Vers l'age d'homme

COETZEE, JOHN MAXWELL

livre vers l'age d'homme
EDITEUR : POINTS
DATE DE PARUTION : 01/10/04
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7,00 €

SYNOPSIS :

Vers l'âge d'homme (Youth), deuxième volume des mémoires de l'auteur sud-africain fait suite à - Scènes de la vie d'un jeune garçon (Boyhood) - qui s'achevait avec l'entrée dans l'adolescence de John, le protagoniste principal du livre. Lorsque Coetzee renoue le fil de la narration, John a dix -huit ans. Il est étudiant en mathématiques à l'université du Cap. Ce volume couvre quelques six années de sa vie. Réparti en vingt chapitres, Vers l'âge d'homme raconte la quête identitaire du jeune Coetzee, plein d'interrogations sur lui-même, sur sa sexualité, sur son destin. Il est déchiré entre mathématiques et littérature, entre modernisme (Ezra Pound) et romantisme à la française (Flaubert, Baudelaire, Rimbaud), enfin, entre la maison (l'Afrique du Sud) et le monde. Il se sent étranger chez lui et ne tardera pas à quitter le cercle étriqué et bourgeois du Cap pour se réfugier à Londres, où se déroule l'essentiel du récit. Trois raisons au moins poussent John à quitter l'Afrique du Sud. 1 ) Devenir écrivain, consacrer sa vie à la poésie, à l'art, toutes choses qui lui paraissent irréalisables en Afrique du Sud. 2) Echapper à la famille, aux rapports conflictuels avec sa mère. 3) La prise de conscience de la situation politique explosive de son pays. Pour faire face à la montée de la colère des Noirs parqués dans les townships et dépouillés des droits civiques élémentaires, le gouvernement sud-africain a lancé une campagne de conscription des jeunes Blancs. Pour John, pas question de gaspiller sa jeunesse à suivre un entraînement militaire dont le seul objectif est de maintenir les Noirs sous le joug de l'apartheid. John arrive à Londres au début des années
60. En tant qu'étranger, il lui faut un travail pour obtenir le permis de séjour en Angleterre. Grâce à sa licence en mathématiques il est embauché chez IBM comme informaticien programmeur : un travail très prenant qui l'empêche de lire et d'écrire. Rongé par la routine et la frustration (il écrit qu' IBM a fait de lui un eunuque ), il démissionne pour vivre de ses maigres économies. Il passe ses journées dans la bibliothèque du British Museum : c'est le temps des lectures, des découvertes littéraires. Ses maîtres sont Eliot et Pound. Mais il ne dédaigne pas Hölderlin, Rilke. Il a un faible pour les romantiques anglais, notamment Keats, pour d'autres grands poètes européens, Joseph Brodsky, Ingeborg Bachmann, Zbigniew Herbert. Il s'inscrit à l'université pour préparer une maîtrise sur le romancier Ford Madox Ford, le plus grand styliste de langue anglaise, selon Pound. Mais ce qu'il cherche, c'est moins un sujet de thèse qu'un modèle pour son oeuvre à venir. Ce modèle, il le trouvera chez Beckett en tombant par hasard sur son roman Watt. Il est bouleversé par l'écriture de Beckett, inclassable comme il aimerait être lui-même. Malgré cette découverte importante, l'ouvrage se termine sur une note de tristesse, de frustration, de défaite . La découverte de Beckett a été suivie de près d'un rappel à l'ordre par le bureau de l'immigration. Obligé de se faire réembaucher comme informaticien, John reporte aux calendes grecques la réalisation de son rêve de devenir un artiste. A ce contretemps s'ajoutent ses frustrations sexuelles et la douloureuse prise de conscience de sa froideur et des limites de sa personnalité qui le condamnent à la solitude éternelle.
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Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.15 kg
  • Langage original : ANGLAIS (AFRIQUE DU SUD)
  • Traducteur : CATHERINE LAUGA DU PLESSIS