Vent d'est, vent d'ouest

BUCK-P

livre vent d'est, vent d'ouest
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 18/01/72
LES NOTES :

à partir de
6,10 €

SYNOPSIS :

Pearl Buck Vent d'Est, vent d'Ouest Kwei-Lan « vient d'être mariée », sans le connaître, à un jeune Chinois auquel elle a été promise avant même sa naissance. Ce Chinois revient d'Europe, il a oublié la loi de ses ancêtres, il ne respecte ni les coutumes ni les rites. Le frère de Kwei-Lan, l'héritier mâle, dépositaire du nom et des vertus de la race, qui vient de passer trois ans en Amérique,
annonce son mariage avec une étrangère ; il revient avec elle. A travers les réactions des membres de cette famille de haute condition où l'attachement aux traditions, le culte des ancêtres, l'autorité du père et de la mère n'avaient encore subi aucune atteinte, la grande romancière Pearl Buck nous fait vivre intensément le conflit souvent dramatique entre la jeune et la vieille Chine.
4 personnes en parlent

Kwei-Lan, âgée de dix-sept ans, est mariée selon la tradition à un jeune homme qu'elle n'a jamais vu. La jeune fille, qui n'est jamais sortie de la maison de son père, et a été éduquée selon les plus stricts principes confucéens, tombe des nues lorsqu'elle apprend à connaître son mari. Celui-ci, qui a adopté les valeurs et le mode de vie occidental, la traite avec respect, l'encourage à s'instruire, et lui demande de débander ses pieds. Kwei-Lan lui obéit par soumission, mais il lui est très difficile de remettre en cause tout ce qui fonde son éducation. Elle est encore plus déboussolée lorsqu'elle apprend que son frère, qui a passé plusieurs années aux Etats-Unis, revient avec une épouse étrangère à ses côtés, et refuse le mariage qu'on a arrangé pour lui. "Vent d'est, vent d'ouest" raconte le désarroi de cette Chine figée dans ses traditions millénaires, qui constate avec douleur et impuissance son propre déclin.

Schlabaya
28/02/11

Vent d’Est, Vent d’Ouest est le premier roman écrit par Pearl Buck, une occidentale qui aura vécu une grande partie de sa vie en Chine. Avec ce premier roman, elle décrit les membres d’une famille traditionnelle au sein de laquelle certains décident d’adopter les mœurs occidentales. Les anciens, attachés aux traditions et aux superstitions, ne comprennent pas ce que peut apporter la science occidentale, ne comprennent pas que l’on peut se marier par amour. Pour eux, les occidentaux ne sont que des barbares à la peau pâle et aux traits disgracieux. De l’autre côté les jeunes chinois qui veulent adopter l’esprit de la modernité ne comprennent pas ou plus des traditions comme le bandage des pieds ou les mariages arrangés.Au début c’est dur d’avoir de la sympathie pour la narratrice. Son mari veut la sortir d’un certain carcan mais elle, elle ne comprend pas ce qu’il lui veut. Moi je ne peux être que partisan de son mari, alors oui c’est difficile de comprendre son désarroi.Pour ce roman je retiendrai pas forcément la difficulté pour la narratrice à me transmettre une émotion même si vers la fin, grâce à l’histoire de son frère, il y avait de quoi être touché. Je retiendrai plutôt la confrontation très bien décrite entre une Chine attachée à ses traditions, très conservatrice, et une Chine qui se tourne vers d’autres horizons et vers l’avenir. Cette confrontation sera un thème récurrent dans les romans de Pearl Buck.

Chiwi
09/08/13
 

Issue d'une riche famille chinoise, Kwei-Lan a été élevée dans le respect des traditions, des Dieux et des ancêtres. Fiancée avant même sa naissance, elle n'a vécu que dans l'attente du jour béni de son mariage. Grâce aux enseignements de sa Vénérable mère, elle sait se parer, se maquiller, se coiffer pour plaire à son mari, cuisiner les mets les plus raffinés pour aiguiser son appétit. Mais le jour tant attendu où elle fait enfin la connaissance de son époux, loin d'être fidèle à son rêve, ce jour se transforme en cruelle déception. Prête à servir sa belle-mère comme une fille et à obéir en tout à son mari, Kwei-Lan est rejetée par le jeune homme, corrompu par les moeurs de l'Occident où il a étudié la médecine. Il n'a que faire de ses talents, de ses parures, de sa soumission. Même ses jolis petits pieds bandés ne trouvent pas grâce à ses yeux! Son mari veut faire d'elle son égale! Et, Kwei-Lan n'est pas au bout de ses peines...Son frère adoré, l'aîné de la famille, revient des Etats-Unis au bras de son épouse! Une américaine! Une étrangère! Le clan ne saurait tolérer un tel manquement aux traditions! Pourtant, il faudra bien se résoudre à accepter le vent nouveau de la modernité qui souffle sur le pays, balayant les coutumes et entraînant dans son sillage la jeunesse chinoise.Dans un long monologue qu'elle adresse à sa "soeur" dont on ne sait qui elle est mais dont on devine qu'elle n'est pas chinoise, Kwei-Lan livre les émotions d'une femme qui voit s'écrouler tous les principes auxquels elle a toujours crus. Partager entre son respect pour sa mère et le désir de plaire à son mari, elle tente tant bien que mal de s'ouvrir aux idées nouvelles, de surmonter préjugés et superstitions. Touchante par son envie de bien faire et sa grande bonté, Kwei-Lan raconte une Chine traditionnelle confrontée à un inexorable vent de modernité et de liberté. Le pays s'ouvre, ses forces vives partent étudier à l'étranger et reviennent avec une autre conception de la société. Figés dans leurs traditions, les anciens ne se résignent pas à abandonner les règles strictes qui régissent la famille mais ont-ils le choix? Peut-on lutter contre le vent d'Ouest ? Pearl BUCK signe ici un roman sensible et profond qui parle aussi de tolérance et d'amour. A lire absolument!

