livre wisconsin
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 02/10/08
LES NOTES :

à partir de
8,80 €

SYNOPSIS :

La famille Lucas vit dans le nord du Wisconsin, belle terre oubliée peuplée d'ouvriers européens immigrés et d'Indiens Ojibwés. John, violent et alcoolique, passe son temps dans les bars, quand il ne s'acharne pas sur sa femme et ses enfants. L'aîné, James, lassé des frasques paternelles, s'engage pour le Vietnam. Il ne reviendra
pas, laissant son jeune frère Bill à ce sombre quotidien. Seuls les Morriseau veillent de loin et le soutiennent pendant le périlleux passage de l'enfance à l'âge d'homme. Mais au coeur de cette nature immuable et splendide qui panse les blessures et apaise les peurs, ce qui reste d'amour donne doucement la force de survivre.
13 personnes en parlent

Ernie Morisseau n'aurait jamais cru que ses nouveaux voisins installés sur les terres infertiles d'Olina, au Wisconsin, auraient tant d'importance dans sa vie et celle de son épouse Rosemary...Peu après leur union, Claire et John Lucas s'installent donc dans leur ferme achetée à bas prix à une famille d'immigrés allemands. Très vite, deux enfants naissent: James alias Jimmy et Bill. Une famille normale en apparence, mais sans avenir, car John, solitaire taciturne sombre dans l'alcool et ne s'exprime plus que par la violence verbale et physique:" Lorsqu'il buvait, il semblait toujours accablé par un sentiment d'échec qui, après avoir fermenté pendant des heures, finissait par faire remonter des vapeurs empoisonnées jusqu'à son cerveau et se transformer en rage meurtrière."Claire subit au point de s'effacer de son propre corps et devenir l'ombre d'elle-même: "rien qu'un épuisement si total qu'il faisait d'elle une sorte de coquille vide."Les garçons, à défaut de pouvoir compter véritablement sur leur mère pour les défendre, tentent de s'opposer au monstre qui vit avec eux. Pour Jimmy, ce sera l'engagement dans le corps des Marines et le départ pour la Guerre du Vietnam. Pour Bill, "la beauté rédemptrice de la nature", les excursions le long de la rivière Chippewa, et aider sa mère, en silence, à rester debout. Les seuls moments de douceur, ils les avaient chez les Morrisseau, car le couple les a toujours considérés comme leurs propres petits... Mais, Claire, dans sa détresse, les ramène à elle.Dans cette ferme sauvage et caillouteuse, trois âmes tentent de trouver leur chemin tout en évitant le diable de la maison incarné par le père. Sauf que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, et les cris et les violences réitérées laissent des marques indélébiles et un étrange sentiment de mal-être.Claire a l'impression constante d'une existence gâchée par la solitude et le désespoir au point qu'elle est incapable pendant longtemps de sortir la tête hors de l'eau et aider ses enfants. La solitude la fait parler aux arbres...L'auteure, par le jeu des chapitres, donne la parole aux personnages récurrents. Nous somme ainsi dans un roman choral dans lequel, pour une même situation, le lecteur a parfois l'occasion de lire un point de vue différent, ou une approche différente de la scène. Les Morrisseau incarnent la normalité; ils sont le rempart à la folie ambiante.Dans ce roman fleuve, véritable fresque familiale (mais peut-on réellement parler de famille?) entre 1967 et 2000, plusieurs thèmes sont abordés: les Indiens implantés au Nord Wisconsin, la Guerre du Vietnam, l'alcoolisme, la fraternité... On ne sort pas indemne de cette lecture à la fois réaliste et poétique, où le Wisconsin et le Vietnam se font écho, où les âmes se réincarnent parfois et se montrent à leurs proches afin que ces derniers espèrent encore et ne baissent pas les bras.A chaque jour suffit sa peine se dit souvent Bill désormais adulte. Car comment grandir et être un adulte normal et responsable lorsqu'on a grandi dans un tel chaos affectif et émotionnel?Mary Ellendes Ellis répond à cette question fondamentale, et la littérature devient, entre ses mains, beauté et espoir d'une vie meilleure.Un très bon roman. vivi

vivicroqueusedelivres
12/07/14
 

Ce roman retrace l\'histoire d\'une famille : p? alcoolique et violent, m? au bord de la folie, le fr? ain?ui s\'engage au Vietnam et le cadet qui tente de survivre...\rUne histoire remarquablement bien ?ite et tr??uvante.

