Ville noire ; ville blanche

PRICE, RICHARD

livre ville noire ; ville blanche
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 03/09/09
LES NOTES :

à partir de
10,20 €

SYNOPSIS :

Une jeune femme blanche, en état de choc, se réfugie aux urgences d'un hôpital. L'inspecteur qui l'interroge relève très vite dans son récit et son comportement des contradictions... Roman choc entre
deux communautés - la noire et la blanche, dans une banlieue new-yorkaise -, ce livre n'est qu'en apparence un thriller et révèle une ampleur sociale et psychologique d'une intensité impressionnante.
3 personnes en parlent

La scène d'ouverture rive le lecteur aux pas d'une jeune femme, dont on apprendra par la suite qu'elle se nomme Brenda Martin, l'air hagard et les bras meurtris, qui traverse la cité Armstrong, dans la banlieue de New York (lieux fictifs mais parfaitement crédibles) et se dirige vers les urgences de l'hôpital local.On fera, suite à ce prologue, la connaissance de l'inspecteur Lorenzo Council, flic natif de la-dite cité, respecté de tous, et de Jesse Haus, journaliste toujours en quête d'informations valables pour le journal local, son frère sur les talons, lui servant à la fois de chauffeur et de protecteur. Ainsi tout au long du roman allons nous suivre de manière alternée, d'un chapitre à l'autre, chacun de ces deux personnages, désireux de dévoiler chacun à leur manière et d'après leurs propres vues la vérité sur une affaire de disparition d'enfant qui embrasera Armstrong mettant dos à dos les communautés noires et blanches.Richard Price met parfaitement en scène son polar, plongeant au coeur de la ville, soulignant les problèmes racistes, sociaux... et oubliant au passage tout conception manichéenne.Lorenzo et Jesse sont deux personnages attachants qui tenteront de démêler les écheveaux de l'affaire, et d'atténuer selon leurs maigres pouvoirs les tensions qui menacent la ville.Un roman subtil, porté à l'écran en 2006 par Joe Roth, avec Samuel L. Jackson et Julianne Moore notamment, sous le titre français La couleur du crime (le titre original étant le même que celui du roman, à savoir Freedomland, titre au combien symbolique). <p>Maltese</p>

Maltese
11/03/12
 

D’abord ce titre … pourquoi « ville noire » en premier et une photo d’homme dont la peau est noire sur la couverture (sur mon édition), que veut transmettre l’auteur ? Et pourquoi pas « Ville noire ou blanche « ?L’approche serait, à mon sens, différente …Mettre un titre où le mot ville se retrouve en écho signifie pour moi, que dans l’idée de l’écrivain, il veut insister sur le fait qu’il y a bien deux entités, deux « villes » dans une, donc deux vies, deux fonctionnements, deux « mondes » que beaucoup de choses séparent …« Je suis blanche, ils sont noirs. Ils sont noirs, je suis blanche. On est mutuellement l’autre. » page 529 de l’édition brochée.Brenda est blanche, habite à la limite d’un quartier noir où elle fait du soutien scolaire.Elle dit avoir eu un gros « souci » avec un homme noir. (Je n’en dis pas plus pour ne pas dévoiler l’intrigue).Elle est interrogée par Lorenzo Council, « Big Daddy », noir, asthmatique, qui mène l’enquête et dont la vie n’est pas facile.Jesse, journaliste, blanche a un rôle ambigu … elle recherche le scoop pour son journal …On est dans la banlieue de New-York où les deux communautés (blanche et noire, noire et blanche) sont très proches l’une de l’autre.La cité Armstrong, noire, va être encerclée, assiégée par les policiers blancs pour trouver le coupable.On pourrait résumer le livre ainsi avec ces quelques lignes mais on passerait à côté de l’essentiel de sa richesse, à savoir une écriture nerveuse, rythmée à souhait (le rythme lent au départ (trop lent, on se dit parfois « mais il ne se passe rien ! »), s’accélère nettement dans la dernière partie) qui nous fait découvrir le climat qui entoure les tensions raciales. L’enquête n’est finalement qu’un prétexte, un fil conducteur pour nous ballotter au gré des interrogations qui surgissent devant nous. On voit tour à tour les différents personnages, torturés par leur passé, leur présent … On découvre des associations, des voisins, l’ambiance d’un quartier … les problèmes d’alcool, de drogue, de violence, les arrestations, la place des medias …Mais pas uniquement … L’étude des personnages est faite toute en subtilité. J’ai beaucoup aimé, dans la troisième partie, Brenda qui explique sa relation avec son fils et la façon dont Lorenzo la questionne afin de la faire parler.On se place tour à tour du point de vue de Lorenzo, noir, ou de celui de Jesse, blanche.En lisant leurs remarques, leurs dialogues, leurs pensées, avec l’analyse précise des événements, l’auteur nous offre une découverte de New-York loin des strass et des paillettes, c’est même parfois douloureux car on voudrait leur dire :« Nos différences sont nos richesses …. » Mais ils ont tant de mal à se comprendre, alors accepter les différences et s’en enrichir ….Malgré tout, je mettrai un bémol, il me semble que ce livre aurait gagné à être plus vivant, plus visuel, plus rythmé. J’avais parfois envie que ça aille plus vite car il me semble que New-York est une ville qui bouge. Il est probable que l’auteur a souhaité nous montrer une face cachée de la ville, où la vie peut sembler moins trépidante mais où tout peut basculer très vite du fait des tensions mais cela m’a laissée un peu sur ma faim ….C’est un bon livre et il ne faut pas être rebuté par son épaisseur ou par la longueur apparente de sa première partie (qui dure pour moi au moins les deux tiers du livre, c’est seulement après que j’ai eu l’impression que le livre « vivait »…..)

Cassiopea
21/09/11
 

Une femme blanche, à priori sans histoire arrive blessée aux urgences, alors qu’on lui a volé sa voiture dans la quelle dormait son fils. Lorenzo, dit Big Daddy, flic noir se voit confié l’enquête. Il y est décrit comme un homme affable, humain, un Monsieur tout le monde en quelque sorte. Jess, journaliste dans un petit journal local, est à l’affut, et espère le bon scoop qui va doper sa carrière.L’action se situe dans une banlieue ouest de New York, de l’autre côté des rives de l’Hudson ; 2 bourgades qui se font face :Gannon la Noire, Dempsy la blanche.Tout autour gravite un certain nombre de personnages, dont certains resteront assez nébuleux pour moi……….Richard Price, dans une première partie laborieuse campe lentement ses personnages, son décor, et l’action, si l’on peut appeler cela une action…….La seconde partie tant espérée ne sera pas plus exaltante, soporifique, ennuyeuse au possible. J’ai vaillamment lutté durant 400 pages pour jeter l’éponge, sans aucune fierté puisque dans le cadre d’une lecture commune avec Partage –lecture je m’étais fait une joie de le proposer, et de le voir choisi.En achetant ce livre dont l’action se situe à New-York, je m’attendais à une histoire énergique, une intrigue prenante, haletante, à un tempo rapide, à l’image de cette ville qui ne dort jamais……………..quelle déception à ce point de vue là. A aucun moment je n’ai retrouvé dans ce livre le dynamisme et l’élan qui m’avait tant enivrée.Le titre de ce livre, évoquait un contraste qui convient si bien à Big Apple, et bien je ne l’ai à aucun moment retrouvé dans les lieux de ce livre, ni dans les personnages. Il m’est difficile de m’identifier à l’un d’eux tant ils me paraissent fades.

mimipinson
07/06/11
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.32 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : JACQUES MARTINACHE