EDITEUR : SONATINE
DATE DE PARUTION : 20/08/09
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SYNOPSIS :

Après Seul le silence, le nouveau roman de R. J. Ellory. Un thriller au suspense exceptionnel, doublé d'une impressionnante histoire de la mafia des années 1950 à nos jours. 2006, La Nouvelle-Orléans. Catherine, la fille du gouverneur de Louisiane, est enlevée, son garde du corps assassiné. Confiée au FBI, l'enquête prend un tour imprévu : le kidnappeur, Ernesto Perez, se livre aux autorités et demande à s'entretenir avec Ray Hartmann, un obscur fonctionnaire qui travaille à Washington dans une unité de lutte contre le crime organisé. A cette condition seulement il permettra aux enquêteurs de retrouver la jeune fille saine et sauve. A sa grande surprise, Hartmann est donc appelé sur les lieux. C'est le début d'une longue confrontation entre les deux hommes, au cours de laquelle Perez va peu à peu retracer son itinéraire, l'incroyable récit d'une vie de tueur à gages au service de

la mafia, un demi-siècle de la face cachée de l'Amérique, de Las Vegas à Chicago, depuis Castro et Kennedy jusqu'à nos jours. Quel est le véritable enjeu de cette confrontation ? Pourquoi Perez souhaite-t-il Hartmann comme seul interlocuteur ? Alors qu'une course contre la montre s'engage pour retrouver Catherine et que, dans l'ombre, la mafia et les autorités s'inquiètent du dialogue qui s'établit entre les deux hommes, Hartmann ira de surprise en surprise jusqu'à l'incroyable coup de théâtre final. Avec ce roman d'une envergure impressionnante, R. J. Ellory retrace cinquante ans d'histoire clandestine des Etats-Unis à travers une intrigue qui ne laisse pas une seconde de répit au lecteur. Maître de la manipulation, il mêle avec une virtuosité étonnante les faits réels et la fiction, le Cinémascope et le tableau intime, tissant ainsi une toile diabolique d'une rare intensité.

15 personnes en parlent

J'ai rarement autant été plongé dans un univers que je ne connais pas qu'à la lecture de ce livre.Toute la moiteur et la chaleur de la Louisianne, Ville de laquelle part toute l'histoire, transpire des pages de ce livre. Je n'y suis jamais allé et pourtant l'auteur a réussi à me fair croire que j'y étais pendant ma lecture.Une intrigue, qui plus est, très bien construite. ce n'est pas seulement l'histoire et où veut en venir cet étrange personnage (mélange de brute épaisse et de vieux sage); les personnages eux même sont partie de l'intrigue.C'est par ce livre que j'ai découver Ellory ... depuis j'en ai lu d'autres et mon admiration ne fait que s'affermir pour sa façon de raconter les histoires. Celui-ci restera à jamais le premier.c'était aussi une des premières fois que je me procurais un livre incité par une critique dans un Magazine, en l'occurence "Marianne", que je recommande au passage.

Dominikoa
22/06/12
 

La fille du gouverneur Ducane a disparu, son garde du corps vient d'être découvert bien tassé dans le coffre d'une voiture et plus franchement capable de raconter quoi que ce soit, et le FBI se retrouve bien en peine devant cette affaire compliquée qui n'offre que peu d'indices et de pistes. Et c'est au cœur de cette ambiance tendue et électrique que va se manifester un curieux personnage, d'un calme olympien et bien au fait des techniques des fédéraux, pour revendiquer l'enlèvement et demander comme seule condition de rencontrer un dénommé Ray Hartmann afin de lui conter son histoire. Pendant une semaine, les deux hommes vont se retrouver en tête à tête pour faire revivre, à travers le récit de la vie du tueur, l'histoire de la mafia américaine des cinquante dernières années.Le précédent roman de R.J. Ellory, Seul le silence (également publié chez Sonatine), nous avait épatés par la maîtrise de l'écriture et la noirceur incroyable qui s'en dégageait.Ce nouvel opus nous laisse pantois devant le talent définitivement établi de son auteur à raconter des histoires empreintes d'Histoire et tellement prenantes qu'il est pratiquement impossible de lâcher ce pavé de plus de 600 pages.Après l'extraordinaire Au-delà du mal--, les éditions Sonatine nous offrent un nouvel anti-héros, assassin abominable et terrifiant mais que l'on vient à apprécier au fil de son histoire, un être abject et inhumain, et pourtant attachant et fascinant, qui nous renvoie à nos propres démons intérieurs...Vendetta pourrait bien être LE polar de l'année !Coline HugelLibrairie La colline aux Livres, Bergerac Consultez la critique sur le site Lectrices.fr

Lectrices
06/11/09

Petite et grande Histoire de la Mafia « Cosa Nostra », « Piovra », « Mafia », tels sont les mots qui désignent l’organisation criminelle dont le berceau est la Sicile et qui s’étend partout dans le monde.Dans ce récit, Ernesto Perez, tueur à gages engagé par l’organisation vient se présenter auprès de l’inspecteur Hartman après l’enlèvement de la fille d’un sénateur…Nous suivons le parcours de cet homme pas comme les autres, de son enfance pauvre à Cuba, de son entrée dans la mafia et de son évolution.R. J. Ellory a l’art et la manière de raconter les histoires et des destins, d’instaurer des ambiances. Captivante, cette histoire l’est malgré de nombreuses répétitions qui viennent parfois gâcher notre plaisir.Néanmoins, R. J. Ellory est un auteur avec qui on passe un bon moment.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Ca commence dans les rues de la Nouvelle-Orléans, une fin de mois d’août torride comme la sulfureuse ville de Louisiane. Après une introduction qui peut sembler très longue – mais quel art de planter le décor et de faire ressentir l’ambiance – voilà que Ellory braque sa caméra sur une petite ruelle et zoome sur une superbe Mercury Turnpike Cruiser de couleur bordeaux, un modèle rare des années 1950. Dans le coffre de cette voiture, on retrouve le cadavre d’un homme sur lequel on semble s’être acharné à coups de barre de fer. Son coeur a été découpé et replacé dans sa poitrine, détail macabre qui éveillera les soupçons du flic local d’abord chargé de l’enquête. Mais dès que Verlaine essaye d’identifier les empreintes du mort, il comprend – ou plutôt on lui fait très vite comprendre que l’enquête relève carrément du FBI (et limite du secret d’Etat). Le FBI déploie les grands moyens. De grands moyens totalement inefficaces jusqu’à ce que Perez se présente spontanément et exige la présence de l’agent Hartman pour se confier…Ellory semble alors digresser en nous racontant la vie personnelle et professionnelle compliquée de Ray Hartmann, agent au service de la justice, lui-même originaire de la Nouvelle-Orléans… Mais c’est pour mieux préparer la confrontation entre Perez et Hartmann. Une longue confession où on a du mal à ne pas ouvrir de grands yeux devant les méthodes, l’organisation et les violences commises : vous me pardonnerez d’être une fille assez naïve, j’avais beau ne pas pouvoir m’empêcher de penser au film de Coppola, Le Parrain, j’étais quand même médusée devant le sang-froid et l’absence totale de remords de Perez. La famille, l’honneur, des valeurs que tout le monde peut partager mais qui sont ici complètement tordues pour être mises au service d’intérêts gigantesques et totalement illégaux, bien sûr, mais dans lesquels de hauts personnages de l’Etat sont impliqués. C’est tellement bien tordu qu’on aurait bien tendance à éprouver de l’empathie pour ce monsieur Perez qui a somme toute passé une bonne partie de sa vie tranquille, presque pépère. Jusqu’à ce que, chaque fois, un nouvel épisode dans l’escalade de la violence revienne vous doucher bien glacé. Ellory nous distille tout cela avec un art machiavélique. Jusqu’au retournement de situation final où tout s’accélère soudain, vous n’avez pas le temps de vous retourner que… surprise ! Même si j’avais deviné un tout petit morceau de l’affaire, comme dans Seul le silence, mais ça ne m’a pas empêchée d’être bluffée !Outre cet art de dessiner une ambiance et de dérouler une histoire apparemment convenue, connue d’avance mais dont tous les morceaux se reconstitueront à la fin (sous vos yeux ébahis), j’ai bien aimé le thème du double qui traverse tout le roman. Annoncé par la constellation des Gémeaux dessinée sur le dos du cadavre retrouvé dans le coffre de la fameuse voiture, il se décline de bien des manières, notamment à travers des « couples » d’amis, de frères, de frère et soeur, de collègues (Schaeffer et Woodroffe, les deux du FBI) sans oublier bien sûr le lien étrange et fascinant qui unit Perez et Hartmann. Un autre thème récurrent chez Ellory, celui de l’identité, de l’importance de se construire dans cette Amérique qui vous demande d’être quelqu’un, une question qui traverse autant Hartmann que Perez, comme les deux faces d’une même pièce. Le tout sur l’arrière-plan d’une ville présentée comme celle de tous les dangers, La Nouvelle-Orléans, le point de départ et d’arrivée de ce roman qui nous aura menés aussi de Cuba à New York en passant par Las Vegas et Chicago. Un périple humain et « historique » époustouflant. Anne

