'intéresse à ce qu'on nomme le TSPT (troubles liés au stress post-traumatisme) et de ses effets sur le sujet. Ari comme ses anciens camarades possèdent tous les symptômes de cette maladie (reconnue désormais par l'OMS!) allant de l'évitement psychologique à la psychose avec une trouble dissociative de la personnalité. Le TSPT agit sur le sujet comme le retour du refoulé. Lorsque l'individu n'a plus à s'occuper de sa survie, lorsqu'il est au "repos", le refoulé revient sous forme de flashs et l'oblige à traiter le problème. A ce jour seule la technique EMDR de re programmation neurologique par les mouvements oculaires (la pratique est plus complexe) semble apporter quelques résultats. Le roman décrit le trajectoire d'une maladie et une étude de sa pathologie. C'est en cela qu'il est intéressant. Les couleurs sont sombres. L'expression des visages est fatiguée, négligée, en état léthargique. Les traits sont tirés. Carmi, un des vétéran, malgré sa réussite matérielle donne l'impression d'un homme qui hâte d'en finir avec la vie...En dernier lieu, "Valse avec Bachir" peut être complété par le film d'Ari lui-même. Le travail du storyboard permet une transition vers le roman graphique. Comme le dit le réalisateur - auteur "Quel que soit le pouvoir émotionnel du cinéma, le rapport intime que crée la bande dessinée permet d'emmener l'histoire dans une sphère que le cinéma e peut atteindre; la bande dessinée implique le lecteur, fait de lui une part du mécanisme qui est à l'oeuvre. "A lire absolument. Victoire

tran
22/01/13
 

Un graphisme à couper le souffleJ’ai eu la chance de voir le film et de lire le roman graphique qui en a été tiré. Et franchement, je dois dire que la qualité graphique des deux m’a stupéfaite. J’ai adoré le climat très « BD » du film. En effet, les scènes s’enchaînent avec facilité et style. Tout est fait de telle sorte, qu’il ne manque plus que les bulles de dialogue pour apparaître comme une BD traditionnelle.Rock’N’WarLe film évolue sur un fond musical très entraînant et carrément hors norme (parfois même déplacé). On ne sait sur quel pied dansé... c’est déstabilisant mais si bien incrusté dans l’histoire, qu’au final, le film n’aurait pas été le film sans cette musique tantôt rock tantôt classique tantôt électro.Le roman graphique m’est ainsi apparu plus fade que le film, vu que le son n’était évidemment pas présent lors de ma lecture.Pas si simple...Le contexte politico-historique d’Israël et du Liban étant ce qu’il est, c’est très difficile de suivre le film (ou du moins de le comprendre intégralement) sans un minimum de connaissances.Il est donc bon de s’informer rapidement du contexte dans lequel se trouvaient le Liban et Israël avant d’aller voir ce film. Un documentaire ?On peut on effet se poser la question de savoir si ce film d’animation n’est au final qu’un documentaire déguisé ou bien un vrai devoir de mémoire de Ari Folman. En effet, le besoin de se souvenir l’oppressant, il décide de partir à la recherche du passé en interviewant divers personnes. Ces interviews sont « visibles » à l’écran puisque chaque personne réelle a été dessinée et introduite dans le film.Ainsi, il s’agit d’un documentaire certes, mais aussi et surtout d’un travail colossal de quête du passé oublié entrepris par Ari Folman. Les faits sont donc présentés de son point de vue et de ceux de ses anciens collègues d’armes.De l’hallucination au rêve codéLa scène de « l’océan hanté », par cinq fois présentes à l’écran, est une des diverses hallucinations de Folman et de ses compagnons. Tout commence avec le cauchemar d’un homme, ami de Folman et soldat, pourchassé par vingt-six chiens sanguinolents. Un autre passage nous montre le rêve érotique d’un jeune homme assez mal dans sa peau...Tout ceci pour prouvait que les hommes envoyés à la guerre dans les années 80 n’étaient autres que des jeunes sans conscience du vrai danger et qui, des années plus tard, sont encore profondément marqué par la guerre, jusque dans leur rêve.C’est donc une vision très personnelle de la guerre qu’ils gardent à l’esprit. Une vision assez différente de la réalité et pourtant, en un sens, c’est le vrai visage de la guerre que nous montre Folman à travers ces rêves hallucinatoires. Séverine

SEcriture
21/09/12
 

Après le cinéma, voici donc la version bande dessinée de Valse avec Bachir. Elle est directement issue des images du film sous la supervision de son réalisateur Ari Folman et de son directeur artistique David Polonsky. On y retrouve, intacts, l’esthétique semi-réaliste et le traitement chromatique si particuliers qui, outre la puissance et l’originalité de son propos, signent la singularité de Valse avec Bachir. Comme le film, cette BD est un véritable coup de poing, qui ne peut laisser personne indifférent et qui éveille les consciences. Un entretien avec David Polonsky y est inclut.

J'ai emprunté cette bd à la bibliothèque, un peu au hasard. Je connaissais le film de nom, et je savais qu'il fallait l'avoir vu: à défaut d'en avoir l'occasion, me suis-je dis, autant lire la BD qui en est tiré! Cette lecture a renforcé mon envie de voir le film. Le sujet traité est grave: il pose la question de la mémoire des massacres quand on a été témoin. La lecture est difficile, bouleversante et nous rappelle cette guerre qui n'est pas si loin de nous. L'ouvrage se cloture sur un entretien avec le directeur artistique, David Polonsky: je ne l'ai pas lu, trop bouleversée par la BD en elle-même.

peccadille
09/03/11
 

Format

  • Hauteur : 24.00 cm
  • Largeur : 17.00 cm
  • Poids : 0.45 kg
  • Langage original : ANGLAIS

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