Warhol spirit

GUILBERT-C

livre warhol spirit
EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 20/02/08
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26,30 €

SYNOPSIS :

Vingt ans après sa mort, on peut encore se demander qui était vraiment le dessinateur, le peintre, le photographe, le cinéaste, le producteur, le graphiste, l'auteur, le journaliste, l'éditeur, le directeur artistique, l'animateur de télé, l'acteur, le mannequin américain d'origine tchèque nommé Andy Warhol. Était-il un prophète ? un imposteur ? un monstre ? un crétin ? le pape du pop ? un théologien paradoxal ? une machine célibataire ? un héritier du dadaïsme ? un martyr ? un taoïste ? un dévot ? un fantôme ? un avare ? un apôtre de la société du spectacle ? une victime sacrificielle
? un "fils à maman" ? un vampire ? un robotoe un sage ? un dandy ? un mystique ? une marionnette ? un saint ? une marque ? un obsédé de la mort ? du néant ? le plus véridique artiste de la seconde moitié du XXe siècle qui continue d'irradier le XXIe oe. Pour le savoir, il ne suffit pas de le voir. Il faut aussi le lire, l'écouter, tendre l'oreille vers sa parole et sa pensée. Car légère et profonde, ironique et rusée, la fine leçon dispensée par Warhol a tout d'une surprenante "sagesse" : celle d'un grand stratège de sa propre existence qui pourrait, étrangement, éclairer aussi la nôtre.
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Résumé : Un livre orange mécanique, noir et blanc, gris élégant... Retour sur un mythe : Cécile Guilbert offre un tombeau digne du "Pope Art". Andy Warhol est un mythe. Comme tout mythe, il s’est construit, déconstruit, et se fait reconstruire, encore et encore. Sa pensée prémonitoire de la répétition comme épiphénomène de la société est plus ancrée que jamais dans notre culture personnelle et contemporaine. Andy Warhol est un mythe, donc, que Cécile Guilbert a décidé d’explorer. Avec le challenge très risqué de ne pas répéter, justement, ce qui a été dit, écrit, raconté, filmé, sur ce qu’elle surnomme le "Pope Art". C’est réussi.Cécile Guilbert a précédemment écrit sur Saint-Simon , le meilleur Voici de tous les temps, et sur Guy Debord (1996), le meilleur dénonciateur de Voici de tous les temps. Le choix de Warhol n’est sans doute pas anodin, car lui a été un des médiateurs visionnaires et incontournables de la célébrité, dont la vaine gratuité le fascinait. L’auteur va ici au-delà de cette image d’icône sur laquelle personne n’est d’accord, comme l’atteste son chapitre Black War (Hole), où à la fois tout le monde et personne va de ses impressions sur Warhol : "spectre", "Peter Pan", "plein d’amour", "répugnant", "très catholique", "extrémiste"… pour finir sur ce magnifique "Andy était le trou noir dans l’espace" d’Ultra Violet. "So what ?", comme disait celui que l’on triture ici dans tous les sens. Le fait de savoir qui il était est donc si important, à rebours de tout ce que l’on a pu conclure ? Oui, répond Cécile Guilbert. C’est pourquoi elle décide d’écrire l’intime quasi généalogique d’Andrew Warhola. Son nom, sa mère, Julia, ses platoniques petits amis, sa foi… et le 3 juin 1968. Sa première mort : Valérie Solanas, une de ces anciennes actrices et militante féministe dont Avital Ronell écrira l’hommage, lui tire dessus. Sauvé in extremis, après six heures d’opération, il en gardera des cicatrices impressionnantes, physiques et psychiques, facilement exhibées. Warhol est devenu moitié d’homme, plus ombre que jamais. Pour les néophytes, le livre est aussi une excellente initiation à l’histoire de l’art warholienne. Si les aventures de la Factory ne sont que peu mentionnées, sans doute pour éviter de supplémentaires overdoses, l’auteur retrace en revanche l’influence de Duchamp, le pouvoir de la télévision, le Velvet Underground, Nico, Edie Sedgwick, le pape, les billets verts… Cécile Guilbert parle aussi des groupies et des héritiers. Mieux vaut ignorer les doutes distillés sur les plagiats qu’auraient pu commettre la majorité des artistes vivants depuis la mort de Maître Warhol. Un Bret Easton Ellis a par exemple rendu brillamment hommage aux œuvres warholiennes, qui n’aimaient rien tant que d’être reproduites à l’infini. On pense à l’idée qu’avait Warhol de trafiquer le sillon de la chanson du disque "à la banane" du Velvet Underground, pour que le refrain de I’ll be your mirror ne s’arrête jamais, et que l’on entende la voix caverneuse de Nico chanter sans cesse "I’ll be your mirroooor, I’ll be your mirroooor"… L’ombre de Warhol plane toujours sur l’art et les mots, et peut-on reprocher à un livre qui a osé s’appeler Glamorama de se nourrir du plus grand vampire du XXe siècle? Enfin, il y a l’option esthétique. Par l’orange qui revient de façon mécanique, le gris élégant, le noir et blanc, couleurs préférées de Warhol, les rares photographies, la profusion d’énumération de noms, d’œuvres, de citations : Warhol Spirit est plus qu’un essai, c’est une matière d’art. Appartenant au tombeau, ce livre n’en est pourtant pas vraiment un. Tombeau vivant, c’est-à-dire remué d’art, avec cette narration sans cesse dérangée par des inventions typographiques et autres éléments graphiques. Le tombeau est beau, le moindre des hommages à Warhol, un artiste qui aurait voulu que soit écrit "produit" sur sa tombe au lieu de son nom. En un sens, Cécile Guilbert exécute ce souhait et, défiant les définitions péjoratives actuelles, fait de son livre un produit. Un produit-joli tombeau qui (s’)offre le luxe de servir l’art(iste). Sophie Rosemont - Critique à nonfiction.fr

SophieRosemont
25/03/09

Format

  • Hauteur : 22.50 cm
  • Largeur : 16.00 cm
  • Poids : 0.64 kg

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