Anne7500
11/11/15
 

« On ne possède pas sa vie. Voilà ce que j’aurais voulu lui dire. On l’emprunte, et si on ne paye pas le prix, alors on doit la rendre. Il en va toujours ainsi. »A la Nouvelle Orléans, un mort dans le coffre d’une voiture, et la fille du gouverneur est enlevée…A New-York, un fonctionnaire de police tente de sauver son mariage et sa paternité. Sauf que le voilà à la Nouvelle Orléans à la demande de Perez, un type un peu (beaucoup) luche) qui ne se mettra à table que si Ray Hartmann est son unique interlocuteur. Ses désirs sont ses ordres, l’histoire peut commencer !!!Pour en arriver là Ellory nous promène durant une bonne centaine de pages avant de rentrer dans le vif du sujet. Et quel sujet !! Cosa Nostra, la pieuvre…autrement dit la Mafia vue et racontée de la base, et sur une bonne quarantaine d’année. C’est noir, flippant, et terriblement addictif.Ellory alterne les chapitres du point de vu de Perez et ceux de la Police. C’est classique, mais honnêtement, cela casse bien les inévitables longueurs que comporte ce roman.Ellory n’a pas son pareil pour mettre insidieusement au fil des pages de quoi accrocher le lecteur, et accélérer son affaire, pour parvenir à une fin totalement bluffante. Il a un souffle narratif qui tient le lecteur en haleine en lui racontant une histoire, au sein de la Grande Histoire.Si Vendetta n’aura pas sur moi le même impact que Seul le silence, ou Les anges de New-York, il n’en demeure pas moins qu’Ellory est très fort, et que je me plongerai avec la même gourmandise dans ses 2 autres romans qi m’attendent http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
01/06/15
 

