livre villette
EDITEUR : ADULT PBS
DATE DE PARUTION : 23/06/04
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9,88 €

SYNOPSIS :

Fleeing a tragic past, Lucy Snowe leaves her home in England to pursue a career as a teacher at a girls' boarding school on the Continent, in
this classic romantic novel that captures the narrator's ability to transform her mundane daily existence into the extraordinary. Reprint.
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Villette est un beau pavé de 710 pages. Autant dire qu’il faut un peu de temps devant soi pour s’y plonger. J’ai donc mis plus d’une semaine pour en venir à bout. Si j’ai globalement apprécié ma lecture, il y a certains points du roman qui m’ont profondément dérangée.Villette c’est d’abord l’histoire de Lucy Snowe, une jeune femme de 20 ans. Elle ne vient ni de l’aristocratie ni de la bourgeoisie. Orpheline et sans fortune, elle n’a d’autre choix que de travailler. Au début du roman, Lucy est dame de compagnie auprès d’une vieille femme. Si cet emploi ne lui convient pas forcément, elle fait contre mauvaise fortune bon cœur. A la mort de la vieille dame, Lucy décide de quitter l’Angleterre, son pays dans lequel elle n’a plus aucune attache.Elle s’embarque pour la Belgique et débarque à Villette (ville imaginée par l’auteur). Alors que la tempête fait rage, Lucy se perd dans les rues inconnues et inquiétantes de la ville. Par hasard, elle sonne à une porte. Il s’agit d’un pensionnat de jeunes filles de bonne famille. Lucy est aussitôt engagée par la directrice Mme Beck comme gouvernante puis comme institutrice en anglais.Charlotte Brontë a été influencée par les courants romantique et gothique. Elle fait de son personnage Lucy une héroïne perdue, sans le sous. J’ai apprécié le personnage de Lucy car sous ses airs de jeune fille naïve, elle cache en réalité un caractère fort et audacieux. Elle débarque dans un pays inconnu dont elle ne parle pas un mot. Doué d’une certaine intelligence, Lucy va apprendre seule la langue. Les filles du pensionnat vont lui mettre des bâtons dans les roues. Il faut lire la première scène dans laquelle elle donne son tout premier cours. Elle doit affronter une horde de jeunes filles prêtes à lui faire payer son étrangeté et sa différence et elle s’en sort avec brio!Lucy sera perçue tout au long du roman comme une étrangère, comme celle qui est différente. Elle est anglaise et se comporte en anglaise. On lui reproche surtout d’être protestante donc hérétique. Tour à tour, les différents protagonistes essaieront de la convertir à leur religion, sans succès. C’est d’ailleurs dans ces pages que je me suis le plus ennuyée. En effet, l’auteur fait la part belle à la religion. Les grandes envolées lyriques de Lucy sont certes belles mais d’un ennui profond à ce sujet.Au-delà de cette difficulté dans la lecture, j’ai apprécié le rythme du récit. On voit Lucy gravir tous les échelons du pensionnat. Elle passe de gouvernante à institutrice. Elle aura d’ailleurs un statut spécial par rapport aux autres professeurs. Charlotte Brontë dissèque les rouages de l’institution dans laquelle travaille Lucy avec un œil expert (rappelons qu’elle a elle-même exercé ce travail). Tous les coups sont permis et c’est souvent Lucy qui en fait les frais. Elle rappelle aussi qu’au 19ème siècle, une femme instruite, cultivée est souvent dénigrée et rangée dans la catégorie "non mariable". Lucy sera d’ailleurs traitée de "bas-bleu" à plusieurs reprises.Au-delà de l’apprentissage de Lucy, l’auteur tisse une histoire d’amour qui en surprendra plus d’un tant elle paraît mal partie au départ. Les bals, les réceptions et les thés se succèdent et j’ai vraiment aimé me retrouver dans cette ambiance faite de conventions et de protocoles. Bien sûr, il y a des moments qui paraissent vraiment exagérés. L’auteur multiplie les scènes dites de reconnaissance dans lesquelles les personnages s’aperçoivent qu’ils se connaissent en réalité depuis très longtemps. C’est un peu grossier mais dans l’esprit romantique de l’époque.Si certains passages extrêmement lyriques ou très tournés vers la religion m’ont ennuyée, j’ai cependant aimé suivre l’apprentissage de Lucy Snowe. Villette reste un roman complexe qui mérite qu’on s’y attarde. Carolivre

un flyer
23/07/14

Format

  • Hauteur : 19.80 cm
  • Largeur : 12.90 cm
  • Poids : 0.46 kg

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