Voyage au bout de la nuit

CELINE, LOUIS-FERDINAND

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 16/02/72
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SYNOPSIS :

« - Bardamu, qu'il me fait alors gravement et un peu triste, nos pères nous valaient bien, n'en dis pas de mal !... - T'as raison, Arthur, pour ça t'as raison ! Haineux et dociles, violés, volés, étripés et couillons toujours, ils nous valaient bien ! Tu peux le dire ! Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d'opinions, ou bien si tard, que ça n'en vaut plus la peine. On est nés fidèles, on en crève nous autres ! Soldats gratuits, héros pour tout
le monde et singes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère. C'est lui qui nous possède ! Quand on est pas sage, il serre... On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger... Pour des riens, il vous étrangle... C'est pas une vie... - Il y a l'amour, Bardamu ! - Arthur, l'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches et j'ai ma dignité moi ! que je lui réponds. »
Ce livre "anarchique" ne peut pas vous laisser indifférent... D'un style moderne, d'un point de vue particulier, mais relatant de situations tellement atroces et déroutantes que le lecteur très vite se fait son avis... Les thèmes mis en reliefs sont la misère, la colonisation, le capitalisme, et la première guerre mondiale...

jessica (roubaix)
Ce livre "anarchique" ne peut pas vous laisser indifférent... D'un style moderne, d'un point de vue particulier, mais relatant de situations tellement atroces et déroutantes que le lecteur très vite se fait son avis... Les thèmes mis en reliefs sont la misère, la colonisation, le capitalisme, et la première guerre mondiale...
Jessica ,
Librairie
(Roubaix)
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" Voyage au bout de la nuit " fait partie de ces livres qui vous clouent littéralement, qui vous scotchent. Avec une lucidité et un réalisme cru, Céline dissèque la société et ses écueils. On y rencontre des ouvriers surexploités chez Ford ou des militaires imbéciles endoctrinés, mais on y croise surtout l'homme dans tout ce qu'il a de plus répugnant et abject. En s'appuyant sur un style suintant et qui refuse de respecter les règles traditionnelles du romantisme, Céline signe un chef d'œuvre autant sur la forme que sur le fond. Un très grand classique, totalement indispensable.
Nicolas Winter M

Depuis longtemps je m’étais fixé l’objectif de lire "Voyage au bout de la nuit" sans me décider à franchir le pas. C’est sans doute le style qui a fait scandale à sa parution en 1932, car écrit en langage parlé et émaillé d’argot, qui me rebutait, bien que ce soit, à mon avis le plus "lisible" des romans de Céline. Le style des suivants est encore plus haché et, pour ce qui me concerne, j’ai de la peine avec ce type d’écriture.Par contre, au-delà du style, quelle force dans ce roman qui marque son lecteur, c’est le moins qu’on puisse dire !Dans "le voyage" Céline s'appuie sur son expérience professionnelle au travers du héros Ferdinand Bardamu. Mais pour autant, est-ce réellement un roman autobiographique ? "Je m'arrange avec mes souvenirs en trichant comme il faut", dira Céline. Disons qu’il y a des convergences entre les aventures de son personnage principal et l’expérience de l’auteur. Céline, comme Bardamu, a été blessé dans les premiers mois de la guerre de 14-18. Comme lui, il a fait l’expérience du colonialisme en Afrique, du capitalisme dans l'Amérique de l'entre-deux guerres.et de médecin des pauvres en banlieue parisienne.La dénonciation des horreurs de la guerre est le point de départ de l’extrême pessimisme qu’on retrouve tout au long du roman. Heureusement que Céline pousse certaines situations jusqu’au grotesque, notamment celles que vit le personnage de Robinson que Bardamu retrouve de façon récurrente.Céline se dévoile au travers de Bardamu à chaque époque du roman. Antinationaliste, il dénonce le patriotisme lors de la première guerre mondiale. Son séjour Afrique est l’occasion de dénoncer le colonialisme. Son anticapitalisme transparaît lors de son voyage à New York et à Detroit. Enfin, dans tout le roman apparaît son côté anarchiste, il est contre tout système hiérarchique (à la guerre, aux colonies, à l'usine, à l’asile psychiatrique). Mais ces traits de caractère apparaissent de façon trop répétitive tout au long du roman jusqu’à nous donner une impression de ressassement. Au final, je suis content d’avoir enfin fait l’effort de lire "le voyage", qui devrait être dans toute bibliothèque. Mais quel pessimisme dans cette œuvre totalement désespérée !