Bouquin assorti aux innombrables cafés engloutis en le lisant , noir , tres noir !Vendetta le bien nommé nous retrace l'itinéraire jonché de cadavres d'Ernesto Perez , porte-flingue de la mafia Italienne . Tout débute par l'enlévement de la fille d'un gouverneur dans des conditions laissant presager le pire...Le FBI est sur les dents jusqu'à ce que l'auteur de ce délit ne vienne se livrer à eux pieds et poings liés . Il a finalement bon fonds ce Perez , des remords peut-etre ?J'avoue avoir été surpris par la 4e de couv. puisque ce ressort des plus importants de l'histoire y figure alors qu'il n'apparait dans le bouquin qu'au 1/5e du récit..Le pavé faisant 760 pages , quel est donc l'age du capitaine ? A 10 litres pres...Ce dernier est pret à tout déballer à la seule et unique condition que ce soit un certain Hartmann qui fasse office de confesseur...Hartmann dont la seule et unique préoccupation etant de recoller les morceaux avec sa femme Carol et sa fille unique Jess , cellule familiale explosée par un boulot de flic trop prenant , un absentéisme récurrent et un alcoolisme ( ouuuuh le vilain cliché ! ) notoire...Grosse claque que ce Ellory ! Enorme qualité d'écriture ! L'auteur taille dans le gras pour nous livrer un thriller épuré ! Rien à jeter , tout à deguster !Contrairement à ce que l'on pourrait croire , ce n'est pas un énieme récit sur la mafia Italienne mais sur le cheminement d'un homme n'aspirant qu'à une chose : devenir quelqu'un...Son penchant naturel pour le meurtre le conduira logiquement à exercer ses talents pour la Familia ! Mais cet homme , aussi complexe soit-il , n'en est pas haissable pour autant . Il possede de vraies valeurs telles que la fidélité à sa famille d'adoption (la mafia ) , une croyance inextinguible en sa famille de coeur ( en sa femme Angelina et leurs deux jumeaux adorés ) . Ce qui n'enleve rien à ce que l'on peut ressentir face a un tel tueur capable d'executer ses contrats avec un tel détachement..La Cosa Nostra avant tout !Autre force de ce récit , le fait d'y entremeler fiction et faits historiques avérés ! L'impression d'immersion n'en est que renforcée ! La galerie de personnages n'est pas en reste . Ces parrains redoutés aux noms si évocateurs prets a tout pour conserver ou etendre leur territoire , ce gouverneur pour qui l'on se prend d'empathie jusqu'à ce que l'on decouvre que rien n'est forcément tout blanc ou tout noir , ces femmes ( de Perez et d'Hartmann ) au caractere bien trempé pretes a pardonner beaucoup de choses à leur mari respectif tant que la ligne rouge n'est pas franchie : on ne touche pas aux enfants , ces agents du FBI préssés par le temps et leurs supérieurs hiérarchiques...Aucun de ces protagonistes n'est traité de maniere caricaturale . Chaque personnage , qu'il soit central ou annexe apporte son écot à ce remarquable thriller ! Les chapitres s'enchainent à vitesse grand V . L'auteur alterne les entretiens Perez/Hartmann avec les tentatives des G-men pour décrypter au plus vite les confessions de ce tueur à gages afin de sauver Catherine Ducane d'une mort certaine dans le cas contraire . C'est une véritable course contre la montre qui s'engage . Le probleme , c'est que cette course s'apparente plus à un marathon qu'à un 100 metres , Perez n'etant décidé à avouer qu'au terme du récit de sa longue et tumultueuse vie mafieuse...Le lieu ou se trouve Catherine en étant l'ultime chapitre...Et c'est lentement que le lecteur commence à apprehender les tenants et les aboutissants de ce récit , croyant à la fin en comprendre pleinement la trame jusqu'à ce que le puzzle n'explose en plein vol pour nous delivrer une fin a la Usual Suspect ! é-norme !Si vous etes avides d'histoires mafieuses , de trahison , de chasse à l'homme , de suspense a couper au couteau a beurre alors ruez-vous sur Vendetta !Une phrase résume parfaitement ce bouquin : le secret , c'est de continuer de respirer...

