Zazie dans le metro

QUENEAU, RAYMOND ; OUBRERIE, CLEMENT

livre zazie dans le metro
EDITEUR : GALLIMARD BD
DATE DE PARUTION : 19/06/08
LES NOTES :

à partir de
15,25 €

SYNOPSIS :

Zazie débarque à Paris pour la première fois chez son tonton Gabriel. Le Panthéon, les Invalides et le tombeau véritable du vrai Napoléon, elle s'en contrefiche. Mais kesski l'intéresse
alors, Zazie, à part les bloudjinnzes ? Le métro. Et quand elle apprend que ses employés sont en grève, les injures fusent. C'est qu'il vaut mieux pas la contrarier, la mouflette !
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Zazie a dix ans - c'est tout ? elle est bien dégourdie pour son âge ! Sa mère la confie à son oncle Gabriel, qui est prêt à lui faire découvrir Paris. Mais elle, ce qu'elle veut, c'est prendre le métro, le reste elle s'en fout et ne se gêne pas pour le dire avec son franc-parler :« - Si ça te plaît de voir vraiment les Invalides et le vrai tombeau du véritable Napoléon, je t'y conduirai.- Napoléon mon cul. Il m'intéresse pas, cet enflé avec son chapeau à la con.- Qu'est-ce qui t'intéresse, alors ?- Le métro. »Voilà, le ton est donné : la "mouflette" est impertinente, entêtée, curieuse, elle a de la repartie et un talent certain pour n'en faire qu'à sa tête, inventer des histoires sordides et faire tourner les adultes en bourrique. Elle est attachante, aussi, forcément, et vraiment rigolote - de loin.Clément Oubrerie met en images cette épopée parisienne imaginée par Raymond Queneau à la fin des années 50.Je suppose que l'album est fidèle au roman dans le ton et l'esprit ? je n'ai pas lu le texte original. Beaucoup d'humour, grâce à des personnages pittoresques, des dialogues percutants, des situations amusantes. Beaucoup d'action aussi et de rebondissements loufoques - à la limite du too much, quand même.Le graphisme peut rebuter, la graphie de l'auteur est parfois difficile à déchiffrer, d'autant que l'orthographe est souvent fantaisiste (ce qui ajoute à l'humour).Cela ne m'a pas empêchée de passer un très bon moment. Canel

Canel
11/01/14

Adapter le roman de Raymond Queneau en une BD est une bonne idée car non seulement il transfigure un texte qu'il est parfois fastidieux de lire tant il est loufoque, et il permet d'en saisir les subtilités et l'intelligence. Clément Oubrerie est l'illustrateur de la série Aya de Yopougon. Ses adeptes y reconnaîtront sa "patte" mais seront peut-être agacés du "flou artistique" adopté dans les traits. Cependant, les illustrations donnent une âme au récit. Le lecteur comprend mieux les scènes, les jeux de mots et autres facéties oulipiennes voulues par l'auteur. Mais que faut-il retenir de "Zazie dans le métro" à part le fait qu'elle termine souvent ses phrases par "mon cul" et que l'expression "tu causes, tu causes, c'est tout ce que tu sais faire!" revient tel un leitmotiv? En errant dans Paris avec son oncle Gabriel, Zazie rencontre des personnages hauts en couleurs, tous aussi bizarres, mais qui, au final, la feront grandir. En arrière plan, on visite le Paris des années cinquante...Rien ne fait peur à cette peste sortie de Province et confiée l'espace d'une journée à un autre adulte que sa mère. Elle traite son oncle "d'hormosessuel" car il est artiste transformiste et philosophe tribun. Elle rencontre Pedro-Surplus et lui raconte une histoire farfelue de meurtre à la hachette...L'originalité de ce récit tient au fait qu'il n'y a pas de profondeur véritable. L'auteur prend des libertés avec l'orthographe, invente des mots, et banalise des situations étranges. Oubrerie rend vivant cet ensemble pas facile à lire, mais à la réflexion, on peut se demander si ce texte est réellement compréhensible pour un jeune lecteur. De ce fait, je ne pense pas que cette BD soit vraiment pour tout public. Elle s'adresse plus à des lecteurs adultes voulant retrouver la magie de la prose de Queneau sans pour autant s'ennuyer. Contrat rempli avec cet album! vivi

vivicroqueusedelivres
25/02/12
 

Adaptation du très célèbre roman de Raymond Queneau, publié en 1959, qui reste d’une modernité et d’une inventivité de langage extraordinaires.Zazie, une gamine de dix ans extrêmement délurée et dotée d’un langage expressif arrive de sa province pour passer deux jours à Paris chez son tonton Gabriel. Ce dernier vit avec Marceline et travaille la nuit comme … danseuse de charme. Le Panthéon, les Invalides et le tombeau du véritable Napoléon, Zazie n’en a cure et envoie balader son tonton et Charles qui les promène dans son taxi. Mais kess-qui l'intéresse alors, Zazie, à part les bloudjinnzes ? Le métro. C’est tout ce qu’elle veut voir à Paris. Et quand elle apprend que les employés sont en grève, elle leur envoie une volée d'injures. C'est qu'il vaut mieux pas la contrarier, la mouflette ! Elle sait ce qu’elle veut et ce qu’elle ne veut pas. Et elle le fait savoir à tous les personnages haut en couleurs qu’elle croise sur son chemin : Turandot, le patron du bar La cave, (où Gabriel boit des grenadines), propriétaire du perroquet Laverdure ; Charles, le chauffeur de taxi ; Madeleine, dite Mado-ptits pieds, la serveuse du café ; Gridoux le cordonnier qui sait le latin ; Pédro-surplus – Trouscaillon – Aroun Arachide, marchand forain et policier satyre, entre autres identités ; Fédor Balanovitch, conducteur de car touristique ; Mme Mouaque, veuve amoureuse …Clément Oubrerie, illustrateur et dessinateur de bande dessinée (la série Aya de Yapougon, écrite par Marguerite Abouet et publiée chez Gallimard) revisite Queneau avec un respect de l’œuvre originale, en évitant le piège de la simple illustration, et une inventivité, un dynamisme graphique très réussis. Sa palette de couleurs chaudes fait merveille. Il suscite l’envie de retourner au texte de Queneau.Voici un extrait d'interview parue dans le Page des Libraires, (réalisée par A. Julia et I.Conni, juin/juillet 2008), où il explique pourquoi il a choisi d’adapter Zazie dans le métro :« Le choix ne m’était effectivement pas imposé. J’ai longuement fouillé dans leur collection et j’ai lu un assez grand nombre de romans. Le mariage entre l’adaptation et la réalisation s’est étalé sur six mois, il valait donc mieux être à l’aise avec le texte ! Adolescent, j’étais fasciné par Boris Vian, par son œuvre littéraire et musicale, j’adorais son univers protéiforme, son appétit de vivre. Seulement à vouloir tout lire, tout connaître, j’ai fini par saturer. Queneau était l’ami de l’auteur de L’Écume des jours et son Zazie dans le métro évoque bien cette période insouciante de l’après-guerre. De plus cet étrange roman linéaire commence de manière assez sage puis monte en puissance pour finir de façon totalement invraisemblable, ce qui le rend très singulier ». Catherine50

Catherine50
11/10/10
 

Format

  • Hauteur : 31.80 cm
  • Largeur : 23.80 cm
  • Poids : 0.69 kg

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