Ludeca
10/07/11
 

J'abandonne ! Ce livre est un des livres les plus ennuyeux qui m'a été donner de lire ! L'histoire en elle-même n'est pas extrêmement intéressante, on suit le parcours de Bardamu, l'alter ego de Céline, en France, à New York et même en Afrique. L'histoire aurait pu être plus intéressante surtout parce que l'auteur nous place en "voyeurs", il nous raconte tous les détails de la vie de Bardamu et ces détails sont assez osés. Bardamu n'est pas du tout un personnage attachant. Comme dit plus haut, nous le suivons dans ses frasques qu'il a choisies de vivre mais dont il se plaint tout de même ! J'ai trouvé ça vraiment gonfler ! De plus il est extrêmement vulgaire surtout avec les femmes alors comment aimer un personnage comme lui ? Il y a énormément d'autres personnages mais ils passent tous trop rapidement pour avoir réellement un avis sur eux... L'écriture de Céline est vraiment exécrable ! Il écrit comme on parle, il laisse transcrire des sentiments dans des mots familiers. Dit comme ça, ça a l'air intéressant mais durant la lecture c'est vraiment désagréable surtout lorsqu'il n'y a que peu de ponctuation ou qu'elle est, si je peux dire cela comme cela, mal placée... En fin de compte, je suis tout de même contente d'avoir essayé de le lire car c'est un livre très connu. Malheureusement, il n'est pas fait pour moi ou peut-être que je suis encore un peu trop jeune pour bien ressentir tout le sens de ce livre... Malgré ça, je vais essayer de lire d'autres livres, plus petits, de Céline pour ne pas m'avouer vaincu ! Appelez moi, Love ... Love-of-book :P

Loveofbook
01/11/14
 

Après maintes tentatives, je m’avoue vaincue, au moins pour cette bataille. Peut-être, dans quelques années, serais-je dans de nouvelles dispositions qui me permettront de gagner la guerre. En attendant, je dépose les armes et je mets en place une guerre froide.Cependant, je déteste rendre les armes sans m’expliquer alors voici un petit plaidoyer en faveur de ma fuite :_ce titre ne correspond pas du tout à l’idée que je m’en étais faite quand on m’en a vanté les mérites en cours de littérature française, encore moins à celle que je m’en étais faite en lisant la 4e de couverture._je n’aime pas du tout le style de Louis-Ferdinand Céline. C’est trop enfantin dans l’écriture, trop lent, trop "pas ma came" comme dirait ce cher Bertignac. [plus sur :]

Belykhalil
30/09/14
 

Le Voyage au bout de la nuit, est pour Céline, une définition de la vie. Ainsi, remontant le fil de sa propre histoire, l'auteur réputé pour son pessimisme, célèbre t-il dans ce roman, l'imagination. Sa façon de dénoncer l'absurdité du monde et son dégoût de l'humanité est unique (Quand le moment du monde à l'envers est venu et que c'est être fou que de demander pourquoi on vous assassine, il devient évident qu'on passe pour fou pour peu de frais. p.64). Céline est l'écrivain de l'argot et du langage parlé. S'exprimant par aphorismes à travers le récit de Bardamu, l'auteur, pourtant montré du doigt en raison de ses textes antisémites et son engagement collaborationniste, n'en finit pas de marquer ses lecteurs. Inspiré de son expérience personnelle, ce roman est le récit d'un homme vaincu, celui d'un homme dont l'espoir dans la nature humaine a disparu. Voyage au bout de la nuit est un roman initiatique dont chaque chapitre est une dénonciation : celle de l'absurdité de la condition humaine... Guerre et colonialisme n'ont semé que mensonge et lâcheté (La guerre, c’était en somme tout ce qu’on ne pouvait pas comprendre. Ca ne pouvait pas continuer. p.12). Chacun se mure dans son égoisme avec toutes les préoccupations qui l'accompagnent : misère, errances, humiliations, maladie, mort... Seule, l'imagination semble une bonne piste car "Quand on n’a pas d’imagination, mourir c’est peu de chose, quand on en a, mourir c’est trop. Voilà mon avis. Jamais je n’avais compris tant de choses à la fois." p.19. Symbole du anti-héros par excellence, Bardamu m'a à la fois interpellée et énervée. Ce qui m'a d'abord plu dans l'écriture de Céline a fini par me lasser sur 500 pages. La manie de l'auteur de s'exprimer par aphorismes m'a donné l'impression que l'auteur misait un peu trop sur sa facilité à balancer des évidences enveloppées dans des phrases bien tournées. Oui, c'est son style mais voilà : ça m'a un peu fatiguée. J'ai lu ce roman il y a maintenant quelques années, et il ne m'avait pas marquée plus que ça. J'ai voulu y revenir en pensant que j'étais passée à côté d'un chef d'oeuvre. Pourtant, si ce roman est marquant (peut-être pourrais-je dire pour son époque?), je persiste à penser malgré quelques passages délicieusement pertinents et impertinents, qu'il n'est pas pour moi une révélation. Il faut le lire évidemment, mais après tout, on ne peut pas toujours être d'accord avec tout le monde ! "Donc, on ne se méfie jamais assez des mots, c'est ma conclusion." p.487 Alcapone13

