Vers la sobriete heureuse

RABHI, PIERRE

livre vers la sobriete heureuse
EDITEUR : ACTES SUD
DATE DE PARUTION : 18/09/13
LES NOTES :

à partir de
6,70 €

SYNOPSIS :

Pierre Rabhi a vingt ans à la fin des années 1950, lorsqu'il décide de se soustraire, par un retour à la terre, à la civilisation hors sol qu'ont commencé à dessiner sous ses yeux ce que l'on nommera plus tard les Trente Glorieuses. En France, il contemple un triste spectacle : aux champs comme à l'usine, l'homme est invité à accepter une forme d'anéantissement personnel à seule fin que tourne la machine économique. L'économie ? Au lieu de gérer et répartir les ressources communes à l'humanité en déployant une vision à long terme, elle s'est contentée, dans sa recherche de croissance illimitée, d'élever la prédation au rang de science. Le lien
filial et viscéral avec la nature est rompu ; elle n'est plus qu'un gisement de ressources à exploiter - et à épuiser. Au fil des expériences de vie qui émaillent ce récit s'est imposée à Pierre Rabhi une évidence : seul le choix de la modération de nos besoins et désirs, le choix d'une sobriété libératrice et volontairement consentie, permettra de rompre avec cet ordre anthropophage appelé "mondialisation". Ainsi pourrons-nous remettre l'humain et la nature au coeur de nos préoccupations, et redonner enfin au monde légèreté et saveur. Sans exaltation, il livre une vision entière, exprimée avec un constant souci de précision et de limpidité.
5 personnes en parlent

A chacun d’agir Dans la famille du développement durable, Pierre Rabhi tient une place de choix. A l’origine de mouvements comme « Terre et Humanisme », « Oasis en tous lieux », « Colibris », ce penseur, agroécologiste autodidacte, l’est devenu suite à un retour à la terre en forme de fuite de la modernité incarnée par un poste d’ouvrier spécialisé dans une usine. Ses maitres mots sont respect de l’humain et de la terre nourricière. Afin de vivre pour être (ensemble et heureux) plutôt que pour avoir (et être isolé et miséreux). Plus concrètement, partisan d’une certaine décroissance, il cite : « Seulement après que le dernier arbre aura été coupé, que la dernière rivière aura été empoisonnée, que le dernier poisson aura été capturé, alors seulement vous découvrirez que l’argent ne se mange pas ».

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Qui n’a jamais rêvé de vivre plus lentement, moins stressé, avec le strict minimum pour être heureux ? Un peu, beaucoup à la folie, on y a tous pensé pour se sentir plus léger. Pierre Rahbi en a fait l’oeuvre de sa vie. Un leitmotiv. Depuis sa plus tendre enfance où il grandit en Algérie puis en France avec l’aide d’un couple sans enfants à qui il est confié par son père, Pierre Rabhi observe. Le monde et les manières de vivre qui l’entourent. Après avoir pesé le pour et le contre, il décide un retour à la terre. Celui de sa femme et de lui même au début des années 60. Sans électricité ni eau courante pendant 13 ans en plein coeur de l’Ardèche, il va commencer à réfléchir et à poser plus sérieusement les fondements de son éthique. Vivre plus simplement, produire ce que sa famille mangera, être plus respectueux de l’environnement pour être plus respectueux de l’avenir de ses enfants et des générations à venir. Un peu démago’, direz-vous ? Peut-être un peu vu de l’extérieur et dit comme ça sauf que Pierre Rabhi ne reste pas immobile mais mobilise. Il crée ici et là des initiatives, conseille, fait naître des projets modestes ou plus ambitieux. Il tente de restituer pour mieux témoigner et faire avancer la recherche sur l’agroécologie et une nouvelle façon de travailler la terre. Il se forme et ne reste pas impuissant face au monde en perpétuel mouvement et sujet aux évolutions économiques et politiques. Des livres, Pierre Rabhi en a écrit plusieurs mais Vers la sobriété heureuse est sans nul doute, l’histoire de son parcours, l’évolution de sa pensée et le livre qui nous permet d’en apprendre plus en ayant un oeil neuf sur sa vie et ses idées. En le commençant, vous serez partagé entre fascination et agacement. Puis les pages défilant, vous vous poserez surement la question de votre place dans votre monde en premier lieu. De quoi sont faites vos actions au quotidien pour rendre votre monde meilleur ? Puis, comme un focus que vous dézoomerez, vous vous regarderez moins le nombril pour regarder un peu plus loin que le bout de votre nez pour rêver sur les initiatives de ceux qui assument pouvoir vivre en se suffisant à eux-mêmes. Le documentaire en est l’illustration. De témoignages en conférence filmées en passant par un tour d’horizon des projets initiés un peu partout en France, vous n’en sortirez pas indemne. Et pour une fois, c’est pour la bonne cause. Au-delà des refléxions sur l’environnement, le climat, l’agriculture, c’est une véritable prise de conscience qui est donnée à lire dans ce livre et ce documentaire. On ne pense pas seulement à ces sujets d’actualité délicats dont on nous rebâche très souvent les oreilles pour nous faire culpabiliser, nous citoyens disciplinés qui tentons de mettre le bon déchet dans la bonne poubelle. Pierre Rabhi réussit à nous amener un peu plus loin, là où notre réflexion adoucira aussi notre état d’esprit parfois un peu confus entre envie de bien faire et course au progrès. Une lecture qui amène à repenser notre existence avec plus de simplicité et de bienveillance.