TurnThePage
12/11/13
 

4iéme de couverture : "2006, La Nouvelle-Orléans. Catherine, la fille du gouverneur de Louisiane est enlevée, son garde du corps assassiné. Confiée au FBI, l’enquête prend vite un tour imprévu : le kidnappeur, Ernesto Perez, se livre aux autorités et demande à s’entretenir avec Ray Hartmann, un obscur fonctionnaire qui travaille à New York dans une unité de lutte contre le crime organisé. À cette condition seulement il permettra aux enquêteurs de retrouver la jeune fille saine et sauve. À sa grande surprise, Hartmann est donc appelé sur les lieux. C’est le début d’une longue confrontation entre les deux hommes, au cours de laquelle Perez va peu à peu retracer son itinéraire, l’incroyable récit d’une vie de tueur à gages au service de la mafia, un demi-siècle de la face cachée de l’Amérique, de Las Vegas à Chicago, depuis Castro et Kennedy jusqu’à nos jours. Quel est le véritable enjeu de cette confrontation ? Pourquoi Perez a-t-il souhaité qu’Hartmann soit son interlocuteur ? Alors que s’engage une course contre la montre pour retrouver Catherine et que, dans l’ombre, la mafia et les autorités s’inquiètent du dialogue qui s’établit entre les deux hommes, Hartmann ira de surprise en surprise jusqu’à l’étonnant coup de théâtre final".Après l'excellent " seul le silence" qui m'avait emballé, voici le second roman de R.J Ellory. C'est encore une histoire de serial killer mais l'un des nombreux talents de R.J Ellory c'est qu'il arrive a nous embarqué dans une histoire aux antipodes de son premier roman. Il nous immerge dans le milieu de la mafia avec son "héros" Ernesto Perez un tueur a gage. Par le biais de la confession de Perez, c'est toute l'histoire des meurtres perpétrés par la mafia qui nous ai raconté mais aussi l'histoire de Amérique et de Cuba. Le tout magistralement mêlé avec la fiction, nous donne ce roman étonnamment bien ficelé et où le suspens est bien entretenu. Il arrive a nous tenir en haleine sur plus de 700 pages sans nous lasser et sans tomber dans le piège de donner a voir le mythe d'une mafia admirable.L'autre grande force de R.J Ellory c'est son écriture. On prend beaucoup de plaisir a lire ce livre car c'est une vraie oeuvre littéraire avec une écriture fluide et forte ce qui n'est pas courant dans les polars.En résumé que du plaisir (ce qui après le Gonzo lubitsch fait énormément de bien) et normalement prochainement je devrai lire son dernier (merci Bob !) "les anonymes". http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
24/10/13
 

Un ancien tueur à gages se présente comme celui qui a enlevé la fille du gouverneur de la Nouvelle-Orléans et décide de ne révéler le lieu de séquestatrion qu'après avoir rencontré un enquêteur nommé Hartmann. Jour après jour dans les bureaux truffés d'agents du FBI, le vieux Ernesto va raconter sa vie. Ce roman est une plongée dans le monde de la mafia américaine des années 50 à nos jours, de New-York à la Nouvelle-Orléans.Une écriture magistrale, des personnages complexes et énigmatiques et un final réussi. Vraiment, j'en redemande !

floaimelesmots
14/12/12
 

Que dire de cet excellent polar qui n'ai pas déjà été dit ?C'était le dernier des R.J. Ellory qu'il me restait à lire, car je fais en fonction des arrivage de ma BM favorite. Et ce livre-çi était sans cesse emprunté (d'ailleurs, il est fort abîmé), je comprends pourquoi.Pourtant, tout avait mal commencé avec cet auteur : abandon de "Seul le silence" - puis j'avais trouvé quelques longueurs aux "Anonymes" - enfin, "Les anges de New-York" était intéressant, mais sans plus.Avec ce second opus de l'auteur, j'ai vraiment accroché. Pas tant à l'histoire policière qu'au récit de Perez qui raconte 60 ans de Mafia américaine. Un personnage qui a su se faire petit, discret et silencieux, mais qui a toujours effectué le travail demandé. Jusqu'à son coup de maître final.Petite cheville ouvrière, il fini sur du grand art : j'adore !L'image que je retiendrai :Celle de la demande en mariage de Perez à sa femme sous les étoiles de New-York, soupirs..... Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
30/11/12
 

