Vendredi soir

BERNHEIM, EMMANUELE

livre vendredi soir
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 06/01/98
LES NOTES :

à partir de
12,10 €
4 personnes en parlent

Sensibilité Dans ce court roman sensible, familier, à l’écriture poétique et vive, le lecteur est entraîné au fil des pages à un rythme où le moindre incident de parcours est perçu comme un piège. La tension est à son comble. Emmanuelle Bernheim nous décrit, une fois de plus et admirablement, les mouvements du cœur et du corps féminins.Ce roman a été adapté au cinéma (sortie en 2002) par Claire Denis.Elle a reçu le prix Médicis pour Sa femme en 1993.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Laure boucle les derniers cartons. demain elle s'installe chez son compagnon. embouteillage dans Paris suite à la grève ; Laure embarque un piéton et ça se termine dans une chambre d'hôtel. Je n'y ai trouvé aucun intérêt.

BMJACOU
26/02/14
 

Sensibilité Dans ce court roman sensible, familier, à l’écriture poétique et vive, le lecteur est entraîné au fil des pages à un rythme où le moindre incident de parcours est perçu comme un piège. La tension est à son comble. Emmanuelle Bernheim nous décrit, une fois de plus et admirablement, les mouvements du cœur et du corps féminins.Ce roman a été adapté au cinéma (sortie en 2002) par Claire Denis.Elle a reçu le prix Médicis pour Sa femme en 1993.

"- Est-ce que vous voulez dîner avec moi ?- Oui.Il avait répondu tout de suite presque avant qu'elle n'ait fini sa phrase. Il s'était à peine tourné vers elle. Son corps n'avait pas bougé. Seule, sa nuque avait pivoté contre l'appui-tête, un mouvement rapide. "Oui." C'est tout.Il n'avait même pas semblé surpris.Peut-être s'attendait-il à cette question.Ou alors, quoiqu'elle eût proposé, il aurait accepté." C'est le dernier soir de Laure, avant son emménagement chez François, le premier homme avec lequel elle va vivre. Elle jette un dernier regard sur ce minuscule appartement qui contient les huit dernières années de sa vie.Elle est épuisée, elle se serait bien passé de ce dîner chez Marie et Bernard, mais la ligne de téléphone a été coupé. Tant pis. ELle met le contact, la soufflerie du chauffage poru se sécher les cheveux, et démarre. Mais c'était sans compter la grève des transports. Des kilomètres de bouchon. En plein hiver. A une centaine de mètres, un homme seul, près d'un platane. Il semble attendre quelqu'un. En fait non. C'est droit sur sa voiture qu'il vient. Il lui demande de le déposer, quelque part, n'importe où, ça sera bien. Elle accepte, elle a déjà refusé un piéton.Il fait nuit, le trafic saturé, l'espace réduit de l'habitacle aussi, saturé de son odeur à lui, de ses odeurs : tabac, parfum, cuir. Elle aurait bien envie d'une cigarette, ça fait si longtemps. Peu de paroles sont échangées. Pas besoin. Pas la place. Les corps parlent, les vêtements, la cigarette qui se consume, le cuir qui craque.. Elle imagine qu'il est attendu par une femme. Elle pense à François. Lui s'appelle Frédéric. Elle a faim. Il accepte de dîner avec elle. Elle l'observe, presque jalouse, de ces autres qui lui parlent, à lui, qui gâchent ces instants, qui ne devaient être qu'à eux. Dans quelques heures, elle déménage.Ecrit simplement, une centaine de pages, aérien, comme cette nuit, survol d'une vie, résumé d'une passion fugace, d'une fuite dans l'instant, comme une transition, une étape nécessaire. Un hasard ? Pas si sûr. Calculé ? Certainement pas. Laure s'imprègne de toutes ces sensations, sa conscience de François semblant évoluer dans une autre dimension, hors de cette nuit, loin de Frédéric. Pas d'hésitation, enfin presque pas.Etrange sensation. Car au final, ce livre ne parle que de sensations.

absolu
08/03/09
 

Format

  • Hauteur : 18.50 cm
  • Largeur : 11.80 cm
  • Poids : 0.12 kg

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