Ninie
19/11/08
 

Je suis passée à côté d'un coup de coeur et pourtant ce roman s'avère déchirant, poignant, émouvant, simplement juste dans son approche de la violence ! la violence familiale, celle de la guerre, celle que revêt parfois la vie. Il m'est arrivé de repenser à ma lecture de "arrive un vagabond" de Goolrick pour le décor posé de cette Amérique rurale. Mais une fin qui me laisse perplexe, un peu facile voire bâclée justifie la note accordée.

evalea
28/01/16
 

Pendant la seconde moitié du XXème siècle, deux familles vivent dans un petit village du Wisconsin. Les Moriseau sont originaires de cette région, les Lucas s'y sont installés parce que les terres étaient bon marché. le climat froid et le sol sont en effet peu favorables à l'agriculture. Mais les difficultés des Lucas pour faire prospérer leur ferme s'expliquent surtout par l'alcoolisme du père, John. La mère, maltraitée par ce mari violent, ne parvient pas à protéger leurs fils comme elle le voudrait.Dans ce petit village, hormis les Moriseau, peu de personnes sont enclines à aider les membres de cette famille en détresse. D'ailleurs la crainte qu'inspire John invite à ne pas s'en mêler. Les codes sociaux en vigueur conduisent plutôt James, Bill et leur mère à tenter de cacher leurs difficultés plutôt qu'à solliciter de l'aide. La vie est tellement difficile pour les frères que chacun cherchera à sa façon à s'en évader.Les caractères des protagonistes et leurs rapports sont présentés de manière subtile, souvent très émouvante. Les échanges entre les frères, James et Bill, sont particulièrement riches, à la fois rudes et tendres. A travers les histoires personnelles des personnages du roman, on découvre l'histoire d'une nation en conflit au Vietnam. Les conséquences de cette guerre sont mises en évidence, pas seulement pour ceux qui n'en réchapperont pas mais aussi pour ceux qui en reviennent affectés physiquement ou psychologiquement, ainsi que pour leur entourage.Cette lecture fut très agréable malgré la tristesse du propos. L'intégration de phénomènes mystiques dans le récit gâche un peu la qualité de l'ouvrage à mes yeux. Heureusement cet aspect reste mineur et j'ai pu le considérer comme le ressenti de personnages presque jusqu'à la fin. Apikrus