A New-York, Ray Hartmann, fonctionnaire dans une unité chargée de la lutte contre le crime organisé, met tout en oeuvre pour reconquérir sa femme et sa fille qu'il a perdues à cause de son alcoolisme. Il a obtenu de sa femme un rendez-vous de la dernière chance et compte bien s'y rendre sobre et optimiste. Pendant ce temps-là, à La Nouvelle-Orléans, Catherine Ducane, la fille du gouverneur a été enlevée et son garde du corps assassiné. Le FBI est sur les dents. Se présente alors Ernesto Perez, un vieil homme d'origine cubaine. Il dit détenir Catherine mais ne souhaite parler qu'avec Ray Hartmann. Pour rien au monde, Ray ne veut quitter New-York mais le FBI ne lui laisse guère le choix. Tiraillé entre son désir de retrouver une jeune fille innocente et son impatience de rentrer au plus vite rejoindre sa famille, Ray s'apprête à recevoir la longue confession de celui qui fut tueur pour le compte de la mafia.Ernesto Perez, tueur professionnel sans états d'âme, a semé des morts sur son chemin de New-York à La Nouvelle-Orléans, en passant par Cuba. Pour son propre compte ou pour ses patrons mafieux, il a tué de sang froid sans se poser de questions. Et pourtant, R.J. ELLORY réussit le tour de force de nous le rendre attachant. Il décrit bien l'ambivalence d'un homme qui mène de front une vie de criminel d'un côté et de bon père de famille de l'autre, un homme qui sera trahi par les siens, cubain parmi les italiens qui resserrent les rangs en cas de problème. Sa fascinante confession, sans concession, sans demande d'absolution, raconte cinquante ans d'une vie au service du crime dans une Amérique gangrenée par la mafia. Entre fidélité, trahison et vengeance, c'est l'histoire d'un homme qui, loin d'être sans foi ni loi, suit simplement ses propres règle d'honneur. Au final, on se prend d'une sorte d'affection pour lui et on en vient à espérer qu'il s'en sortira...Sans temps mort, ce roman se lit de la première à la dernière page avec avidité. Il tient ses promesses jusqu'au final surprenant et grandiose. A dévorer!

un flyer
08/10/12

Alors voilà le topo : la fille d'un gros bonnet politique (le gouverneur de Louisiane) est enlevée. Son garde du corps est retrouvé mort dans le coffre d'une voiture exceptionnelle, le coeur arraché et replacé dans sa cavité, et une constellation dessinée dans le dos. Un homme, Ernesto Cabrera Perez, revendique l'enlèvement, et réclame un interlocuteur précis, Ray Hartmann, un petit sous-fifre new yorkais. De façon très lente et progressive, Perez va raconter toute sa vie à Hartmann. Charge à ce dernier de l'écouter attentivement et jusqu'au bout, alors seulement il indiquera où est détenue la jeune fille.C'est donc l'Histoire de la Mafia qui sera déroulée à travers le parcours d'un homme, et de l'incarner ainsi permet d'appréhender son côté "famille", sans se fader des pages et des pages de faits historiques. Pour autant, ce Perez n'emporte jamais toute l'adhésion du lecteur, le ton est volontairement distancié, sans doute pour laisser au lecteur le soin de créer les nuances.C'est quand même un drôle de bonhomme, qui dans les premiers temps se fait volontiers énigmatique; il parle du chiffre sept (il n'y aurait que 7 histoires vraies au monde, tout ce qui arrive dans la vie est l'une de ces 7 histoires, et figure dans chacune des pièces de Shakespeare) puis du chiffre trois (règle de 3 : on peut survivre 3 minutes sans air, 3 jours sans eau, et 3 semaines sans nourriture). Avec ce genre d'homme, on répond aux questions, on ne les pose pas. Il cite la phrase, selon lui, la plus prononcée par la Mafia : Chi se ne frega (en gros, qu'est-ce que ça peut foutre).Face à lui, Hartmann passe par plusieurs stades, il faut dire que le contenu du discours est costaud, souvent insupportable, et il a lui-même de gros problèmes personnels à résoudre. D'ailleurs, il ne comprend pas pourquoi Perez l'a choisi, ni même comment il le connaît. Mais comme lui, à la fin de ces révélations (quand même longuettes, je dois dire), on pense : "Malgré les horreurs qu'il raconte, malgré la violence et le sang versé par Perez, il y a quelque chose en lui qui semble commander une certaine dose de respect. L'aversion et la répulsion avaient d'une certaine manière été supplantées par de l'acceptation." (acceptation d'une personnalité, pas des actes !)Et puis l'épilogue va très vite, tout se précipite, on attendait plus ou moins quelque chose comme ça, sans chercher forcément à dénouer les fils. C'est bon de se laisser porter par une plume. Au final ce roman n'emporte pas autant et est moins intimiste que le merveilleux "Seul le silence", mais se dévore en quelques jours fiévreux. Sylvie Sagnes

