Yves saint-laurent ; portrait

PELTIER, M

livre yves saint-laurent ; portrait
EDITEUR : ROCHER
DATE DE PARUTION : 02/06/08
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19,30 €

SYNOPSIS :

Paris, 1957. Un oranais inconnu de 21 ans succède à Christian Dior, qui vient de mourir, à la tête de la plus célèbre maison de couture du monde. Tout de suite, le succès et la célébrité s'offrent à cet enfant aux doigts d'or. La France, l'Amérique, l'univers entier l'aduleront durablement. De la robe Trapèze aux vestes Van Gogh, il fait l'événement. Ses collections enchantent, ses modèles sont copiés. Il recevra toutes les distinctions possibles et entrera vivant au musée. Il sent son époque. Il accompagne ou précède de ses vêtements la révolution des moeurs qui la caractérise. Cabans, sahariennes, smokings et tailleurs pantalons habillent de nouvelles façons de vivre. Il hisse le prêt-â-porter au niveau de la haute couture. Avec lui, la mode ne demeure pas une affaire d'esthétique, elle devient un phénomène de société. Ce n'est plus la chasse réservée d'une certaine élite, cela sera l'affaire de tous. Il crée pour la rue et d'après la rue - mais avec toujours en tête l'excellence. En même temps, il travaille à se libérer et à libérer ceux et celles qu'il habille. Après un siècle quasiment victorien, il sème dans la mode un grain de folie, contemporain de la pilule, des lois sur l'avortement ou le divorce, des luttes féministes. Mais il n'a rien d'un théoricien. Il préfère créer. Certains diront même qu'il a inventé la femme contemporaine. Et il ne bornera pas la libération des moeurs aux femmes. Il a fondé sa propre maison avec son amant Pierre Bergé. Il choque Paris en posant nu pour la publicité d'un parfum. Il provoque tous azimuts. Pour lui, Rive Gauche n'est pas seulement un lieu ni un parfum, c'est un état d'esprit. Cependant, il regrette une certaine qualité d'élégance du monde qu'il a contribué à détruire.
Il déplore les excès et les vulgarités que ses propres avancées ont amenés. Un certain raffinement s'évanouit, au profit des productions de masse dont il a été le précurseur. La couture française, dont il fut le dernier roi, perd sa prééminence. Il se retire dans sa tour d'ivoire, critique, souvent désespéré. Chronos, le dieu du temps, dévorait ses enfants. Saint Laurent finit déchiré par les siens. On le disait narcissique, on dira qu'il se hait. Peut-être l'un et l'autre sont-ils vrais. Peut-être la mode ne l'a-t-elle pas comblé. Peut-être visait-il plus haut, et son tempérament d'artiste l'a-t-il rendu malheureux. Et sans doute faut-il chercher dans une jeunesse protégée, éclaboussée de soleil, mais solitaire, les blessures dont il s'est peu à peu empoisonné. Treize chapitres ( La ville dont le prince est un enfant, mon truc en plumes, rive gauche business, le lait des fantômes, l'école des femmes, Homo Saint Laurentinus, Mass modiste, le Parisien d'Algérie, Un style pour survivre, Absences et retraites, Vieux comme mes robes, Papa, maman, les militaires et moi, Trois robes noires), répartis en quatre parties (les triomphes, de l'esthétique au social, la difficulté de vivre, l'âme au passé), suivent son itinéraire et décortiquent sa personnalité. Le lecteur pénètre peu à peu jusqu'au coeur d'un homme qui a eu le malheur de vivre dans un monde où ce qui faisait son bonheur était en train de mourir. Les années soixante ont marqué l'Europe, et le monde par voie de conséquence, d'une rupture aussi formidable que subreptice. Comme tous les enfants, Saint Laurent jouait à casser ses jouets : le temps qu'il se retourne, et la civilisation dont il vivait avait disparu, laissant dans ses décombres sont talent fracassé.
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Format

  • Hauteur : 22.00 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.26 kg

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