Voyage a pitchipoi

MOSCOVICI, JEAN-CLAUDE

livre voyage a pitchipoi
EDITEUR : ECOLE DES LOISIRS
DATE DE PARUTION : 24/09/09
LES NOTES :

à partir de
7,10 €

SYNOPSIS :

Voyage à Pitchipoï raconte la tragédie d'une famille juive, en France, pendant la guerre. En 1942, l'auteur de ce livre avait six ans. Sa famille fut arrêtée, par des gendarmes allemands et français, et déportée. Le narrateur et sa petite soeur furent d'abord confiés à des voisins jusqu'à ce que le maire du village fasse appliquer la décision du capitaine SS, Commandeur de la région et responsable des mesures de répression antisémite : " L'accueil d'enfants juifs dans des familles françaises est indésirable et ne sera autorisé en aucun cas. "
Les deux enfants furent alors enfermés dans une prison, puis transférés au camp de Drancy, où la petite fille tomba malade par malnutrition. Sortis miraculeusement du camp, ils retrouvèrent quelques mois plus tard leur mère qui avait réussi à s'échapper lors de son arrestation et n'avait pas été reprise, malgré les portes qui s'étaient souvent fermées lorsqu'elle avait demandé de l'aide. Après des mois de vie clandestine, à la Libération, ils revinrent dans leur maison vide et abandonnée. Ils ne devaient jamais revoir leur père.
2 personnes en parlent

L’auteur a 6 ans en 1942 lorsque se sont déroulés les faits relatés dans cette histoire. Il vit avec sa famille dans une belle maison de campagne, heureux et insouciant : ses parents, sa petite soeur de deux ans, ses grands-parents maternels et ses trois oncles. Son père est un médecin apprécié du village. Mais bientôt, des mesures anti-juives contraigne son père à arrêter d’exercer sa profession. Puis, une nuit, des gendarmes allemands et français sonnent à leur porte, suite à une dénonciation faite à la Gestapo par des notables du village. Son père et deux de ses oncles sont arrêtés pour être envoyés dans des camps de travail. Mais le reste de la famille ne sera pas longtemps à l’abri… Les Allemands reviennent quelques semaines plus tard arrêter les autres adultes. Et les enfants sont confiés aux voisins. Miraculeusement, leur mère réussit à s’échapper. Les enfants se retrouvent finalement dans le camp de Drancy, où près de 4000 enfants arrachés à leurs parents parce qu’ils étaient juifs se retrouvent seuls. Le jeune garçon va tout faire pour protéger sa toute petite soeur des horreurs du camp.Le texte est court et correspond à une longue série de faits qui se succèdent de manière descriptive en courtes phrases (trois ans de guerre en 130 courtes pages). Mais cette façon de raconter, ajouté au fait que les personnages sont rarement nommés mais cités comme « quelqu’un », « l’amie qui nous accompagnait », « une voisine », « la jeune fille qui viendra nous chercher », etc, rend finalement le texte très impersonnel, et sur un sujet comme cela, c’est étrange. Pas de temps pour l’émotion, pas le temps non plus de s’attacher aux personnages. Pourtant, l’histoire de cette toute petite fille d’à peine deux ans confrontée à de telles horreurs, loin de ses parents, et protégée par son frère d’à peine 6 ans méritait un texte plus riche et plus développé. Plus émotif aussi. Mais le défaut de ce livre en fait aussi sa qualité, car, du fait, il est facilement accessible, même aux plus jeunes lecteurs, et l’histoire reste néanmoins intéressante comme témoignage autobiographique sur la Deuxième Guerre mondiale, apportant une certaine culture sur les réseaux de la résitance, la France libre, les camps, etc.« « Je faisais tout ce que je pouvais pour remplacer mes parents mes parents auprès de ma petite soeur. Je l’aidais à manger, j’essayais de la laver, de faire tenir ses vêtements, de la défendre, de la protéger de mon mieux dans cet univers hostile »« Nous avions beaucoup maigri, nous avions les cheveux rasés et des regards qui n’étaient plus les mêmes. […] Ma soeur […] était dans un état d’affaiblissement extrême et ne pouvait plus marcher, les pieds et les jambes oedématiés et le visage, comme le mien, couvert d’impétigo […]« On parlait souvent d’un endroit où nous irions peut-être après Drancy, qui s’appelait Pitchipoï. […]. c’était un lieu mystérieux où certains étaient déjà partis, mais personne ne semblait en avoir de nouvelles. C’était à la fois la promesse de liberté et l’angoisse de l’inconnu »… Sauf que le « Pitchipoï » prononcé par les enfants de Drancy, était le camp de Auschwitz-Birkenau…Ce livre est présent dans quasiment tous les CDI de collège et est devenu un classique de la littérature jeunesse sur le thème de la guerre et de l’autobiographie donc je me dis que mon ressenti n’est peut-être pas partagé.

Naurile
11/02/15
 

L'auteur de ce livre a 6ans lorsque sa famille est arrêtée en 1942 parce qu'ils sont Juifs. D'abord recueillis par une famille, l'auteur et sa soeur sont ensuite arrêtés à leur tour et envoyés à Drancy. Leur mère réussit à s'échapper et les retrouvera quelque temps plus tard. Après la guerre, c'est un seul de leurs oncles qui revient des camps de la mort.Ce témoignage sur l'Occupation trouvé dans les rayons Jeunesse de ma Bibliothèque Municipale est très fort et je ne le conseillerai bien qu'à des adolescents. Il relate bien la vie sous l'Occupation, les privations diverses, le sort réservé aux Juifs, la déportation puis le retour des camps de concentration. Ce livre est court, il se lit rapidement, il est aussi riche en émotions.

prune42
16/01/15
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 12.50 cm
  • Poids : 0.14 kg

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