SagnesSy
06/07/12
 

Petite et grande Histoire de la Mafia « Cosa Nostra », « Piovra », « Mafia », tels sont les mots qui désignent l’organisation criminelle dont le berceau est la Sicile et qui s’étend partout dans le monde.Dans ce récit, Ernesto Perez, tueur à gages engagé par l’organisation vient se présenter auprès de l’inspecteur Hartman après l’enlèvement de la fille d’un sénateur…Nous suivons le parcours de cet homme pas comme les autres, de son enfance pauvre à Cuba, de son entrée dans la mafia et de son évolution.R. J. Ellory a l’art et la manière de raconter les histoires et des destins, d’instaurer des ambiances. Captivante, cette histoire l’est malgré de nombreuses répétitions qui viennent parfois gâcher notre plaisir.Néanmoins, R. J. Ellory est un auteur avec qui on passe un bon moment.

J'ai eu un peu de mal à début de la lecture de ce livre, car la vie d'un tueur de la mafia ne me paraissait pas intéressante, mais au fil des pages, je me suis attachée à ce personnage, son évolution, ses réflexions. Et les dernières pages sont pleines de suspens et de révélations, ce qui fait finalement que j'ai beaucoup aimé ce livre.

thegirl35
06/08/11

Ce livre a été lu dans le cadre du jury des lecteurs Le livre de Poche Policier 2011, et j'en remercie l'éditeur.LectureUn cadavre très abîmé, massacré même, est découvert dans une voiture dans les rues de la Nouvelle-Orléans. Et pas n'importe quelle voiture, une vieille américaine de collection. Pas n'importe quel cadavre non plus : le garde du corps de la fille d'un homme politique très en vue.Ray Hartmann travaille pour la police fédérale à New-York. Entre crimes et horreurs, il en a vu de toutes les couleurs dans ce travail auquel il se donne à fond. Mais l'alcool est trop souvent son carburant et sa vie de famille en souffre. Apeurées par sa violence sous l'emprise de l'ivresse, sa femme et sa famille ont pris le large et le voient peu.Rien de commun entre ces deux histoires. Si ce n'est qu'à la Nouvelle-Orléans, un certain Perez se signale à la police comme le kidnappeur et demande, contre la vie de la jeune fille, que Hartmann écoute sa confession. Voilà donc Hartmann de retour dans sa ville natale pour écouter les histoires d'un truand inconnu, ou d'un tueur chevronné, ou peut-être d'un dingue affabulateur. Entre lui et Perez va se nouer un duel oral fait d'interrogations, de mystères et de manipulations. L'enjeu : une vie. Perez raconte sa vie de tueur, ses liens avec le crime organisé, ses espoirs, ses tragédies, ses amitiés et ses vengeances.Mais pourquoi Hartmann ? Pourquoi tuer et kidnapper pour un catharsis psychologique ? Les enjeux ne sont pas les mêmes pour les protagonistes.Avis Dès le début du livre, j'ai été frappé par le style de RJ Ellory. Je le confondais souvent avec son homonyme d'anagramme Ellroy. Et la comparaison est assez naturelle à la lecture. Ellory développe des phrases pleines, construites et denses sans jamais tomber dans la lourdeur ni l'indigeste. Il faut prendre le temps de suivre chaque paragraphe dans ses détails et méandres. Ce n'est pas le genre de livre que l'on peut lire en diagonale.Du coup, au long de ses presque 800 pages il tient bien dans la durée et sait accrocher. L'histoire est en effet prenante. La vie contée de Perez commence à Cuba et suit l'histoire de la Mafia. Malheureusement cela sent un peu le réchauffé. Batista, Lansky, Siegel ou Hoffa et consorts sont des sujets déjà suffisamment connus pour que la période 1930-1960 présente peu de surprises. Je n'ai pas vraiment trouvé d'intérêt à cet exposé. Les histoires généalogiques, gérontologiques, ou nécrologiques des grandes familles de truands ne sont pas des plus vivifiantes.Ce récit de Perez se double habilement de l'enquête actuelle sur le kidnapping, éclairée ou obscurcie par les révélations savamment distillées du tueur. Dans la seconde partie, Perez, de tueur décérébré évolue lentement vers une prise de conscience de sa vie. Pas de remords ou de compassion, il est et reste un tueur froid, intelligent et efficace. Mais ses remises en question sur l'amour, l'amitié et le sens de sa vie sont en fait celles qui font renaître son interlocuteur Hartmann. L'histoire plus récente, qui m'était moins connue m'a également plus intéressé.Dans la dernière partie, on assiste, assez incrédule, à la jonction de tous les éléments épars, à la mise en lumière de la situation actuelle sous les feux d'un passé de plus de 50 ans de crimes. Tout s'emballe. L'enquête, les motivations, l'action, les pistes et les questions se rejoignent pour un twist final assez surprenant que n'aurait pas renié Keyser Söze.Chacune de ces époques correspond à des lieux différents : Cuba et la Floride, New-York et Chicago, la Nouvelle-Orléans et la Louisiane. L'auteur sait très bien retranscrire les ambiances de chacun de ces lieux. Les différences d'ambiance, de civilisation, de vie sociale, de rythme et de température sont superbement transmises. J'ai particulièrement apprécié tous ces environnements qui posent vraiment le récit dans un cadre réaliste. La moiteur, la noirceur et l'ambiance collante et moite des bayous est particulièrement réussie.Les personnages sont complexes et ambivalents. Le tueur est intelligent, cultivé, manipulateur. Le policier est humain et blessé mais peut-être un vrai **** quand il a bu. Les policiers sont prêts à prendre des libertés avec la loi pour sauver une vie. Les malfrats sont prêts à tuer pour l'honneur mais aussi à trahir pour sauvegarder leur peau. Rien n'est manichéen, rien n'est simple et peu de choses sont ce qu'elles paraissent. Les nombreux personnages secondaires sont construits. L'auteur les décrit plus par leurs caractères, leurs réactions et leurs comportements que vraiment physiquement. On ne peut s'empêcher inconsciemment de faire la distribution des rôles parmi les acteurs que l'on connaît.Conclusion:L'histoire ne m'a pas laissé en route. Bien que lassé par ma première partie, j'ai bien fait de tenir pour être ensuite accroché à cette Vendetta.Un livre pas toujours facile à lire. Un style fin et solide malgré un sujet qui ne m'a pas toujours intéressé.. J'avoue que deux autres livres de cet auteur ont rejoint ma Pile A Lire et je me régale d'avance de son écriture si riche sur un fonds plus à mon goût.Ma note : 15/20. Spyd Skorpionnan http://leblog.atelierdantec.com