deedoux
16/01/15
 

« Si nous voulons assurer la pérennité et l’épanouissement de l’espèce humaine sur la planète, nous sommes appelés à construire de nouveaux modèles de société qui placent l’être humain et la nature au cœur des priorités. »Notre planète est-elle proche des soins palliatifs ? Pierre Rabhi, dans son livre, s’interroge : autrefois nous proclamions « Quelle planète allons-nous laisser à nos enfants ? » Et maintenant la tendance est plutôt « Quels enfants laisserons-nous à notre planète ? ».Sans se poser en donneur de leçons, ni en expert en conseils, cet homme nous livre un simple témoignage assorti de quelques idées clefs qui lui paraissent essentielles. Le ton est sobre, précis, pas moralisateur mais juste. On sent qu’il sait de quoi il parle, qu’il croit en ce qu’il dit et qu’il espère, sans forcer les autres, les amener à une prise de conscience. Loin du terrain politique, il prend le temps d’expliquer avec des mots de tous les jours, comment il serait possible de vivre aussi bien mais autrement pour maintenir notre terre dans un développement sain. Pour lui, agir simplement et raisonnablement peut permettre d’assurer les besoins vitaux, entretenir la vie dans des conditions correctes. Il ne s’agit pas de se révolter contre les individus mais plutôt de pointer du doigt un système qui pousse l’homme à toujours consommer plus, plus vite….Cette lecture m’a confortée dans l’idée que, sans efforts de la part des hommes, la situation de la planète va se dégrader et ce n’est pas parce qu’on ne le verra pas, qu’il faut penser qu’on n’en a rien à faire. Nous pouvons agir en tant que parents, ou éducateurs pour que les jeunes générations soient sensibilisées à ces problèmes et fassent le mieux possible pour les diminuer. La question sera de savoir comment faire passer le message pour qu’il soit reçu… Ne soyons pas défaitistes et offrons-nous le droit de croire en l’homme….

Cassiopea
04/05/14
 

Le fait est que si tu lis un bouquin de Pierre Rabhi, c'est que, à la base, tu es quand même sensibilisé à tout ce qui se passe sur cette planète.Ensuite, il y a la question de savoir si ce que préconise Rabhi est envisageable. La question ne se pose pas de savoir si c'est cohérent puisque, sur le principe, ça l'est. Simplement, l'adaptation à la société du 21è siècle est parfaitement impossible. La société actuelle, telle que l'a développée l'Homme au fur et à mesure des années, est individualiste, égoïste, violente et mercantile. Le but du jeu est de gagner de l'argent, idéalement plus que son voisin afin de pouvoir acheter son confort. De fait, proner une société de sobriété où chacun pourrait se contenter d'un confort simple est purement utopique. Dès lors qu'on enseigne aux enfants qu'il faut s'intégrer dans une telle société, il n'est pas envisageable qu'elle change de si tôt puisqu'on inculque dès le plus jeune âge des principes de violence.Alors pourquoi lire ce livre ? Après tout, vous allez me dire que je suis pessimiste sur les années futures (ce que je ne contesterai pas mais je ne développerai pas ici) et que je n'ai donc aucun intérêt à lire un tel bouquin qui dit que, en s'y mettant tous ensemble (la théorie du colibri *), on arrivera à changer la conception de la vie, dela planète, de la société. Du coup, ce genre de bouquin est là pour se dire que, peut-être, tout n'est pas perdu. Que, même si on se dirige vers des conflits, peut-être mondiaux, pour le contrôle des maigres ressources fossiles qu'il reste, il reste peut-être un espoir de voir un jour les dirigeants prendre conscience du désastre qu'ils construisent. Que peut-être un jour... Au travers de sa vie et de son expérience, Pierre Rabhi propose donc un modèle de société radicalement opposé qui serait susceptible de résoudre beaucoup de problèmes. Mon pragmatisme m'amène à penser que ça relève plus de l'utopie que d'une réalité proche. Miss Alfie

MissAlfie
03/03/14
 

A chacun d’agir Dans la famille du développement durable, Pierre Rabhi tient une place de choix. A l’origine de mouvements comme « Terre et Humanisme », « Oasis en tous lieux », « Colibris », ce penseur, agroécologiste autodidacte, l’est devenu suite à un retour à la terre en forme de fuite de la modernité incarnée par un poste d’ouvrier spécialisé dans une usine. Ses maitres mots sont respect de l’humain et de la terre nourricière. Afin de vivre pour être (ensemble et heureux) plutôt que pour avoir (et être isolé et miséreux). Plus concrètement, partisan d’une certaine décroissance, il cite : « Seulement après que le dernier arbre aura été coupé, que la dernière rivière aura été empoisonnée, que le dernier poisson aura été capturé, alors seulement vous découvrirez que l’argent ne se mange pas ».

Format

  • Hauteur : 17.50 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.13 kg