Le silence de la mer - Poche

Evelyne Amon

(Annotateur)

Note moyenne 
Incontournable chef-d'œuvre de la Résistance, Le Silence de la mer fait le récit d'une rencontre forcée, durant l'hiver 1941, entre un officier allemand... Lire la suite
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Résumé

Incontournable chef-d'œuvre de la Résistance, Le Silence de la mer fait le récit d'une rencontre forcée, durant l'hiver 1941, entre un officier allemand et deux Français obligés de l'héberger. Chaque soir, avec élégance et courtoisie, l'ennemi s'adresse à ses hôtes. Impossible dialogue : jamais il n'obtiendra le moindre écho à ses paroles. Toutes les nouvelles qui composent ce livre présentent la sinistre vérité d'Une époque : celle de la Collaboration, de l'Occupation, de l'Holocauste. De registre dramatique pour la plupart, les nouvelles réunies dans ce recueil témoignent chez l'auteur d'une créativité remarquable.
Grâce aux montages narratifs subtils, aux jeux sur le point de vue et l'énonciation, l'indignation s'exprime par des touches brèves mais intenses, qui retentiront longtemps dans l'esprit des élèves. Ces textes pourront faire l'objet d'échanges fructueux avec le professeur d'histoire.

Caractéristiques

  • Date de parution
    22/03/2004
  • Editeur
  • Collection
  • ISBN
    2-210-75413-5
  • EAN
    9782210754133
  • Format
    Poche
  • Présentation
    Broché
  • Nb. de pages
    198 pages
  • Poids
    0.19 Kg
  • Dimensions
    13,0 cm × 18,0 cm × 1,2 cm

Avis libraires et clients

À propos de l'auteur

 Vercors

Biographie de Vercors

"Un écrivain qui résistait" ou un "résistant qui écrivait" (Sartre, entretien avec Gérassi, cité par Annie Cohen-Solal, Sartre 1905-1980, Gallimard). La question ne se pose pas pour Vercors qui "devient" écrivain, résistant et éditeur par le même engagement, en publiant aux Editions de Minuit, qu'il crée avec Pierre Lescure (1942), une oeuvre de résistance au nazisme : Le Silence de la mer, roman qui marque l'entrée en littérature de Jean Bruller, dit Vercors.
Jean Bruller est né à Paris le 26 février 1902, d'une mère institutrice et d'un père éditeur. Après des études scientifiques brillantes qui ne le passionnent guère, il choisit une carrière de dessinateur plutôt que d'ingénieur. L'humour noir semble avoir été la marque de fabrique de Jean Bruller dessinateur. Son premier recueil, 21 recettes pratiques de mort violente à l'usage des personnes découragées ou dégoûtées de la vie, pour des raisons qui ne nous regardent pas (1926), donne le ton.
Suivront Un homme coupé en tranches (1929) et un recueil de gravures, La Danse des vivants (1938), qui illustrent les textes de Kipling, Poe et Shakespeare. L'Occupation interrompt la production de ces oeuvres que J. Bruller refuse de publier sous l'imprimatur (autorisation de publier) allemande. Il tente de faire publier son Hamlet par un éditeur réfugié en Algérie. Avec les mensualités touchées pour les dessins, il fonde les Editions de Minuit qui publient Mauriac sous le nom de Forez (Le Cahier noir), Aragon sous le nom de François La Colère (Le Musée Grévin) et, sous son propre nom, Eluard dans L'Honneur des poètes.
Vercors conserve son nom de guerre après la Libération. Membre de la Commission d'épuration de l'édition, il en démissionne en raison de l'inégalité des sanctions à l'encontre des écrivains, chantres de la Collaboration avec l'Allemagne nazie, et de leurs éditeurs, encore plus coupables, mais jamais pénalisés. Il refuse de participer à l'établissement d'une "liste noire" et renvoie les écrivains au jugement de leur conscience (Le Sable du temps, 1945).
En 1948, Vercors quitte les Editions de Minuit et se consacre à l'écriture d'une oeuvre littéraire centrée, comme l'oeuvre dessinée, sur la multiplicité de l'être humain, sans jamais cesser d'être présent partout où son engagement pouvait servir la cause de l'homme. Il s'engage aux côtés des communistes dans le mouvement pacifiste "Citoyens du monde", il démissionne en 1956 de la présidence du CNE (Comité National des Ecrivains), d'obédience communiste, et s'en explique avec humour dans PPC (Pour prendre congé, 1957).
On le retrouve en 1960 avec les signataires du "Manifeste des 121" au procès des "réseaux de soutien" au FLN. Interrogé vingt ans plus tard sur le "silence des intellectuels" après l'avènement de la gauche, Vercors défend leur refus de s'engager en acceptant des responsabilités gouvernementales qui menaceraient leur liberté de choix. "De la Résistance à la philosophie", l'itinéraire de Vercors ressemble fort à celui que Sartre prête à son "existentialiste" : "Une fois jeté dans le monde, il est responsable de tout ce qu'il fait" (L'existentialisme est un humanisme, Sartre, Gallimard, 1946).
Il est mort le 10 juin 1991 à Paris.

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