EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 11/02/00
LES NOTES :

à partir de
6,50 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Un thème peu couru, une voix joviale, une veine burlesque, une verve comique, un univers original, un humour faussement naïf, un style ample et truculent, un ton détaché ont fait de ce premier roman une réussite acclamée. Normal pour la langue si souple d'un esprit malicieux. L'histoire : un avion genre Boeing-Boeing s'écrase à la campagne, en plein trou,
près d'une famille très rurale et pleine de ressources comiques. Le passage au journal télévisé de 20 heures, qui en a tourneboulé plus d'un et même plus d'une, annonce bien d'autres catastrophes à venir. Imaginez la rencontre des Branquignol avec les Deschiens en un lieu improbable... Serait-ce là une sotie sur le village global qui nous attend ?
4 personnes en parlent

Un bijou. Serge Joncour nous propose un narrateur dont les observations d'une finesse et d'une justesse saisissantes sont exprimées avec une langue très éloignée de tout académisme, et de tout 'beau langage'. Cela rend le récit souvent divertissant, mais surtout efficace. Des raccourcis, des expressions qui expriment à la fois un fait, une appréciation du fait, un contexte et le sentiment du narrateur, c'est un bonheur. Les personnages, qu'ils soient excessifs ou insignifiants prennent tous du relief et deviennent indispensables au texte. Aucune facilité, pas d'esbroufe, mais de la fantaisie, de l'absurde, parfois du sordide, et la vérité du narrateur. DansLesArbres

DansLesArbres
24/07/15
 

Avec une plume très alerte, souvent drôle, Serge Joncour fait mouche avec son premier roman, paru en 1998. On y retrouve la drôlerie qu'il peut avoir dans ses créations littéraires lors de l'émission Des papous dans la tête, sur France Culture. C'est une galerie de portraits tous plus improbables les uns que les autres, avec une pointe de satire pour le monde médiatique, attiré par les catastrophes. L'Ampoule fait ici penser à un journaliste de Strip-tease, l'émission belge qui se plonge dans la vie d'individus lambda et en montre les travers, sans commentaires. ici, l'humour est assuré par le décalage entre les événements dramatiques dont est responsable la famille et le recul qu'ils ont par rapport à eux. Une irresponsabilité tellement énorme, servie par quelques saillies de l'auteur très bien trouvées, qui fait rire et apporte un contrepoint de légèreté à ce roman très pathétique sur le fond.

Yohan59
07/09/14
 

C'est l'histoire de la famille catastrophe. Il y a la grand mère en fauteuil, la maman qui nettoie tout, tout le temps, le papa qui lit le journal et fait chômeur et des enfants : Thom, Totor, qui écrit mais ne parle pas, et le narrateur. Dans une campagne même pas mignonne, ils déclenchent des drames que les médias se font une joie de relayer : journal papier ou télé, notre petite famille est à l'honneur. Il faut dire qu'on ne reçoit pas tous les jours la carcasse d'un boeing dans son jardin ou qu'on assiste au massacre au Poneyland.Tant de cataclysmes finissent par attirer l'attention d'un journaliste qui décide de partager leur quotidien pour filmer le scoop de l'année !Un roman au style léger, proche d'un langage parlé, naïf, simple comme cette famille qui vit de peu... Plaisant par son ironie.

Praline
16/09/12
 

Dans "un petit village où il fait beau, l'avenue de l'église bordée de ses ombres, deux ou trois vues sur la fontaine qui glougloute, des accoudés qui trinquent sous les parasols anisés, la représentation même de la sérénité", vit une famille anodine dans un lieu-dit proche du trou paumé en rase campagne. Il y a le père, la mère, les trois enfants, sans oublier l'immortelle grand-mère dans son fauteuil roulant. En fait, cette famille a tout de la caricature des Bidochons - ce sont des gens simples, démunis, à la modeste ambition de paraître en une des journaux ! Et c'est pourtant vrai qu'ils les collectionnent, les unes. Ils sont mine de rien les champions involontaires des grabuges. La légende commence lorsqu'un boing se crashe dans le jardin, la carcasse devenant un aimant à touristes, "un genre de menhir qui n'avait pas la mérite des siècles". S'ensuit une série de guignes monstrueuses, mais tellement drôles à lire (je vous épargne la liste, vous invitant à les découvrir pour les savourer !).Ce qui est décrispant dans "Vu" c'est la constante légèreté, l'absence d'effusions, de pathétisme ou de misérabilisme qu'on accole trop souvent aux gens de peu. Il y a un refus de se prendre au sérieux, aucun état d'âme (l'épisode du cochon l'atteste). Au début, en ouvrant le premier chapitre, j'étais décontenancée par la nonchalance du style du narrateur, mais en approfondissant on découvre davantage : "un rendu proche du pathétique, un lyrisme feutré d'un manque de vocabulaire, devenu encore plus poignant à cause de cela. Un style étincelant de lacunes, elliptique jusqu'à l'abscons, tout ce qui caractérise la naïveté docile des puissants illettrés" ! Et pour se jeter lui-même des roses, le narrateur ajoute : "un talent de plume, certes pas suffisant pour les académies, mais parfaitement adéquat pour témoigner, non pas de nos petites misères comme ils le font tous, mais de nos petits arrangements avec l'ennui". Forcément le charme opère, ces Bidochons de Serge Joncour sont trop délirants pour ne pas aller à leur rencontre et accepter "une petite mousse". Et si d'aventure vous croisez en chemin l'Ampoule, autrement dit le journaliste Jérôme Marchetout, il vous expliquera, lui ...

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.12 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition