Virginia woolf

LEMASSON, ALEXANDRA

livre virginia woolf
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 27/10/05
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7,10 €

SYNOPSIS :

« J'aime boire du champagne et devenir follement exaltée. J'aime partir en voiture vers Rodmell dans la chaleur d'un vendredi soir et manger du jambon, et être assise sur ma terrasse et fumer un cigare avec un hibou ou deux. »
Virginia Woolf (1882-1941) fut une femme aux vies multiples : partagée entre Londres et sa retraite du Sussex, rompue aux mondanités comme à la solitude, attentive aux petits miracles quotidiens et bousculée par la folie.
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Dans le cadre de mon book club, j’ai lu Virginia Woolf d’Alexandra Lemasson, le thème étant biographie ou autobiographie. J’ai trouvé cette biographie un peu par hasard chez un petit libraire et comme la vie de Virginia Woolf me fascine, je n’ai pas hésité.Virginia Woolf, je commence un peu à la connaître. J’ai déjà lu deux biographies sur elle dont l’excellente biographie de Vivianne Forrester. J’ai donc quelques points de comparaison et j’aime voir la façon dont chaque auteur aborde sa vie.Alexandra Lemasson propose d’aborder la vie de Virginia Woolf en quatre parties. Chacune est consacrée à une période de sa vie et baptisée "Le paradis perdu; L’enfer du 22 Hyde Park Gate; Léonard le Sauveur; Paradoxes". D’emblée, ce qui saute aux yeux, c’est la volonté d’établir les faits de manière chronologique et c’est bien nature l pour une biographie. C’est d’ailleurs cette façon que j’approuve et qui me convient le mieux.Je m’attendais donc à une narration plutôt linéaire de la part de la biographe. J’ai été partiellement déçue. Elle multiplie les analepses et les sauts dans le temps. Il suffit qu’un personnage lui fasse penser à telle ou telle anecdote pour qu’elle nous la raconte ce qui donne lieu parfois à un embrouillamini. Le lecteur novice en la matière se sentirait perdu. Bref, je n’aime pas qu’on saute du coq à l’âne dans ce genre de livre. Pourquoi parler dès l’enfance de la rédaction d’Une chambre à soi? Pourquoi anticiper autant alors que Virginia n’en est qu’à ses balbutiements d’écrivain? Le rapport établi est parfois très, trop lointain pour que je le saisisse.Dans l’ensemble cependant, la linéarité de la vie de Virginia est respectée et j’ai trouvé le style de l’auteur très fluide et très romancée. On lit cette biographie un peu comme on lirait un roman et l’auteur sait ménager ses effets. Elle analyse avec finesse les meurtrissures de Virginia, ses bonheurs aussi qui feront d’elle l’écrivain qu’elle a été.Dans son livre, l’auteur insiste énormément sur la perte maternelle à l’âge de 12 ans. Virginia va subir son premier traumatisme. On l’oblige à embrasser sa défunte mère alors que ce geste la répugne. Cette scène la hantera toute sa vie et déclenchera peut-être ses premières crises folie. En tout cas, il est certain que Virginia a perdu un pilier de sa vie lorsque sa mère est morte. Elle ne cessera d’ailleurs de rechercher cette chaleur maternelle à travers les femmes qui traverseront sa vie que soit Vita Sackville ou Violet Dickinson.J’ai apprécié le fait que l’auteur défende haut et fort l’image de Virginia, cette image d’hystérique et de folle qui lui colle à la peau. Oui, elle souffrait de dépression et entendait parfois des voix résonner dans sa tête. Mais elle en était tout à fait consciente et luttait jour après jour contre ce mal qui la rongeait. Son entourage ne lui facilitait pas la tâche, la renvoyant, quand cela l’arrangeait, dans con rôle de folle de la famille. On a interdit à Virginia d’avoir des enfants, on l’a frustrée de ne pouvoir côtoyer à son aise la société londonienne et son mari l’a plus ou moins cloîtrée dans leur maison de campagne.A travers cette biographie, l’auteur donne quand même une image profondément moderne de Virginia. Elle était moderne et révolutionnaire dans son écriture; elle était moderne dans sa manière de penser le monde et revendiquait une société dans laquelle la femme avait le droit de s’exprimer librement loin du joug marital ou paternel. Elle était une artiste complète, fragile et sensible au monde. C’est d’ailleurs parce qu’elle a peur de redevenir folle, de perdre tous ses moyens qu’elle se suicide un jour. Elle bourre ses poches de pierres et se jette dans la rivière l’Ouse qui borde son jardin. Elle a eu le courage de dire non à l’aliénation de son esprit, de se laisser emporter par les vagues, de cesser de lutter alors qu’elle savait parfaitement nager.Dans cette biographie, l’auteur donne une vue d’ensemble assez complète de la vie de Virginia. Elle rend hommage à son esprit, à sa créativité et à sa liberté de femme. Virginia Woolf me semble un premier ouvrage facile d’accès pour pénétrer dans la vie de la célèbre romancière. Carolivre

un flyer
07/06/14

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.17 kg

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