Vous n'etiez pas la

LEFRANC, ALBAN

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 08/01/09
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Ebook

SYNOPSIS :

« On s'est bien foutu de votre gueule toutes ces années, de vos grands yeux ahuris, de votre indéracinable accent teuton, un peu moins les derniers temps où votre main s'armait promptement d'un tesson paraît-il, Queen of the bad girls enfin, parvenue au but. » Ni hagiographie, ni descente en flammes, Vous n'étiez pas là détourne le genre biographique pour passer outre les images d'Épinal associées à Nico (1938-1988) : cover-girl précoce, demi-mondaine dans La Dolce Vita, égérie des films de Warhol, femme fatale du Velvet Underground, maîtresse d'une poignée de célébrités
et increvable junkie bien au-delà des années 70. Apostrophant son héroïne sur un ton tendre et grinçant, Alban Lefranc s'approprie les tendances à l'affabulation de Nico, tord ici et là le bâton des faits et finit par la mentir vraie. Partant de ce rapport décalé, elliptique et dissonant, il l'exhume des ruines du IIIe Reich, la confronte à l'absence d'un père, autopsie les zones d'ombre de son ascension fulgurante, remet en perspective ses frères de chaos, ôtant un à un les masques d'une intériorité mouvante pour réinventer quelques-unes de ses vies possibles.
6 personnes en parlent

Édité en 2009, ce court ouvrage de 144 pages ressemble à une biographie qui serait en même temps une adresse à Nico, pseudo de Christa P?-ffgen, petite fille allemande née en 1938 aux premiers souffles du nazisme, devenue cover-girl à quinze ans, actrice pour Fellini dans la Dolce Vita, chanteuse du sulfureux groupe Velvet Underground, amante de quelques célébrités parmi lesquelles Delon (dont elle aurait eu un fils), Jim Morrison, Léonard Cohen et tous ces corps anonymes auprès desquels elle trouvait un peu de chaleur. Lefranc brosse le portrait d'une jeune femme trop belle, gracile, fragile, pâle et au maintien parfait, le dos impeccablement droit. Née de père inconnu, fille d'une femme psychiquement malade qui mourra en HP à Ibiza. Une jeune femme qui se perd dans des années 60-70 où tout semble possible, toutes les expériences sont à faire. Drogue, alcool, copains de fête, musique pop, seule ou en groupe, elle devient « The Queen of the very bad girls », se terre des semaines dans un appartement de la rue Richelieu, se pique à l'héroïne avec son fils Ari (prétendument fils de Delon). Bouleversée par la mort de son « frère » Lenny Bruce, mort d'une overdose, retrouvé sur le carrelage de sa cuisine, la seringue encore piquée dans son bras. Phil Spector a dit de lui : « Lenny Bruce died from an overdose of police. » (« Lenny Bruce est mort d'une overdose de police »). Acteur, humoriste, il avait été condamné et interdit de scène pour « obscénité ». Guy Bedos lui rend hommage dans un de ses sketches. Avec empathie, avec sensibilité et poésie, Lefranc réveille le souvenir d'un personnage attachant et douloureux, une vie entre réussite et saccage. Aux censeurs, aux juges, aux ignorants pétris de bons sentiments, il oppose une seule réponse : « Vous n'étiez pas là . » Un bon livre, bien écrit. Je remercie Libfly et les éditions « Verticales » pour cet envoi que je vais maintenant partager avec mes habituelles co-lectrices ! Hebelín

hebelin
11/09/14
 

Alban Lefranc redonne vie à une ancienne égérie des années 70, Christa P?-ffgen, née en 1938 sous le joug nazi. Cette biographie est vivante, Lefranc arrive à me faire aimer le genre. Il donne chair à cette jeune femme fragile et résistante qui, au cœur des années 70 pratiqua assidûment le cocktail détonnant Drogue, sexe, alcool et mensonge. J’ai aimé l’écriture de l’auteur, sa façon de s’adresser directement à elle sans, pourtant, m’attacher à cette jeune femme dont j’ignorais totalement l’existence ainsi qu’à son monde « créatif ».

