Villa amalia

QUIGNARD, PASCAL

livre villa amalia
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 23/08/07
LES NOTES :

à partir de
8,20 €

SYNOPSIS :

«Loin devant les villas sur la digue, elle se tenait accroupie, les genoux au menton, en plein vent, sur le sable humide de la marée. Elle pouvait passer
des heures devant les vagues, dans le vacarme, engloutie dans leur rythme comme dans l'étendue grise, de plus en plus bruyante et immense, de la mer.»
6 personnes en parlent

Villa Amalia comme le goût d'une fin d'été. « Sous ce ciel où la vie, où le bonheur abonde,Sur ces rives que l'oeil se plaît à parcourir,Nous avons respiré cet air d'un autre monde,Elyse!,.. et cependant on dit qu'il faut mourir ! » (Lamartine) Ischia, là demeure Amalia, c'est là qu'Ann viendra se donner. « Sonata da camera ».Quatre mouvements.C'est une fugue, « la résolution d'un problème de structure et de cohérence non résolu par les formes préexistantes », puisque telle est sa définition musicale. « Quand on est encore enfant , chaque partie du corps qu'on aime émet une lumière. Rien ne procède encore tout à fait du monde solaire .La lumière vient du cœur de l'enfant ».Une musicienne qui se recompose, qui se ré-écrit, qui retrouve sa partition et se découvre. Et qui s'accorde,... enfin.« La vie est belle à mesure qu'elle est féroce » déclarait Marin Marais dans Tous les matins du monde. « Le cœur humain ne s’élargit qu’avec un tranchant qui le déchire » écrivait Flaubert. Alors le coeur d'Ann s'ouvre grand, comme une fenêtre sur la mer, comme son regard qui s'accroche à cette maison plantée sur le rocher.Villa Amélia, ce lieu qui l'attendait. «On dit que la toile selon son étendue, sa forme, sa solidité, ses leurres, sa beauté, au tout dernier moment tisse l'araignée qui lui est nécessaire. Les œuvres inventent l'auteur qu'il leur faut et construisent la biographie qui convient ».Maître Quignard ,quelle belle étoffe vous nous offrez ! Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
30/08/13
 

Lorsqu’Ann Hidden découvre que son mari, Thomas, la trompe, elle décide de changer de vie et d’organiser sa propre disparition. Elle vend ses biens, démissionne des éditions musicales, ne garde contact qu’avec Georges, son meilleur ami qui réside dans l’Yonne, et qu’elle rejoint. Puis, le moment venu, Ann gambade à travers l’Europe avant de s’installer provisoirement sur l’île d’Ischia en Italie. Là elle rencontre « amoureusement » la maison de ses rêves : la Villa Amalia qu’elle acquiert et retape à neuf… Pascal Quignard nous livre ici un roman dynamique tout en étant à contre-temps. Le temps dans le récit est indéfinissable malgré quelques indications, c’est propice au lecteur, pour s’imprégner de l’héroïne, être transporté dans son univers : une héroïne très contemplative et qui adore les petits moments de vie comme la baignade au soleil, les dîners au restaurant, les discussions sans fin autour d’une bonne bouteille de vin. La solitude d’Ann tranche avec le fait qu’elle soit toujours entourée, presque jamais seule mais pourtant solitaire face à sa vie. Une vie que l’on suit jusqu’à son dénouement avec des personnages attachants qui gravitent autour d’elle ; comme si le début du roman (sa rupture conjugale) signait une renaissance et la genèse d’une nouvelle destinée (marquée également par de sévères épreuves).

