Vernon subutex t.1

DESPENTES, VIRGINIE

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 02/03/16
LES NOTES :

à partir de
7,90 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Qui est Vernon Subutex ? Une légende urbaine. Un ange déchu. Un disparu qui ne cesse de ressurgir. Le détenteur d'un secret. Le dernier témoin d'un monde révolu. L'ultime visage de notre comédie inhumaine. Notre fantôme à tous. « Magistral et fulgurant. Une oeuvre d'art. » François Busnel,
L'Express. « Dans cette peinture d'une France qui dégringole dans la haine et la précarité, Virginie Despentes touche au sommet de son art. » Alexis Brocas, Le Magazine littéraire. « Une comédie humaine d'aujourd'hui dont Balzac pourrait bien se délecter. » Pierre Vavasseur, Le Parisien.
12 personnes en parlent

C’est l’histoire d’un type qui coule. Il était disquaire, il a vivoté ensuite en vendant son stock, petits besoins, repli sur soi, un toit le minimum alimentaire et un ordinateur, les années passent, il a toujours sa musique, et un pote devenu une vedette de la chanson qui lui paye le loyer quand il le sollicite. Mais la star meurt, et c’est vite la rue, expulsé. La rue pour Vernon au départ ce n’est pas si glauque, il est passé au travers de tout dans la vie, tel qu’il était à vingt ans il est resté, indifférent à tout au fond (immature, surtout). Belle gueule, mec sympa, de compagnie agréable, pas d’ego, peu demandeur, pas super futé non plus, le genre qui plane un peu. Peu de principes malgré tout, chair vieillissante de plus, il fait un peu la boule de flipper entre divers plans d’hébergement qu’il débrouille via Facebook, cascadant de déconvenue en vraie imbécilité. En arrière-plan, il détient des cassettes testamentaires vidéos inédites (qu’il n’a même jamais visionnées) de la star décédée, et beaucoup de gens s’y intéressent…Un roman très contemporain et aussi addictif qu’une série, qui déroule son intrigue principale en donnant tour à tour la parole aux différents personnages qui apparaissent, sans être un roman choral pour autant. Des propos souvent trash (jamais gratuitement), mention spéciale aux pensées de Kiko – pages 215 à 226 – un trader plein aux as qui sur un débit cocaïné au possible élève l’arrogance à un niveau rarement atteint.On ne reste indifférent à rien dans ce roman (virtuosité de la plume, qui s’intéresse en premier chef véritablement à ses personnages), tout vit, tout vibre, tout rebondit et claque, interpelle, repousse et attire; une bombe ! http://cuneipage.wordpress.com

SagnesSy
30/01/15
 

Après avoir lu Apocalypse Bébé de Virginie Despentes, j'étais restée sur trop de trash, trop de provocation. Soit avec le nombre des années, il faut plus pour me choquer soit en effet ce nouveau livre de l'auteure est un plus sage.A vingt ans, Vernon Subutex était disquaire spécialisé dans le rock. Maintenant âgé de cinquante ans, son magasin le Révolver a fermé depuis belle lurette en 2006. Il touche le RSA et un ami Alex Bleach chanteur et ancien fondateur d'un groupe de rock lui paie son loyer. Sauf que ce dernier meurt d'une overdose. Et voilà Vernon à la rue avec quelques affaires dont des vidéos inédites d'Alex. Sans qu'il soit au courant, beaucoup de personnes aimeraient mettre la main sur ces enregistrements.Il s'incruste pour une nuit ou plus, à gauche et à droite, chez des anciens du groupe d'Alex ou chez des ancienne copines ou chez un ami d'une copine. Du transsexuel qui a réussi une reconversion dans le cinéma derrière les manettes, aux copains désormais dont les femmes grincent des dents en voyant Vernon, des soirées dans le Paris branché saupoudrées de drogue et où l'alcool verse à flots, des lendemains difficiles où il se fait éjecter, des copines hétéros ou non qui veulent coucher avec lui, du gars raciste ou violent avec sa copine, de la fille complètement barrée à la jeune fille de confession musulmane. Et ce sont autant de personnages qui nous emportent dans des univers différents mais à chaque fois ça sonne juste !Vernon erre et cherche un toit alors que la toile pour le retrouver se resserre. A l'heure de Facebook, il est traqué sur le Net. Il a laissé les vidéos tant convoitées chez la première fille qui l'a hébergé et n'a plus d'endroit pour dormir.Il est difficile de situer ce livre : chronique sociale que Virginie Despentes radioscopie avec un soupçon de roman policier. Et peu importe car il est terriblement réussi et il ferre le lecteur ! L'écriture est vive ( avec un peu de trash), déborde d'énergie ou de colère et ce sont autant de réflexions qui interpellent ou qui touchent. On n'a pas le temps de s'ennuyer dans cette comédie humaine actuelle qui dérange à plus d'un titre. Je l'ai dévoré ! Et vivement mars pour la suite ! http://claraetlesmots.blogspot.com/

