Vercoquin et le plancton

VIAN, BORIS

livre vercoquin et le plancton
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 26/06/02
LES NOTES :

à partir de
8,50 €

SYNOPSIS :

« L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées,
marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.
2 personnes en parlent

Vercoquin et le Plancton est un livre, il faut le dire, assez peu connu: quand on pense à Boris Vian, on pense surtout à l'Ecume des Jours et à ses romans écrits sous le nom de Vernon Sullivan. Mais je me suis fixée comme mission de découvrir aussi les oeuvres un peu moins célèbres de l'auteur, et Vercoquin et le Plancton m'intriguait grandement... Rien que le titre m'attirait! Mais le reste alors?Et bien j'ai adoré Vercoquin et le Plancton! Franchement, j'ai passé un excellent moment avec ce livre. Je vais donc commencer par les points positifs. Tout d'abord, j'y ai retrouvé ce que j'appelle "la folie Boris Vian": il est connu pour être unique en son genre, plutôt excentrique et fou, avec un univers bien à lui qui peut aussi déstabiliser et déplaire. Vercoquin et le Plancton m'a fait penser à une de ses premières oeuvres, à savoir Conte de fées à l'usage des moyennes personnes, ou encore à l'Arrache-Coeur (le premier livre que j'ai lu de Boris Vian, un coup de coeur pour moi). Les mêmes personnages si loufoques, les mêmes situations improbables mais qui ont toutes leur logique dans ce monde à part. J'étais contente de retrouver l'humour, le côté décalé que j'aime tant chez Boris Vian.Ce côté décalé, je l'ai particulièrement aimé avec le passage détaillant les diverses façons dont on doit s'y prendre pour conclure en soirée, un passage assez hilarant, avec tout un tas de méthodes, de propositions... Rien que pour ce passage, je vous conseille de lire Vercoquin!Ce qui est intéressant aussi, c'est le fait que certains éléments de l'histoire s'inspirent directement d'éléments que Boris Vian connaissait, comme la CNU qui est un détournement de l'AFNOR (même si, je l'avoue, c'est en faisant quelques recherches sur le livre que j'ai appris cela): comme dans ses autres romans où il parle notamment du racisme, l'auteur se montre ancré dans son temps, même si ça ne se voit pas forcément au premier coup d'oeil. Bref, vous l'avez compris, j'ai adoré ce livre. Je n'ai pas vraiment de points négatifs à relever, il a été pour moi une vraie bouffée d'air frais entre deux Zola. J'ai beaucoup rigolé, et en plus de ça le livre est très court (moins de 200 pages, selon les éditions). Si vous aimez les univers décalés, ou si vous appréciez l'oeuvre de Boris Vian, je vous conseille donc ce livre, en espérant qu'il vous plaira autant qu'à moi!

WarsawSnow
05/04/14

Deux rivaux, le Major, maître dans l’organisation de surprises-parties, et Fromental de Vercoquin, se disputent les faveurs de la jolie Zizanie, nièce de Léon-Charles Miqueut, sous-ingénieur du CNU. Par l’intermédiaire de son meilleur ami Antioche Tambrétambre, le Major compte demander la main de la jeune femme à Miqueut, son tuteur. Dans le but de se rapprocher du bureaucrate acariâtre, le Major entreprend la rédaction d’un "Nothon", c’est-à-dire un projet de normalisation, sur le thème des surprises-parties. Ce travail fastidieux et parfaitement inutile lui permettra de se faire embaucher au CNU avec Zizanie comme dactylographe tout en se moquant du soi-disant sérieux de l’organisme d’unification.Nul besoin de rechercher bien loin la critique du travail réalisé par Vian à l’Afnor, lieu où il s’ennuyait prodigieusement mais où il pouvait rédiger ses textes assez tranquillement (c’est dans ces locaux qu’il écrira peu de temps après L’Ecume des Jours). L’auteur réalise donc ici la satire d’un univers normalisé à l’extrême, dans lequel réunions et notes de services futiles s’empilent sur les bureaux de personnes "sérieuse" qui seraient prêtes à s’entre-tuer pour gravir des marches dans la hiérarchie. Tous les personnages sont extrêmement caricaturaux à commencer par Miqueut, particulièrement tatillon, qui passe son temps à faire réécrire leurs Nothons à ses employés en chipotant sur des points de vocabulaire. Pour ceux dont on ne connaît que le nom, il n’est pas difficile de se faire une idée de leur personnalité : l’ingénieur principal Toucheboeuf, le PDG Gallopin, le délégué central du gouvernement Requin et le chef du personnel Cercueil. Les employés, aux noms passe-partout, passent quant à eux la plupart de leur temps à tenter de "dévisser" de leur poste mettant en place pour se faire un système hautement élaboré de surveillance.La musique et le jazz font partie intégrante de ce roman puisque la toile de fond de la première et de la dernière parties du roman est la surprise-partie. Vian fait d’ailleurs intervenir ses amis Claude Abadie, célèbre clarinettiste, Claude Léon (dit Doddy, transformé en D’Haudyt) et Claude Luter (Lhuttaire) en autres en "guest-star" à la fin du livre. Le jazz ponctue aussi le texte par petites touches notamment par la mention de titres imaginaires. Les "zazous", épris de musique, incarne la jeunesse et la liberté en opposition avec l’esprit étriqué des hauts-fonctionnaires du Consortium, représentant la génération des parents. [...]

Naurile
22/09/13
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 12.70 cm
  • Poids : 0.21 kg

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