Le Journal du séducteur - Poche

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Résumé

" Le titre du livre, en lui, ne frappait pas mon imagination, je pensais que c'était un recueil d'extraits, ce qui me paraissait tout naturel car je savais qu'il s'était toujours appliqué avec zèle à ses études. Mais le contenu était tout autre. Il s'agissait en effet d'un journal, ni plus ni moins, et tenu avec beaucoup de soin ; et bien que, d'après ce que je savais de lui auparavant, un commentaire de sa vie ne paraisse pas tout à fait indiqué, je ne peux pas nier qu'après un premier coup d'œil dans ce journal, le titre n'ait été choisi avec beaucoup de goût et de compréhension, témoignant, sur lui-même et sur la situation, d'une véritable supériorité esthétique et objective. Ce titre est en parfaite harmonie avec tout le contenu. Sa vie a été un essai pour réaliser la tâche de vivre poétiquement. Doué d'une capacité extrêmement développée pour découvrir ce qui est intéressant dans la vie, il a su le trouver et, l'ayant trouvé, il a toujours su reproduire ce qu'il a vécu avec une veine mi-poétique. " S. K.

Caractéristiques

  • Date de parution
    02/03/2000
  • Editeur
  • Collection
  • ISBN
    2-07-032516-4
  • EAN
    9782070325160
  • Format
    Poche
  • Présentation
    Broché
  • Nb. de pages
    252 pages
  • Poids
    0.155 Kg
  • Dimensions
    10,9 cm × 17,8 cm × 1,5 cm

Avis libraires et clients

L'éditeur en parle

A paru pour la première fois en 1943 dans Ou bien... Ou bien...

À propos de l'auteur

Biographie de Sören Kierkegaard

Sören Kierkegaard naît à Copenhague le 5 mai 1813 et meurt dans cette même ville le 11 novembre 1855. Au système objectif et universel de Hegel, Kierkegaard oppose de front l'existence individuelle, la subjectivité et sa vérité, faite de douleur, d angoisse face à la liberté responsable et à la faute. Si, à la suite de Kark Jaspers notamment, il a été très souvent rapproché de Nietzsche, ce n'est pas uniquement par l'influence que l'un et l'autre ont exercée sur la situation philosophique, voire spirituelle, qui est encore la nôtre, par leur redoutable ironie dénonciatrice de la tradition et de ses principes les mieux établis (la thèse de Kierkegaard soutenue avec succès en 1841 s'intitule Du concept de l'ironie, en référence constante à Socrate). C'est aussi que l'un comme l'autre ont vécu leur philosophie, que leur philosophie est issue de leur biographie. Né d'un père déjà âgé et retiré des affaires pour se consacrer à l'étude et à l'observance de règles religieuses strictes, Kierkegaard a très tôt du christianisme une image autoritaire, sombre, dans laquelle le crime des hommes perpétré contre le Christ l'emporte sur la justice du Sauveur, la Passion sur la Résurrection. Très vite, il considère que trois voies s'ouvrent devant lui : la première est celle de la jouissance, symbolisée plus tard par Don Juan, l'insatiable ; la deuxième est celle du doute, que Faust incarnera ; la troisième, enfin, est celle du désespoir, suivie par Ahasvérus. Ces trois figures, que l'on retrouve dans Ou bien... ou bien..., ne constituent pas seulement des types historiques, mais également des types humains qui se rencontrent de nos jours encore dans la vie réelle. Elles déclinent, dans la " philosophie des stades de la vie " ou " philosophie des sphères d'existence " que développe Kierkegaard, les trois façons de vivre le premier stade : le stade esthétique. L'esthéticien est l'homme qui vit dans l'instant, dans le moment isolé. Puis vient le deuxième stade, l'éthique : l'éthicien, ou moraliste, est celui qui vit dans le temps, dans la continuité vitale, Quant au troisième stade, le religieux, il est celui où l'homme vit en rapport avec l'éternité, où l'instant comme la durée temporelle n'ont plus désormais d'importance qu'au regard de l'éternité. Il est le stade à la fois exigé et, pour nous qui vivons dans le temps, refusé. Dans le Journal, Kierkegaard écrit en mars 1836, soit treize ans avant le Traité du désespoir qui date de 1849 : " Les trois grandes idées (Don Juan, Faust et Ahasvérus) représentent pour ainsi dire la vie en dehors de la religion sous ses triples tendances, et c'est seulement quand, dans l'existence, ces idées se manifestent dans l'individu et deviennent médiates, qu'apparaissent la vie morale et la vie religieuse. " Kierkegaard, dans ses années mélancoliques d'adolescence puis de jeune homme, a moins été Don Juan le Séducteur qu'Ahasvérus, l'esthéticien du désespoir. Depuis que son père, tel Ahasvérus, avait un jour de sa misérable enfance blasphémé dans la lande, il se juge, lui, le fils, banni par Dieu. Ce péché ancien, il voudra l'expier toute sa vie, rompant ses fiançailles avec Régine Olsen, cherchant à la dégoûter de lui en publiant en 1843 Le Journal du séducteur. Il s'engage alors totalement dans une œuvre où les discours d'édification religieuse se comprennent à la lumière de textes emportés contre l'Eglise-institution et son christianisme sans Christ, contre le confortable sommeil de ses contemporains ignorant volontairement les exigences inouïes de la Foi telle qu'elle s'adresse à l'essence unique et solitaire de chacun. En cela, Kierkegaard se définit comme un penseur " privé " : il est celui qui aide chaque individu à comprendre sa liberté, sa responsabilité, à percevoir comment ses actes, librement accomplis car nés de sa seule et libre subjectivité qui le définit, viennent rompre la chaîne naturelle des causes et des effets ; il est celui qui aide l'homme à se comprendre comme absolu commencement, comme rupture existentielle. Par là, Kierkegaard demeure jusqu'à aujourd'hui l'incontestable fondateur de la philosophie existentialiste, qu'elle soit chrétienne, athée ou marxisante.

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