clarac
16/01/15
 

Comme en photographie, l'arrivée de nouvelles technologies a entraîné des dégâts collatéraux dans la diffusion musicale. Vernon, musicien amateur et disquaire de profession, en est une parfaite illustration. Son échec professionnel, la mort brutale de quelques amis, des désillusions amoureuses et son dilettantisme font de lui une victime parfaite de notre société moderne. Vernon reste cependant un centre d'intérêt pour certains en raison de précieuses informations qu'il détiendrait au sujet d'une ex-star de rock dont il était ami…Dans ce roman, des portraits se succèdent à un rythme soutenu. Chaque nouveau personnage crée une impression de désordre, mais elle n'est que momentanée. En effet, très vite, les parcours des protagonistes se croisent avec cohérence. A travers eux, ce sont des milieux sociaux contrastés qui se rencontrent, ou se percutent : star(lette)s de cinéma (X) ou de la musique, arrivistes, branchés, paumés… Ce sont cependant les mêmes désoeuvrements et désillusions qui semblent caractériser la plupart d'entre eux, dans cette société où chacun trouve comme il peut des semblants de repères/valeurs. Aigreur, colère, et échappatoires (chimiques ou autres) sont omniprésents…Virginie Despentes fait passer le tout avec un style parfaitement en phase avec son propos, plein d'expressions directes et imagées. Son rejet total du « politiquement correct » n'est pas seulement amusant, il conduit aussi le lecteur à réfléchir.J'ai apprécié cette lecture, même si j'ai trouvé quelques longueurs qui tranchent avec le style percutant de l'auteure. Apikrus

Apikrus
31/01/16
 

Mon premier Virginie Despentes ! Si les personnages de Vernon Subutex peuvent paraître caricaturaux, l'histoire reste impressionnante par les descriptions au vitriol de notre société. C'est un roman noir et sans espoir : notre société consumériste et ultra-capitaliste se noie, l'homme qui bat sa femme continuera à battre sa femme... On prend sa claque comme à l'écoute des morceaux de musique qui ponctuent toute la lecture.

Premier Despentes que je lis et malgré les quelques éloges que j’avais entendu sur ce livre, Vernon Subutex ne m’a pas emporté… On peut même dire que je suis restée au bord de la route avec ce roman que j’ai eu du mal à terminer. Le postulat de départ me paraissait pourtant bon : un disquaire du début des années 90 qui voit sa vie basculer suite à la fermeture de sa boutique et à l’arrivée des nouvelles technologies et des nouveaux mode de consommation… On suit donc sa déchéance mais aussi le parcours de ses amis / connaissances d’une époque révolue avec un fond musical très rock.Oui, mais l’histoire s’est perdue au fil des personnages nombreux qui interviennent dont on ne voit pas réellement l’intérêt pendant la lecture. De plus, l’écriture me laisse très perplexe… Pourquoi autant de vulgarité ? C’est un style que je n’apprécie pas du tout. De plus, j’ai l’impression que l’auteure pense que les « fans » de rocks des années 80 et 90 sont tous drogués, accrocs au sexe dont le vocabulaire se limite à b*, ch et cou*** ! Pourtant, j’en connais qui ont même fait partie de groupes, mais je ne les retrouvent absolument pas dans ces portraits caricaturaux.Virginie Despentes a-t-elle voulu nous dresser un portrait désenchanté d’une génération ? Je ne saurais le dire tant je ne la reconnais pas…A vous de vous faire votre propre idée en le lisant… De mon côté, je ne tournerai pas les pages du tome 2 !