Apikrus
26/08/14
 

Bill, huit ans, est un petit garçon solitaire, chahuté par les autres gamins qui lui rappellent, au cas où il l'oublierait quelques instants, que son père est un alcoolo minable et violent, et que sa mère est complètement frappée. Frappée par son mari, certes, et personne ne peut l'ignorer. Mais frappée du ciboulot, rien n'est moins sûr.Bill a un chouette grand frère, Jimmy, qui le bouscule gentiment pour faire le mariole devant les copains mais qui l'aime et le protège. Bill l'adore, ce frérot, c'est le seul adulte sur lequel on peut compter dans ce foyer sinistre où le père terrorise tout le monde. Mais Jimmy a dix-huit ans, et à cet âge on peut s'enrôler dans les Marines pour "voir du pays" (quand on vit dans un bled du Wisconsin, ça ne se refuse pas, un tel... mirage) et accessoirement pour fuir son abruti de père. Oui mais en 1967, les jeunes Américains qui s'engagent dans l'armée sont envoyés au Vietnam...En regardant cette couverture de loin, je voyais un petit garçon en train de faire pipi. Image surprenante et de mauvais goût qui me faisait bouder cet ouvrage malgré les avis dithyrambiques. Quelle erreur de s'arrêter à une couverture (surtout que je me trompais sur l'image) ! Ce roman est une pépite. On se glisse vite dans le décor, et comme le fera Jimmy, on regarde Bill souffrir, serrer les dents, porter sa mère à bout de bras, lutter bravement pour ne pas se laisser submerger. Et on rage de n'être qu'un spectateur impuissant face à tant de drames. Cela semble tellement simple de consoler un enfant... On assiste également à la guerre du Vietnam, la vraie, pas celle des beaux discours politiques censés justifier pourquoi le conflit s'éternise. On la voit à travers le regard de Jimmy et de tous ceux qui se battent dans la jungle, ceux qui voient leurs copains mourir en appelant leur mère, ceux qui attendent le courrier pour garder un petit bout de contact avec leurs proches, un lien avec leur "chez-eux" ; tant que ce fil-là existe, c'est qu'ils sont encore en vie et qu'ils pourront peut-être retrouver tout cela, un jour. Jimmy connaît l'enfer, mais aussi la solidarité, un semblant de famille, une confiance parmi ses frères d'infortune alors que l'équilibre familial était si précaire chez lui.Dans toute cette horreur, celle d'un petit garçon exposé à la brutalité paternelle et celle d'un jeune soldat dans l'enfer de la guerre, quelques lueurs : douceur et amour d'une mère et d'un couple de voisins, réconfort que l'on peut trouver dans la nature, présence précieuse des morts, par leur souvenir et leur "voix" qui soutient et guide...Cet ouvrage sombre et sensible est somptueux. De ceux que l'on qualifie de "beau livre", comme 'Seul le silence', 'Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur' et bien d'autres. On se prend immédiatement d'affection pour Bill, et ses blessures vous prennent aux tripes. On admire Ernie et son image de père/mari idéal, homme obsédé par la guerre en général, celle du Vietnam en particulier, en rogne contre l'enrôlement des jeunes et la responsabilité de leurs aînés qui "laissent faire" - mais quelle alternative ? Tous les portraits (y compris celui du chien) sont réussis, d'ailleurs, car nuancés : l'auteur gratte le vernis, tout le monde a ses faiblesses, même les gens "bien" qui semblent solides, tout le monde porte une croix - plus ou moins lourde, certes -, même ceux à qui tout semble sourire. Comme le reste, les dialogues sonnent juste, pas posés là pour faire joli : des paroles sages, réconfortantes, mais au moins autant de mots maladroits, blessants, même entre ceux qui s'aiment. Brillant roman, optimiste malgré toute cette tristesse. De ces livres qui rappellent « que d'autres ont éprouvé des sentiments comparables aux siens ou fait des expériences similaires », et « que, belle ou laide, la vie a de la valeur. » (p. 377) Canel

Canel
23/08/14
 

Un coup de coeur ! Oui, parfaitement : un coup de coeur pour ce roman.Pourtant, ce n'était pas gagné : de nombreux personnages, des époques différentes, des flash-backs. Et pourtant, la sauce prend.Je me suis attachée à cette famille bancale : la mère dépressive qui touche la terre et la ressent ; le fils aîné parti au Vietnam et qui se raconte dans ses lettres ; le fils cadet qui tente de survivre grâce à la bienveillance des voisins qui jamais ne posent de questions.Je me suis également attachée à l'histoire des voisins, tout aussi triste.Une mère et un fils qui se retouve des années après ; des apparitions qui nous font prendre conscience que les êtres aimés sont toujours parmi nous.Une langue belle qui enveloppe les accidents de la vie dans de la poésie.Des poissons d'eau dans les yeux en fin de lecture.Un coup de coeur, je vous dis !L'image que je retiendrai :Celle de la mère et de son fils étudiant le-a géologie du sol de leur terre pour tenter de comprendre les forces qui l'anniment.Une citation :"Mieux vaut vivre avec ses blessures que mourir étouffé dans sa coquille." (p.227) Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
02/08/14
 