SophieC
23/07/10
 

C’est le second livre de l’auteur qui me passe entre les mains, sorte de repêchage après la déconvenue de Tous les matins du monde. J’ai le souvenir d’avoir vu le film, le souvenir de pas en avoir un mauvais souvenir, mais cela s’arrête là.Je reconnais à Monsieur Quignard une plume agréable à lire, un texte aéré. Mais est-ce vraiment suffisant pour qu’à mon sens cela fasse un bon et grand livre ? Assurément non, il me faut également un scénario et des personnages marquants, quitte à être moins exigeant sur l’écriture ou du moins les fioritures linguistiques ou stylistiques qui intéressent davantage les littéraires, et qui, en ce qui me concerne, me touchent nettement moinsSi l’histoire aurait pu être passionnante, et, si les personnages auraient pu me toucher, le style de Monsieur Quignard n’a pas eu l’effet escompté. J’ai trouvé tout cela froid, décousu. Ann, musicienne, compositrice n’a pas su m’atteindre ; elle m’a été même antipathique.Les paysages sont bien évoqués, mais l’humain, dans ce livre n’a pas la place qu’il mérite.Si je reverrai avec plaisir le film éponyme, persuadée, qu’à nouveau les images me parleront infiniment mieux que les mots, l’aventure avec Monsieur Quignard s’arrêtera là . http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
01/01/13
 

Encore un bon roman de Quignard qui encore une fois nous transporte au milieu d'un amour, de la musique, de la tristesse et du beau.. L'écriture est ici tout ausi légére que TLMDM on adore! Mandy.

Mandy05
27/09/12
 

Un livre superbe, une écriture magnifique, après « tous les matins du monde », ce livre m’a confirmé que Pascal Quignard était un auteur à lire de toute urgence. C’est une chance, il a écrit des dizaines de romans. L’histoire ??? Le résumé ne lui rendra pas honneur, mais essayons…. Ann est une musicienne de talent. Au début de ce roman, elle découvre l’infidélité de son compagnon et retrouve un ami d’enfance. Elle décide de quitter son compagnon, lui ne comprend pas cette décision et ne l’entend pas de cette oreille. Alors sa décision va être définitive, en secret elle quitte son travail, elle vend sa maison, déménage toutes les affaires, change les clés et part pendant que son compagnon est en voyage d’affaires. Elle a entreposé une partie de ses affaires chez cet ami d’enfance homosexuel retrouvé. Elle part en voyage, elle fuit. Jusqu’au moment où elle arrive sur l’ile d’Ischia et décide d’y rester. Elle va découvrir un coin de paradis qu’elle va aménager à sa façon. Un jour elle tombe et est soignée par un médecin divorcé avec une petite fille… Je ne vous raconte pas la suite qui est assez imprévisible. C’est une suite de rencontres improbables, de retrouvailles, de fuites, de pertes…. Tout cela avec la musique en arrière plan. Les relations d’Ann avec sa famille sont emplies de non dit, de jalousie, de mort… Les choix de ce personnage ne la rendent pas forcement sympathique au lecteur (la frontière entre fuite et choix, égocentrisme et liberté est tenue). Mais il faut lui reconnaitre un certain courage dans sa façon de couper tous les liens, toutes les attaches. Est-ce une auto punition ou une absence de compromis sur l’essentiel dans ses relations avec les autres ? Je ne saurais le dire mais j’avoue qu’elle est attachante. L’écriture est serrée, les phrases courtes, percutantes. Les descriptions de l’ile sont superbes, on s’y croirait. On sent la chaleur, on voit les couleurs… Cela m’a donné des envies d’Italie. Ischia et la baie de Naples sont des endroits que je ne connais pas mais j’avoue que cette lecture me dit que j’irai un jour.

kezako
08/06/11
 

Juliette espionne son mari qui rencontre une autre femme, et tombe par hasard sur un ami d'enfance. Cette rencontre fortuite fait revivre des souvenirs oubliés et elle décide de bouleverser sa vie, de partir, quitter sont compagnon, disparaître, vivre ailleurs, différemment, libre, sans contraintes. Elle déménage comme une voleuse, mais une voleuse organisée qui planifie tout, et se cache délibérément de tous, sauf de cet ami retrouvé qui l'aide à construire sa nouvelle vie.Elle se réfugie en Italie près de Capri et découvre au détour d'une promenade la Villa Amalia, vieille bâtisse à l'abandon dont elle tombe amoureuse, et qu'elle loue à sa propriétaire. Elle y vivra quelques temps, y fera venir ceux qu'elle aime, ces nouveaux amis rencontrés depuis sa fuite, avant d'en partir à tout jamais et de se perdre à nouveau dans des villes anonymes, se cacher des autres et d'elle-même.Je suis très mitigée sur ce roman, que j'avais très envie de lire dès sa parution, et qui m'a beaucoup déçue. Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
22/12/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.16 kg

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