AlteaAitana
23/11/15
 

Cette histoire de disquaire se retrouvant à la rue paraissait séduisante dans les premières pages, on y retrouve le style nerveux et les petites réflexions bien senties de Virginie Despentes sur notre epoque.... Mais las, l'histoire tourne vite en rond, Vernon Subutex épuise son carnet d'adresse et le lecteur se lasse...c'est très nombriliste et auto-centré et j'avoue ne pas être allé jusqu'au bout.

dvan
29/08/15
 

"Vernon Subutex" est le premier tome d'une trilogie dont le rouleau compresseur médiatique nous dit le plus grand bien, étant commercialement entendu que plus il y aura de lecteurs sur le volume 1, meilleur sera le rendement sur la suite.Je ne me suis pas jeté sur le livre, Mme Despentes ne m'ayant jamais vraiment convaincu avec ses précédents écrits. Les premiers retours des lecteurs étant mitigés (en gros 50 % visiblement enthousiastes, 50 % déçus ), j'ai attendu que le hasard me mette le livre entre les mains pour me plonger dans la vie de cet ancien disquaire sans emploi.Je dois avouer que j'ai tout de suite été scotché par le roman. L'écriture, libre de toute contrainte, épousant à merveille la description sans complaisance d'un XXI ème siècle arrogant et déboussolé m'a très vite emporté dans le sillage de ce Mr Subutex, qui se trouve éjecté de son petit deux pièces faute d'avoir régler le loyer. Dans un premier temps, usant de son carnet d'adresses et de son compte Facebook, il va squatter chez des amis, souvent d'anciens musicos comme lui. Puis, peu à peu, il va s'enfoncer dans la précarisation... mais, hélas, moi , lecteur, dans une certaine lassitude. Plus il sombre, plus j'ai sombré dans l'ennui. Si c'est voulu, c'est réussi. Mais pas sûr que le projet soit de cet ordre.Je vois bien ce que Mme Despentes nous propose avec son projet de trilogie ; une description décapente, voire inconfortable de notre époque, avec ses contradictions, ses rêves brisés face à un libéralisme triomphant. Si l'on s'en tient uniquement à cela, c'est en grande partie réussi, car elle arrive à nous donner moultes points de vue, quelques fois assez politiquement incorrects car camouflés derrière des personnages trashs, fachos, bobos ou paumés. Seulement, le procédé utilisé ne convainc pas du tout. Vernon, naviguant de canapés en lit de fortune, épuise son carnet d'adresses et nous avec. Si l'auteure a une vision extrêmement précise du monde d'aujourd'hui, si en excellente observatrice de nos sociétés, elle parvient à nous balancer dans la gueule des vérités pas toujours bonnes à lire, elle néglige complètement son histoire, qui ne traîne même pas, car quasi absente. Elle se résume en une succession de portraits, souvent à la première personne, des amis chez qui Vernon, habite quelques jours. Très vite le procédé lasse même si court vaguement une petite histoire de projet de film autour d'un beau chanteur mort. Elle a beau essayé de choquer en nous balançant un trav, une ****, des camés, un ou deux fachos, des sales bourges mal baisées, l'attention baisse au fil des pages, l'action se résumant bien souvent à aligner de la coke, se faire démonter sans grâce, baver sur le mode de vie bourgeois en s'enfilant quelques alcools très forts. Ce petit monde m'est apparu totalement vain et pas un poil attachant. La fin sur le blog

pilyen
10/06/15
 

Vernon Subutex se retrouve sans domicile mais a beaucoup d'amis prêts à l'héberger. C'est drôle de visiter des intérieurs, d’écouter penser des personnages dont les idées, les choix peuvent être à l’opposé des nôtres. Une comédie humaine du XXIème siècle servie par une plume acerbe mais pleine d'empathie.