skorpionnan
26/05/11
 

Vendetta Une course contre la montre s’est engagée, pour retrouver, au plus vite, Catherine, la fille du gouverneur de la Louisiane, tandis qu’Alberto Cabrera Perez, un psychopathe particulièrement dangereux, se livre à la police pour lui dévoiler son parcours et ses forfaits. Fin et éloquent, cultivé manipulateur, homophobe et tueur hors pair, il a exigé d’être entendu par Ray Hartmann, un agent en butte à des problèmes personnels qu’il croit peut-être vulnérable. Sur ce coup, il se trompe …Dans le monde du crime organisé et du blanchiment d’argent, le règlement de compte est la conclusion logique à tous les malentendus. Et quiconque trahit ses comparses ou rompt le silence, ou ne fait pas entièrement partie de « la famille » se sait condamné à plus ou moins long terme. Son itinéraire le mène de Cuba à New York, de Chicago à Los Angeles, de Las Vegas à la Nouvelle Orléans, où après un dernier séjour new yorkais, il tente de trouver une paix relative ...C’est donc sur fond d’histoire de la Mafia, de son organisation tentaculaire et des lois impitoyables qui la régissent, que se développe ce suspens remarquable, où s’affrontent les factions de la pègre, où se développent les rivalités entre chefs, où s’invite la misère des plus démunis, et où l’Histoire, la grande, parfois vient, elle aussi, faire quelques brèves incursions.Un grand thriller, un très beau récit.

Format

  • Hauteur : 22.10 cm
  • Largeur : 14.30 cm
  • Poids : 0.72 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : FABRICE POINTEAU

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