zazy
27/11/14
 

Vous n’étiez pas là »Alban LefrancEdition VerticalesAlban Lefranc était là !!! Voici un récit quasi autobiographique de Nico. Une rencontre entre l’auteur et la vie décrite de Nico en lettre lue… une conversation posthume à sens unique. Plaidoyer pour une femme qu’il aurait aimé dans un contre-jour de douleurs. Le fond est parfois âpre, rude, amer, violent, sentimental. C’est un exutoire, Alban Lefranc devait déchirer les lambeaux de ses écrits et nous dévoiler en délicate pudeur le parcours de Nico (1938-1988) cover-girl mais pas que. C’est le concept vital de ce récit mélodramatique. On est plongé dans l’abîme de l’artiste, dans les méandres de ce chemin de vie tortueux. Ce sublime hommage très contemporain, authentique et franc, ne laisse pas indifférent. On lit ce livre en titubant. On se sent mal, souvent, tant les mots imprègnent la face cachée de Nico. Nous sommes projetés contre la citadelle de son vécu. Ecrasés, et tristes à la fois. Mais étonnamment lucides, tant Alban Lefranc a su avec maîtrise écrire « Vous n’étiez pas là ». Nico a ouvert la porte, et nous avons pleuré. Evlyne

Evlyne
02/10/14
 

Livre voyageur. Qui veut prendre la suite? ou retour à sa propriétaire Hebelin, après les fêtes pour éviter le risque de perte.Je n'ai pas trop aimé ce livre car je ne connaissais pas Nico et n'ai pas réussi à m'intéresser à elle malgré l'écriture originale et assez agréable d'Alban Lefranc berthe

afbf
22/12/14
 

Livre lu grâce aux lecteurs de la lecture commune pour découvrir cet auteur et merci à eux de faire voyager les livres.Ce texte est donc le premier que je lis et ainsi je découvre cet auteur.Ce texte, récit, biographie, roman nous parle de la figure d’icône, Nico, que je connais par l’intermédiaire du groupe Velvet Underground et par ma connaissance de l’univers d’Andy Warhol et du pop art.J’ai beaucoup apprécié cette écriture poétique et cette façon d’interpeller le personnage de Nico sur des éléments biographiques de sa vie. J’ai trouvé que cette écriture nous permet d’être en plein dans sa vie, son époque et dans les rencontres qu’elle a pu effectuer. Nous sommes avec elle en Allemagne, pendant son enfance, puis son début de carrière de modèle puis sa vie de « rockeuse ». Nous sommes en Allemagne, à New York, à Paris, à Ibiza. Nous sommes dans les différents lieux où elle a vécu.Les pages sur ces différentes addictions sont impressionnantes. Et j’ai beaucoup aimé certaines images récurrentes qui reviennent sans cesse dans le texte. Son rapport à ce chiot qui la suit pendant toute sa vie, la folie de sa mère et sa vie à Ibiza, son rapport difficile à la drogue et l’alcool, les rapports qu’elle a eu avec les différents hommes de sa vie.Ce livre m’a d’ailleurs incité à ré écouter les albums de Nico.Quand une icône, car je crois que l’on peut considérer que Nico a été assimilée à cela, devient un personnage romanesque, mais sa vie était aussi peut être un roman en soit.J’ai beaucoup apprécié le recul que prend l’auteur face à des données biographiques et sa façon d’interpeller le personnage, nous sommes à la fois avec le narrateur mais aussi avec Nico.Certaines pages, grâce à une écriture au cordeau, nous donne l’impression d’être face à des images de cinéma, nous sommes avec Nico enfermée dans sa chambre et qui essaie d’affronter ses fantômes.Merci de m’avoir permis de lire ce texte et hâte de continuer à découvrir l’univers de cet auteur.

catherine
25/09/14
 

Nico : archéologie d'une icône malgré elle du vide roi et de l'oubli triomphant de l'histoire.Sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2014/09/25/note-de-lecture-vous-netiez-pas-la-alban-lefranc/

Charybde2
25/09/14
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.20 kg

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