Alcapone
02/02/13
 

Lu deux fois, au Sénégal: laissé par un touriste. Comme souvent quand on parle beaucoup d'un livre, surtout si c'est un classique, je suis d'abord déçue.La seconde lecture m'a davantage plu .Pas eu le temps de lire ce que propose Libfly mais je vais très vite regarder Luchini! merci Chalu berthe

afbf
25/11/12
 

J'ai lu ce livre car nous l'avons étudié en classe de première.Dire que j'ai aimé le lire serait faux, hypocrite et pédant. La lecture est difficile, le nihilisme de Céline, ses nombreuses références que je ne comprenais pas du haut de mes 16 ans, etc, constituaient de nombreux obstacles entre l'idée que je me faisais d'une lecture agréable et le livre que je tenais dans mes mains. J'avais l'impression de lire quelque chose de poisseux, triste, sale. J'étais découragée au fil de ma lecture, je n'en voyais pas la fin.Cependant, étudier "Le voyage" était vraiment passionnant, et je ne regrette pas de l'avoir lu. Mon professeur de litté nous a assuré que lorsqu'on avait une certaine maturité, lire "Le voyage" était un régal, alors je suppose que je le relirai plus tard.

KoalaMutant
15/03/12

Avant d'en faire la lecture je savais que ce livre était sujet à des opinions très contrastées dues aux tendances antisémites de Céline qui ont fortement entaché ses écrits. Mais ce livre mérite une appréciation toute personnelle, une réflexion bien en amont du qu'en-dira-t-on, des rumeurs et autres préjugés véhiculés jusque-là.Ferdinand Bardamu c'est notre anti-héros, c'est l'incarnation du vice et de la faiblesse mais c'est surtout un bien digne représentant de l'espèce humaine. Lâche quand il s'agit de se battre pour la Nation, d'humeur renfrognée quand il s'agit de partir en "exil". Loin du front, il fuit sa mère avec qui il entretient des rapports conflictuels et s'engage pour l'Afrique dont l'exotisme lui laisse à penser à une échappatoire au soleil.D'aventure en aventure, les péripéties s'enchainent et Ferdinand est un intrus partout. Il gagne le nouveau continent porteur de l'American dream et se laisse transbahuté dans une vie de débauche et de petit pauvre des bas quartiers.Mais le pain est toujours meilleur ailleurs alors la nuit s'étire jusqu'en France où notre héros exerce maintenant l'enviable métier de médecin. Peu respecté, en tâtonnement dans sa vie sociale, Ferdinand s'emploie à se faire un nom et une clientèle. Son périple s'étend à Toulouse et la quête d'une installation sereine s'éloigne car tous lieux semblent évocateurs d'une certaine représentation de la bassesse de population.Et les femmes valsent dans sa vie comme des oiseaux de mauvais augure : Lola, Musyne, Molly... qui ne sont que des apparitions fugitives, des rehausseurs de dignité.Enfin, il y a le fameux Léon, surnommé Robinson, qui est un compagnon de virée, un confrère d'infortune qui semble lié comme un aimant à une destinée funeste.Quel œuvre magistrale ! C'est splendide de descriptions finement ciselées et originales. Point d'ennui, tout est bon pour rire sur les petits travers du quotidien : des femmes rondelettes hantant les pâtisseries à celles vénales et profiteuses. C'est un bel exercice qu'a réalisé Céline, un portrait truculent du genre humain dans tout son égoïsme et sa noirceur.Il est des âmes qu'il est bon d'exposer au grand jour et c'est en fomentant une échappée dans la nuit profonde que les êtres paraissent plus petits et miséreux.Qu'ai-je aimé? D'alterner entre sourires et tristesse, d'être surprise par les tournures, par les images et autres figures de style toutes aussi renversantes les unes que les autres. Je ne suis pas d'accord pour qualifier ce livre de vulgaire classique empli de stéréotypes, car la dimension est bien au-delà et on remercierait volontiers Céline de nous terrasser sous cet obus.Il dormait comme tout le monde. Il avait l'air bien ordinaire. Ça serait pourtant pas si bête s'il y avait quelque chose pour distinguer les bons des méchants. (p. 160)Il transpirait des si grosses gouttes que c'était comme s'il avait pleuré avec toute sa figure. (p. 496) "Aux âme bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années" (Rabelais)

