Vernon subutex t.2

DESPENTES, VIRGINIE

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 30/03/16
LES NOTES :

à partir de
7,90 €
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Ebook

SYNOPSIS :

On retrouve Vernon, toujours SDF, et mal en point. L'ancien disquaire est déconnecté du monde réel, sans ambition ni projets. Il apprend à vivre dans la rue, au côté de Charles, un poivrot collant. Les anciens amis de Vernon continue de le traquer comme il possède l'interview inédite du rockeur Alex Bleach, enregistrée peu avant sa mort. Une formidable suite après un premier tome salué par une presse unanime et plusieurs fois primé. « Un livre de combat porté tout à la fois par
une capacité d'indignation inentamée et une empathie époustouflante - et tout sauf aimable. » Nathalie Crom, Télérama. « Virginie Despentes dévoile sans complaisance notre temps en nous offrant un antidote possible. Un véritable écrivain - libre, unique, corrosive. » Nelly Kaprièlian, Les Inrockuptibles. « On peut faire tourner Vernon Subutex entre ses doigts comme une pierre précieuse changeant de couleur à la lumière du jour. » Marie-Laure Delorme, Le Journal du dimanche.
5 personnes en parlent

L’ouvrage débute par un rappel des protagonistes du premier tome de la série – c’est utile, vu leur nombre. Nous retrouvons ensuite Vernon dans la rue, avec ses nouvelles relations. Les personnes qu’il a connues ou rencontrées avant sa clochardisation continuent à le rechercher : certaines pour récupérer le fameux selfie légué par l’ex-star de rock Alex Beach, quelques unes par inquiétude ou sentiment de culpabilité, une autre pour se venger...Ces individus, de milieux et de mœurs divers, vont se croiser, parfois se percuter…Le style de Virginie Despentes est toujours là : accrocheur, décapant, politiquement incorrect. Malgré son vocabulaire cru, ses propos n’ont rien de vulgaire. Elle analyse finement les comportements et motivations de ses personnages et campe dans le parc des Buttes-Chaumont une ambiance planante bien sympathique. C’est un plaisir renouvelé de lire cette auteur, même si dans ce second tome quelques développements m’ont paru légèrement trop longs.J’ai trouvé quelques points communs entre La Hyène de Despentes et Lisbeth Salander des célèbres polars de Stieg Larsson (Millenium), même si les registres des deux auteurs sont très différents. Ce n’est cependant pas gênant, cette possible source de référence est de qualité, et on imagine que le personnage de La Hyène est aussi inspiré de l’auteur elle-même.Un bon moment de lecture, j’attends le troisième opus Apikrus

Apikrus
31/01/16
 

Un bijoux Virginie Despentes moins trash mais toujours aussi prêt de ses personnages. Après la descente de Vernon dans le tome 1, libraire sans emploi après la faillite de son magasin, il se retrouve entouré d'une bande de personnages insolites et attachants. Le livre nous raconte des destins parallèles avec une humanité qui fait du bien.

beraud@archimed.fr
07/01/16
 

C'est beau, Montmartre, la nuit.C'est sinistre et effrayant, quand on y vit dehors, même l'été.C'est ici que l'on retrouve Vernon. Tel qu'on l'avait laissé - pire, même, la rue n'est pas un bain de jouvence...Alors, ce deuxième opus tant attendu est-il aussi excellent que le premier ? Virginie Despentes avait promis qu'il serait "le plus différent possible du tome 1, sans non plus "jump the shark", c'est à dire faire tout à fait n'importe quoi". (Obsküre Magazine, avril 2015)Différent, il l'est.Pas si sex & drug & rock'n roll. On sort des immeubles parisiens friqués/branchés avec coke et pipes à tous les étages. On est dans la rue, entre Montmartre et le superbe parc des Buttes-Chaumont, en galère, dans le monde de la précarité, de la débrouille et de la solidarité, au côté de Vernon et puis d'autres, vous verrez...On suit Sélim, un papa aussi ordinaire que formidable en plein désarroi depuis que sa fille ado lui a échappé avec sa conversion religieuse.On apprend assez rapidement ce qu'il y a sur les cassettes laissées par Alex, on n'attendra donc pas le troisième opus en piaffant. Même si bien sûr, on a envie de connaître le sort des deux personnes en fuite...On retrouve tous les personnages du premier volet. N'ayez pas peur de vous y perdre, les quelques lignes de présentation consacrées à chacun en préambule vous montreront que vous ne les aviez pas oubliés. Mais alors qu'ils étaient éparpillés dans le précédent épisode, que les changements de narration pouvaient être fastidieux à suivre, cela semble plus simple ici - il faut dire qu'ils sont souvent regroupés, dans cette histoire. L'ambiance est donc bien différente, je l'ai trouvée plus sombre. La savoureuse touche Despentes est là, pas de souci : c'est politiquement incorrect, percutant, grinçant, et drôle grâce au sens de la formule de l'auteur. A travers les voix de ses protagonistes, Virginie Despentes balance des réflexions tous azimuts sur la politique, la religion, la société, le couple, l'éducation, l'amitié... Ces idées sont parfois dérangeantes, surtout lorsqu'elles sont très argumentées - ça donne le tournis et bouscule nos petites certitudes, tout ça. Le ton m'a semblé encore plus virulent que dans le premier tome, est-ce l'effet "7 janvier" ? Despentes serait-elle encore moins complaisante ? Gratte-t-elle encore plus là où ça fait mal ? C'est ce que j'aime chez elle, même si ça rend le propos dense et la lecture parfois plombante. Canel

