Islam & sociétés au sud du Sahara N° 17-18/2004

Note moyenne 
 MSH - Islam & sociétés au sud du Sahara N° 17-18/2004 : .
Le dossier présenté dans ce numéro revient sur un thème souvent analysé dans l'actualité, celui des rapports entre les lettrés musulmans et l'État.... Lire la suite
15,00 €
Expédié sous 3 à 6 jours
Livré chez vous entre le 4 novembre et le 5 novembre

Résumé

Le dossier présenté dans ce numéro revient sur un thème souvent analysé dans l'actualité, celui des rapports entre les lettrés musulmans et l'État. Organisé par un groupement de recherche (ISITA) lié à la Northwestern University d'Evanston (États-Unis), ce colloque prend place dans une réflexion plus large sur " la pensée islamique en Afrique " dont Muhammad S. Umar évoque les orientations et les approches, centrées notamment sur l'appréhension du rôle des langues (arabe, swahili, hausa) à l'intérieur d'un certain nombre d'États africains.
Les trois articles qui traitent de l'islam et de l'État le font dans une perspective concrète et historique, loin des théorisations abstraites. La période coloniale y a la part belle, couvrant les années 1900 à 1945 dans deux pays différents. Abdulai Iddrisu analyse la situation paradoxale qui a prévalu dans le Ghana du Nord entre 1900 et 1925 où les autorités coloniales britanniques ont freiné et même empêché à plusieurs reprises l'implantation d'organisations missionnaires chrétiennes, dans un environnement à prédominance musulmane.
Michel Hoebink tente, à propos du Soudan des années 1945, de saisir, de façon très circonstanciée et pas à pas, l'itinéraire, lui aussi paradoxal, qui a mené un intellectuel soudanais, Mahmud Taha (1909-1985), d'un nationalisme plutôt laïque à un discours et à des actes plutôt islamistes, ce qui ne l'a pas empêché de s'opposer, au prix de sa vie, à l'instauration nationale de la sharî'a. Mukhtar Umar Bunza évalue, pour une époque plus près de nous (1980-1990), l'impact et les canaux de transmission des idées islamiques en provenance soit d'Arabie soit d'Iran, au niveau des responsables musulmans surtout nord-nigérians.
Toutes ces contributions font ressortir combien le rôle d'un enseignement islamique, même minimal, et celui des livres, journaux, pamphlets, tracts, correspondances, bref celui de l'écrit sous toutes ses formes, ont pu se révéler capitaux pour la diffusion des idées et pour les maturations politiques. En s'appuyant moins sur des données historiques proprement dites que sur des représentations mentales de ces données, Bakary Traoré révèle la prégnance considérable des mythes islamiques sur la population ouest-africaine des Jula qui transfèrent dans leur cadre de vie africain des événements historico-mythiques censés s'être déroulés en Arabie ou en Orient.
Jay Spaulding, dans un article dédié à une socio-histoire linguistique ancienne entre Soudan et Égypte méridionale, soumet une nouvelle hypothèse sur l'extension et l'expansion de la langue nubienne. Enfin, fidèle à sa politique de présentation de sources et de matériaux plus ou moins méconnus, au service des sciences sociales de l'islam en Afrique, la revue publie un inventaire, établi par Natalia Viola, qui rend compte, au moins partiellement, des textes entreposés au département des manuscrits arabes et 'ajami de l'université Abdû Mûmûni Dioffo de Niamey.

Caractéristiques

  • Date de parution
    01/12/2004
  • Editeur
  • ISBN
    2-7351-1055-9
  • EAN
    9782735110551
  • Présentation
    Broché
  • Nb. de pages
    104 pages
  • Poids
    0.18 Kg
  • Dimensions
    16,0 cm × 24,0 cm × 0,5 cm

Avis libraires et clients

Du même auteur

Derniers produits consultés

15,00 €