Melopee
04/06/11
 

Ferdinand Bardamu est un jeune homme naïf de vingt ans qui étudie à Paris. Suite à une conversation avec un copain (Arthur Ganate), il s'engage. Il est pourtant pacifique mais être pacifique en 1914 est synonyme de lâcheté...« […] je ne leur avais rien fait aux Allemands. J'avais toujours été bien aimable et bien poli avec eux. » (page 11).« La guerre en somme c'était tout ce qu'on ne comprenait pas. Ça ne pouvait pas continuer. » (page 12).Dans les tranchées, Ferdinand va vivre l'horreur, la folie, l'incompréhension et il notera la différence de traitement entre les gradés qui mangent à table et les soldats qu'on envoie crever, souvent pour rien.« […] rien qu'avec l'espérance de moins en moins raisonnable d'en revenir […] et aussi que si on en revenait qu'on n'oublierait jamais, absolument jamais […]. » (pages 24-25). La nuit, des soldats sont envoyés en observation ou en embuscade. Certains ne reviennent pas... Des villages et des forêts brûlent, et certains maires se rendent plutôt que de voir leur commune détruite. Le moral des soldats n'y est déjà plu et des troupiers sont fusillés.« Dans ce métier d'être tué, faut pas être difficile, faut faire comme si la vie continuait, c'est ça le plus dur, ce mensonge. » (page 34-35).« Ahuris par la guerre, nous étions devenus fous dans un autre genre : la peur. » (page 64).Blessé, Ferdinand sera démobilisé (provisoirement) et soigné par Lola, une jolie infirmière américaine dont il tombe amoureux mais elle le quitte le voyant trop lâche. Il tentera ensuite sa chance avec Musyne, une pétillante pianiste, mais elle ne voit pas en lui un héros et c'est encore une déception pour le jeune homme.« […] et je n'avais plus que deux idées en tête : sauver ma peau et partir pour l'Amérique. » (page 84).Ferdinand partira bien aux États-Unis, mais pas tout de suite, et fera un détour par l'Afrique ![...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
21/05/11
 

Une grande oeuvre à lire au moins une fois. J'ai ouvert ce livre avec beaucoup de naïveté ne connaissant ni l'auteur ni son style, ni l'histoire. C'est sa lecture qui donne envie d'en connaître davantage. Ce livre parfois long demande du temps, beaucoup plus qu'un simple roman mais il en vaut la peine.

Lilyptitbout
17/03/11
 

Le texte acerbe de Céline, inoubliable, le dessin torturé de Tardi : les romans illustrés de cette collection ne sont pas tous de cette trempe, un échange intime, désespéré. On dirait que les dessins sont faits antérieurement au texte tellement ils mettent en évidence sa noirceur. C'est une grande réussite qui invite à (re)lire ce roman extraordinaire. laurence

laurence
21/10/10
 

Le livre qui vous en fout plein la figure !!!

ASHURBANIPAL
23/06/09
 

Pour certains d'entre vous Céline rime sans doute avec raciste, ce n'est pas faux mais heureusement "Voyage au bout de la nuit" n'est pas marqué par cette touche peu glorieuse et reste une oeuvre majeure. A éviter de lire lorsque vous êtes déprimé cependant ! Ce voyage c'est l'histoire de Bardamu qui est envoyé sur le front en 14-18 et qui va tout faire pour échapper à cette guerre. Il enchainera ensuite les voyages et rencontrera tout un tas de personnes qui ne sont pas toujours recommandables. C'est donc une réflexion peu optimiste (mais malheureusement souvent réaliste) sur les hommes et leurs comportements dans le siècle dernier mais qui reste, je crois, d'actualité.En bref, si vous voulez vous divertir c'est à éviter. Mais je vous conseille tout de même de le lire, les réflexions de Bardamu y sont très intéressantes et le style bien qu'un peu ancien, se lit agréablement.

Artsouilleurs
27/05/09
 

Coup de coeur Nouvelle présentation, qui donne encore plus de matière aux illustrations, et nous invite à relire ce texte. A ne recommander que pour une 2e lecture, réservez la première à vos propres images.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.25 kg

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