Canel
16/08/15
 

Quand il s'agit de principe, je n'en ai plus. Perdu en chemin. Faut savoir lâcher du leste. Mais là j'avoue avoir tourné deux ou trois tours de craie dans ma caboche pour me dire : faut pas louper la réception du deuxième, parce que le deuxième doit pas être mal gaulé, ...non plus.Reçu, emballée, pas pesé, déballé, effeuillé et dévoré ! Toute la bande était là. Les mêmes, en chair en vrai. Les mêmes, mais pas pareils. Normal ça tourne le reveil.« Greenrock » version française et sans besoin de sous titrer. La France d'en haut d'en bas, sous les cartons, dans nos beaux draps, celle qui se rase plus, celle qui se rase trop, celle qui chlingue, celle qui boit trop , celle qui danse, celle qui se tape sur le ventre, et pis dans le dos. Celle à loto, à beaux lolos, celle qui a de boulot ,celle qu' y a jamais cru, la France au quatre coins du parc de notre drôle de figure. ( j'ai recompté... y en a pas huit, ...de coins ) Un bonheur de lecture. Alors, où est ma craie…..? Ah alors voilà, c'est tatoué sur la peau fine de mon cerveau : le prochain faudra pas le louper !Astrid Shriqui Garain Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
07/07/15
 

A la fin du tome 1, Vernon Subutex après avoir squatté à gauche et à droite était recherché par diverses personnes. L'ancien disquaire ne s'était pas fait que des amis. De plus, il possède des enregistrements très convoités d’une interview d’Alex Bleach une rock-star qui s'est suicidée.Vernon se retrouve à la rue comme un SDF. Ses anciens amis ou connaissances essaient de le localiser dans Paris tout comme La Hyène. Et elle réussit à récupérer les enregistrements. Au lieu de les rendre à son commanditaire et d'empocher le pactole, elle décide de les faire visionner à Vernon et à la petite douzaine de personnes qui gravitent autour de lui. Et ces cassettes vont leur faire découvrir beaucoup de choses (pour connaître le contenu des enregistrements, lisez le livre). Installé au parc des Buttes-Chaumont, Vernon décline les propositions d'hébergement des uns ou des autres. Il dort sous une tente près d'une voix ferrée désaffectée, un lieu trouvé par Laurent jeune SDF. Tous les jours, tout ce petit monde revient le voir. Pourtant, il n'a rien de "spécial".Des les premières pages, ça commence fort, très fort : Mais les mecs sont tous devenus identiques, on dirait qu'ils prennent des cours du soir pour se ressembler le plus possible. Si on ouvrait le cerveau de Laurent en deux pour lui regarder la mécanique, on y trouverait strictement le même arsenal de conneries que dans celui du cadre sup en détresse qui fait ses abdos à côté d’eux : des petites poulettes ultra light, de la verroterie Rolex et une grosse maison sur la plage. Que des rêves de ****. Ici, Vernon n'est pas au centre de l'histoire même s'il est le trait d'union entre toutes ces personnes.C'est à eux que Virginie Despentes s'intéresse. D'Aïcha âgée de vingt ans à Charles qui doit avoir presque soixante-dix ans, ils sont SDF, ouvrier, retraité, professeur, secrétaire, chômeur, serveuse ou étudiante. Et, pris à part, ils ont tous leur propre histoire, leurs désillusions, pour certains la rancune de végéter sur le plan professionnel, d'avoir du mal à joindre les deux bouts ou pour d'autres de vivre confortablement. Bref, un véritable échantillon de notre société. Mais l'auteure ne s'arrête pas là et bien heureusement. Car Virginie Despentes appelle un chat un chat et ne prend pas de gants pour radiographier la France d'aujourd'hui tout en y incluant la politique, les questions de société. Des déçus de la gauche aux défenseurs de la laïcité, elle gratte et vise juste.Avec tous ces personnages et leurs singularités, elle tisse autour de Vernon une sorte de communauté. Non pas qu'il soit devenu sorte de gourou (même si le bruit circule que si), il mixe de temps en temps dans un bar pour ses amis.Des personnages fouillés, décortiqués dont elle nous livres les idées et les pensées. Ca pulse, ça vibre, ça interpelle et c'est direct ! L'hypocrisie et les faux-semblants sont démasqués, on ressent la colère et cette envie qu'ils aimeraient penser que peut-être tout est encore possible au fond.Une chronique sociale complètement en phase avec notre époque, réaliste et terriblement addictive ! Ce second tome que j'ai dévoré est encore meilleur que le premier et vivement la suite ! http://claraetlesmots.blogspot.com/

clarac
11/06/15
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.22 kg