J’ai tout bonnement fondu face à la très belle couverture de Wisconsin. Elle m’a donné une bonne impression et l’envie irrépressible de le lire.L’histoire se passe dans l’Etat du Wisconsin et, plus précisément, au cœur d’une famille déchirée. Le père est un ivrogne violent qui n’aime rien ni personne et, par conséquent, la mère est dépressive. Ensemble, ils ont eu deux fils : Jimmy, l’aîné et Billy, le cadet. Un jour, Jimmy s’engage chez les Marines pour combattre au Viêt-Nam, un départ qui bouleversera toute leur vie.Malgré le résumé, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre avant d’entamer ma lecture. Et ce n’est pas négatif, ça a aussi du bon de partir à l’aveuglette ! Wisconsin est indéniablement poignant. C’est un roman dur, que je ne conseillerais pas aux plus sensibles. Il parle beaucoup de la guerre, et pas seulement de celle du Viêt-Nam. Il y a ceux qui partent au front, ceux qui y sont morts et ceux qui ne savent pas pourquoi ils ont survécu.Le personnage le plus important est Billy, le plus jeune garçon. Je l’ai adoré et je n’ai pu que comprendre ses actes. On s’y attache avec plaisir et on le suit de son enfance à sa vie d’adulte. Dans la ferme voisine, vivent Rose et Ernie, un couple sans enfant qui fera tout pour aider leurs voisins. Nous suivrons leur histoire des années 1960 à 2000.Je ne pourrais pas lister tout ce que j’ai ressenti en lisant ce roman. Il n’y a pas assez de mots pour cela. Wisconsin est une histoire dure qui montre que rien n’est impossible tant qu’on est en vie. Il y a des révélations vraiment effroyables où j’étais mal en point, attristée. Et pourtant, l’espoir n’est jamais bien loin et la fin est magnifique.Pour conclure, je classe Wisconsin dans mes coups de cœur et je le recommande au plus grand nombre (public averti toutefois).

Tchoups
23/06/14
 

Un roman magnifique sur une famille déchirée par la haine et la lâcheté d'un être cruel, une famille qui essaye de survivre tant bien que mal, sur la guerre du Vietnam qui a fait naître des blessures non refermée, même après la fin du conflit. Un roman d'une beauté vibrante et touchante qui renferme une lueur d'espoir, à travers Ernie et Rosemary Morisseau, les voisins des Lucas, qui seront leur bouée de sauvetage.Je défie quiconque lisant ce livre (lecture que je vous recommande vivement) de rester insensible devant le destin de ces êtres de papier, pourtant si vivants. C'est impossible : vous aurez beau faire, l'émotion sera trop forte et vous sentirez quelques larmes couler le long de vos joues.Pleurer en lisant un livre : c'est aussi ça qui fait la force d'un grand roman.