un flyer
17/07/13

Chine, années 1920.Issue d’une famille aisée, Kwei-Lan a été élevée dans le respect des traditions issues de la Chine féodale. Dès l’âge de 6 ans, elle a donc été éduquée en vue de se marier un jour, avec le plus jeune fils d’un ami de son père.C’est lors de la cérémonie de mariage qu’elle rencontre son époux pour la première fois. Elle ne connait rien de cet homme si ce n’est qu’il est de six ans son aîné et qu’il revient d’Europe où il a fait ses études de médecine. A sa grande stupeur, c’est un étranger qu’elle découvre. Sitôt installée en ménage, elle constate que cet homme a tout oublié des rites et des coutumes chinoises, qu’il la délaisse au profit de son activité professionnelle. Lorsqu’il rentre le soir, c’est un homme fourbu, vêtu à l’occidentale et tout affairé à ses lectures qu’elle doit côtoyer.Tous les enseignements que lui a inculqués sa mère en vue de séduire son époux seront inutiles. Pour lui plaire, elle ira jusqu’à accepter de se débander les pieds…-Suite à ma chronique sur Les pieds bandés de Li Kunwu, Nahe m’a gentiment proposé de l’accompagné sur la (re)lecture de ce roman de Pearl Buck. Il y avait bien longtemps que je n’avais saisi l’occasion de lire cette auteure, ce projet de lecture commune me plaisait donc à plus d’un titre !C’est donc avec une envie non dissimulée que j’aie entamé cette lecture. J’appréhendais d’avoir déjà lu ce roman ce qui était effectivement le cas. Pourtant, cela doit faire une bonne quinzaine d’années que ma première lecture a eu lieu et j’ai eu grand plaisir à retrouver ce récit.Le rythme s’envole progressivement et suit l’état d’esprit de la jeune femme. Nous la découvrons tout d’abord affairée aux préparatifs de son mariage, puis l’excitation fait place au désenchantement face à la réalité et à l’étrange personnalité de son époux. Passée la mélancolie, le récit s’envolera vers un nouveau rythme permis par l’étonnement et la découverte quasi-constants dans lesquels se retrouve la narratrice, du fait des nouveaux apprentissages qu’elle est amenée à faire.Je ne me rappelais pas que ce roman se composait d’une succession d’émotions et d’états d’esprit qui se succèdent aussi naturellement que les saisons, tel le printemps qui succède à l’hiver et qui marque ainsi une nouvelle période de la vie.« Jusqu’ici, nous semblions n’avoir rien à nous dire. Nos pensées ne se rencontraient jamais. Je me bornais à l’observer, m’étonnant sans comprendre. Lui ne me regardait pas du tout. Nous nous adressions la parole, comme deux étrangers courtois, moi timidement, lui avec une politesse choisie qui m’ignorait. Mais à présent que j’avais besoin de lui, il s’aperçut enfin de ma présence ; il me questionna et s’intéressa à mes réponses. Quant à moi, l’amour qui tremblait dans mon cœur s’affermit, et devint de l’adoration. Je n’aurais jamais songé qu’un homme pût se pencher si tendrement sur une femme ».Mais ce récit est avant tout une réflexion touchante sur les traditions chinoises. Le changement qui a conduit une génération abandonner les us et coutumes ancestrales pour s’ouvrir à la modernité. Conflit de générations principalement focalisé sur un refus d’entretenir certains rituels, de donner de la crédibilité à de vieilles superstitions… Outre les mariages forcés, Pearl Buck passe également au crible la tradition des pieds bandés. Elle montre avec beaucoup de finesse le difficile renoncement que la jeune femme doit réaliser, renoncement qui lui permettra – elle l’espère – de séduire son mari. Ainsi, en acceptant de se débander les pieds (alors que cette coutume représentait pour elle tant de souffrances et d’attention quotidienne), l’auteure nous permet de mesurer la gravité de la situation et l’importance du sacrifice auquel la jeune femme consent. " Je suis comme un pont fragile, reliant à travers l’infini le passé et le présent ".La narration est chantante malgré la gravité des sujets abordés dans cet ouvrage. La narratrice s’exprime par le biais de lettres qu’elle rédige à l’intention de sa sœur. Elle se livre avec pudeur, veille à soigner aussi bien le fond que la forme de ses propos. Mo'

Mobd
13/05/13

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.10 kg

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