Bibliotheque78
05/05/15
 

"Soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien". Cette phrase de "Tostaky" (Noir Désir), en bande-son page 233 définit parfaitement Vernon Subutex, ancien disquaire, quadra à la rue et sans le sou, dont on tombe amoureuse au premier regard, même à travers les pages d'un livre, c'est dire si sa coolitude est sexy !Toujours aussi sex & drugs & rock & roll, Virginie Despentes évoque l'évolution de notre société sur les vingt-cinq dernières années à travers quelques parcours individuels : celui de Vernon, ceux d'ex stars du porno, d'un scénariste, d'un trader, d'un chanteur à succès au fond du gouffre, de fachos, de jeunes séduits par l'islamisme, d'une rentière d'extrême gauche, de transsexuels, d'une SDF...Le génie de l'auteur éclate, encore une fois - plus que jamais ? Son ton est vif, son regard est caustique, pertinent et drôle. Despentes peut tout dire, par la voix des personnages qu'elle met en scène ; ils sont tous convaincants, tous touchants à un moment ou un autre, même si on se sent aux antipodes de leur univers. La colère et les affres des colériques chroniques, par exemple, sont formidablement bien décrits, comme dans 'Bye Bye Blondie' (ah, la scène dans le Monoprix !). Ce roman ressemble beaucoup aux précédents, bien sûr, mais je l'ai trouvé moins trash, moins sombre, malgré des passages infiniment tristes, sur la fin.Rien à jeter dans cet ouvrage - du nectar. Malgré la crainte croissante, à la lecture, de rester en rade à la dernière page et de devoir attendre l'opus suivant pour que l'intrigue soit bouclée. Je vous laisse découvrir si c'est le cas... Canel

Canel
19/02/15
 

Je dois l'avouer, j'ai eu un peu de mal les 80 premières pages du roman. C'est écrit serré, il faut être attentif, pas une minute de repos.Puis le récit prend son envol : le texte ne tourne plus seulement autour de Vernon, des personnages secondaires bienvenus donnent souffle à la narration.L'auteure n'en oublie pas moins son but principal : nous parler de nous, de notre société, de notre mode de vie, de nos petits et grands travers.C'est drôle, enlevé et intelligent.Et ce n'est que le premier volet de la trilogie.L'image que je retiendrai :Celle de Xavier pleurant son chien Colette mort d'une tumeur, plus qu'il n'a pleuré son frère mort d'une overdose. Et la description de la décrépitude du chien qui urinait de partout dans l'appartement et qu'il fallait porter car il se refusait à le faire piquer. Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
10/02/15
 

Les déambulations de cet antihéros aux prises avec un monde qu’il ne reconnait plus sont l’occasion de découvrir tout une galerie de personnages, autant d’échantillons humains, qui illustrent un monde darwiniste et dévorant où les repères s’estompent ou chacun s’accroche à ce qu’il peut dans un univers clos et brutal: le Paris de notre époque. Si l’on dépasse le style trash et in-your-face , avec défonce et sexe, propre à l’auteure, on découvre une réflexion lucide, sensible et sans jugement sur l’individu face à sa jeunesse qui disparaît : résignation bourgeoise, illusion perdue, lutte éperdue et maladive pour rester dans le coup, mais aussi sur ce sentiment diffus de colère et de frustration qui semble gagner petit à petit la société toute entière. Le 1er roman d’une trilogie plutôt prometteuse, une bonne manière d’entamer la rentrée litteraire de Janvier.

jauchatpitre
09/02/15
 

Ça me plaît. Ça me plaît vraiment de savoir qu'il y a une écriture comme celle de Despentes. Une écriture qui road de cette façon là dans Paris.Sur les quais, sur les trottoirs, dans les cages d'escaliers, sur les bancs, sous les toits. Ça tire la langue, ça lèche des doigts, ça crache, ça boit, ça chiale, ça déraille, ça craint, ça tremble,Pas de filtre. Pas de sourdine. Rien de subliminale. Rien que du live. Un livre. Des humains.Despentes ne se répands pas. Elle écrit.Un roman. Une histoire. Des personnages. Des lieux.L'auteure n'envoie rien dire. Ses personnages ne sont pas des prétextes, ils sont.Et ça c'est un très joli tour de force. Elle donne corps et rend leur âme aux personnages.Ça marche comme çaça parle comme çaça se déglingue comme çaÇa grouille , ça ronge, ça défonce. Comme ça.Ça va vite, très vite, les plans se suivent et ne se ressemblent pas.Ça ne radote pas.Écriture embarquée, jamais chaloupée.Fin de partie. C'est simple : évidement on attend la suite ! Évidement !!! Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
08/02/15
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.23 kg

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