Will2106
06/03/14
 

Quoi de mieux qu'un bouquin plein de promesses ? Un bouquin qui les tient ! Et là , avec ce premier roman , Ellis place deja la barre tres haut . Une superbe chronique familiale ou tragédies et nature se partagent les premiers roles...En lisant la 4e de couv' , l'on se dit que pour les barres de rire , on repassera . Ce roman possede la force comique d'un Damien Saez et d'un Miossec réunis . Rappelant furieusement le Winter's Bone de Woodrell , l'on y retrouve une famille miséreuse traçant irrémédiablement son noir sillon , promesse inégalable d'une récolte riche en amertume et en désillusion . Theme peu ragoutant de prime abord , au second non plus d'ailleurs . Je dis ok . De plus , des livres traitant de tels sujets , il en existe des caisses et l'exercice peut sembler éculé . Re-ok . Seulement voilà , c'était sans compter sur l'écriture d'Ellis ! L'auteure , dotée d'une plume sensible et juste , vous embarque instantanément dans cette région du Midwest Américain en vous dressant le tableau intimiste de deux familles voisines , portraits s'enracinant en pleine guerre du Vietnam et magnifiquement dépeints sur un peu plus de trois décennies ! A ma droite , les Lucas . Claire , maman courageuse devant supporter vaillamment les cuites à répétition de son John de mari qui ne vénere que deux choses au monde : l'alcool à outrance et les taloches prodiguées à l'envie sur toute personne passant à portée de paluche ! Bon à rien , mauvais en tout ! Mauvais pere , mauvais mari , élu chef de famille irresponsable 8 années consécutives ! Ses seuls trophées...De cette triste union naitront James , l'ainé , et Bill . Sortes de Tom Sawyer et Hucklberry Finn toujours partant quand il s'agit de faire une bétise . A ma gauche , les Morriseau . Vieux couple touchant ayant bravé les interdits . Une blanche et un sang mélé s'étant juré fidélité ad vitam eternam . Ernie , parfaite antithese de John , ancien vétéran , fait prospérer une ferme qu'il gere de main de maitre . Rosemary , elle , doit vivre au jour le jour avec cette idée qui la ronge de ne jamais pouvoir enfanter . C'est pourquoi , tout naturellement , James et Bill y trouveront , chez eux , un second foyer empli de tendresse et d'amour.Deux familles dissemblables , deux parcours de vie chaotiques forgés par la guerre et se retrouvant , à des degrés moindres , dans la douleur d'un apre quotidien .Ellis évoque magistralement le manque , l'absence provoquée par le départ de James , engagé volontaire pour aller "bouffer" du jaune mais surtout pour fuir ce pere qu'il déteste et laisser Bill se construire comme il peut dans son nouveau rôle de soutien protecteur . Quoi de pire que la mort d'un soldat si ce n'est l'annonce de sa disparition . Pas de corps à pleurer , juste l'espoir ténu d'un possible miracle . Ce livre est une longue plainte saisissante . Celle d'une mere ayant le sentiment d'avoir été à coté de la plaque toute sa vie . Celle d'un frere déchiré , semblant avoir hérité des genes du pere , qui pleure autant qu'il boit sa moitié disparue . Celle d'un vieux couple qui assiste , impuissant , à la longue descente aux enfers de cette famille dévastée et qui ne peut se résoudre à accepter l'inéluctable mort d'un p'tit gars qu'ils considéraient comme leur propre fils . Les émotions ne sont que tristesse et désespoir . Elles jaillissent à chaque page et vous éclaboussent de leur noirceur contagieuse ! Ellis maitrise à la perfection une narration qui s'enfonce graduellement dans le cafardeux et le mélancolique . Une misere sociale et morale accablantes .L'auteure verse dans le douloureux sans jamais en faire de trop . Objectivité du récit , sincérité du verbe . Un récit empreint d'une désespérance omniprésente , magnifié par la description de ces paysages d'une beauté sauvage époustouflante . Le tout , dans un contexte de guerre oppressant m'invitant à aller réecouter sur le champ ( de mines ) ces bons vieux standards anti Vietnam que sont Born In The USA du Boss ou bien encore Star Spangled Banner et Machine Gun d'un Hendrix survolté . Si les themes que constituent la perte d'un etre cher , l'enfance maltraitée , l'hérédité , la solitude , vous titillent , laissez-vous emporter par cette berceuse vénéneuse...Wisconsin , la beauté déprimante et ténébreuse d'un coucher de soleil hivernal...

TurnThePage
06/11/13
 

Wisconsin, 1967. La famille Lucas vit dans une ferme isolée. Bill âgé de huit ans aime se promener dans la nature et suivre son frère aîné James qui est un fan d’Elvis Presley. John le père est un alcoolique brutal et leur mère Claire semble perdue en permanence dans se pensées, ne se souciant pas de ses deux fils. Souvent Bill et James vont chez les Morriseau un couple sans enfant et qui sont leurs plus proches voisins. James ne supporte plus les brimades de son père et s’est engagé dans les Marines. Le Vietnam l’attend. Bill se sent abandonné par son frère et le départ de James est pour sa mère un électrochoc. Bill écrit à son frère ajoutant à chaque fois un élément de la nature du Wisconsin : une fleur, de la terre. Mais le jour où des officiers se présentent chez ceux, Claire a compris. James est porté disparu. Bill lentement s’enfonce dans un processus d’autodestruction et devient de plus en plus solitaire.Dans ce roman choral qui se poursuit jusqu’en 2000, on assiste bien plus qu’à la description et l’évolution de la vie de personnages. Mary R. Ellis nous décrit un père qui noie ses échecs dans l’alcool et se venge sur les siens, une mère qui reconnaît avoir été passive trop absorbée par ses problèmes, des voisins dont la bienveillance est une seconde nature, l’absence cruelle d’un frère dont a peur de perdre le souvenir de son visage ou du son de sa voix, de la nature omniprésente. Et il y a toutes les blessures, les attentes et les déceptions anciennes ou récentes de chacun qui sont nous dépeintes admirablement comme l’espoir que James nourrissait de revenir en héros. Et puis, il y a Bill fracassé depuis la mort de son frère qui réapprendra à vivre.Mary R. Ellis donne à ses personnages la possibilité de s’exprimer sur une même situation offrant ainsi un angle de vue varié. Pas de pathos et l’auteure nous offre une fin pleine d’espoir.Un roman dur mais majestueux, ample d’humanité et de sensibilité ! J’ai été submergée d’émotions à la gorge! http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
21/10/13
 

Beau roman composé de savoureux ingrédients : la splendide nature de cet état de l'Amérique rurale, des personnages attachants (d'autres beaucoup moins !), des secrets de famille... Un livre sur les Etats-Unis tel que je les aime.

fdm77
05/06/12
 

L’action se situe, comme son titre l’indique dans le Wisconsin. Donner ce titre à ce roman, c’est orienter déjà la lecture. Plus que les personnages, l’accent est mis sur le pays, ou plutôt la Région. Région rurale, bordée par le lac Supérieur et le Michigan, mais aussi comprenant un lac intérieur : Winnebago… La forêt, les lacs, les grandes étendues sont donc le décor naturel de ce roman. A l’intérieur de ce décor, l’auteur a placé deux familles voisines : les Lucas et les Morrisseau.Dans la première, le père est une brute patentée, alcoolique et violent envers sa femme et ses enfants. Sa femme, Claire, se tait, évite les coups, son fils aîné James, en révolte contre son père tente de protéger sa mère et son frère, Bill, âgé de 8 ans. Le début du roman se concentre d’abord sur cette famille : noirceur, violence, alcoolisme, humiliation, rien nous ait épargné, jusqu’au sadisme subi par une tortue. Mais les choses empirent quand James part, engagé volontaire, au Vietnam. A l’enfer familial, succède l’enfer de la guerre. On a un peu du mal à sortir la tête de l’eau…J’ai eu la tentation d’arrêter là cette lecture que je trouvais trop misérabiliste, trop noire, trop “zolienne” ou “faulknerienne” (comme dirait Frannso)… tous les détails étaient sordides, aucune éclaircie en vue… et puis il y a eu ce petit déclic,vous savez quand soudain il semble que le soleil fasse une percée à travers les nuages. Sans être tellement plus gai pour autant, le couple de voisins a sorti ma lecture de son ennui.J’ai beaucoup aimé Ernie et sa femme Rosemary, leur amour, leur quête d’amour d’enfant, leur attachant à la terre et au chien. Et cette croyance amérindienne de l’âme des morts rendant visite aux vivants. Il y a de la spiritualité dans ce roman, une spiritualité qui vient de la nature, des animaux et des forêts.Si certains passages sont dérangeants, d’autres sont émouvants et montrent comment les blessures de l’enfance font l’homme adulte, le construisent ou… le détruisent. Mais c’est aussi un roman sur l’Amérique, sur sa politique guerrière, une critique de l’obscurantisme des régions reculées : son rarisme (Ernie est un amérindien Objiwès), ses on-dit, ses ignorances.Un beau roman finalement… parce qu’il faut aller au bout pour s’en rendre compte !

George72
05/12/09
 

C'est peut-être mon livre préféré lu en 2009. D'après certaines critiques lues, ça ressemble à plein d'autres ouvrages sur le sujet, mais moi j'ai été fascinée. Le héros,jeune garçon, voit son frère aîné (et adoré) partir à la guerre du vietnam (il n'en reviendra pas). Il grandira sans lui avec son souvenir dans un environnement familial empreint de douleur.

cfons
30/10/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.29 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : ISABELLE MAILLET

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition