Etre comme tout le monde - Employées et ouvriers dans la France contemporaine - Grand Format

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Résumé

Il est question dans ce livre de ces femmes et de ces hommes, employées ou ouvriers, qui vivent des revenus de leur travail et s'efforcent de "s'en sortir par eux-mêmes. Ces travailleurs représentent, aujourd'hui encore, un groupe social stable et important. Beaucoup plus qu'autrefois, ils entrent en interaction directe avec les membres des classes moyennes et supérieures, comme clients ou professionnels de services (garde d'enfants, santé, éducation, commerce, sécurisé, transports publics, etc.).
Par leurs aspirations, leur fréquentation plus longue du système scolaire, leur accès à la consommation, ils se rapprochent des catégories moyennes ; en même temps, ils demeurent éloignés du capital culturel, leurs ressources économiques restent incertaines et leur travail, peu payé es peu considéré, est toujours subalterne. Par des portraits de couples et de familles, résidant dans des espaces aussi bien ruraux qu'urbains, de générations et d'âges différents, ce livre éclaire ce que signifie "s'en sortir" ou plus exactement "s'en sortir à peu près" dans la société française actuelle.
A rebours des discours convenus sur la a France périphérique" ou sur le "déclassement des classes moyennes", il donne à voir les conditions d'existence de ces classes populaires, stables mais fragiles, leurs pratiques à la fois publiques (travail, sociabilités, engagements bénévoles, rapport à la politique et aux institutions) et privées (économie domestique, apports de genre et entre générations, loisirs individuels et "temps pour soi").
Cette série de 21 portraits montre comment ces femmes et ces hommes travaillent à "être comme tout le monde", c'est-à-dire à éviter la relégation parmi les "assistés" et à s'affirmer comme membres à part entière de ce que Robert Castel appelait la "société des semblables". Elle fait comprendre leurs aspirations autant que leurs déceptions et leurs griefs, la manière dont ils s'efforcent de jouer le jeu d'un ordre social qui pourtant leur fait peu crédit.

Caractéristiques

  • Date de parution
    18/06/2020
  • Editeur
  • Collection
  • ISBN
    979-10-97084-06-6
  • EAN
    9791097084066
  • Format
    Grand Format
  • Présentation
    Broché
  • Nb. de pages
    480 pages
  • Poids
    0.705 Kg
  • Dimensions
    15,6 cm × 23,1 cm × 2,4 cm

Avis libraires et clients

À propos des auteurs

Olivier Masclet est enseignant-chercheur en sociologie à l'université de Paris et membre du Centre de recherche sur les liens sociaux. Ses recherches portent sur les transformations sociales et culturelles des classes populaires, les discriminations raciales et les pratiques culturelles modestes. Derniers ouvrages parus : L'Invité permanent. La réception de la télévision dans les familles populaires (2018) ; Sociologie de la diversité et des discriminations (2017) ; Sociologie des classes populaires contemporaines (2015), avec Y.
Siblot, M. Cartier, I. Coutant, N. Renahy. Thomas Amossé est administrateur de l'Insee, chercheur au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam). Statisticien et sociologue, ses travaux portent sur la transformation des classes sociales et la socio-histoire de la quantification. Il a notamment publié le dossier " Les individus font-ils bon ménage ? " dans la revue Travail, Genre et Sociétés (avec Sophie Ponthieux) et l'article " Les travailleurs non qualifiés : une nouvelle classe sociale ? " dans la revue Economie et statistique (avec Olivier Chardon).
Anne-Marie Arborio est maître de conférences en sociologie. Elle mène ses recherches au Laboratoire d'économie et de sociologie du travail (LEST, Aix Marseille Univ. , CNRS, Aix-en-Provence, France). Au croisement de la sociologie du travail et de la sociologie de la santé, ses travaux portent sur différents métiers de la santé, avec un intérêt particulier pour les parcours des femmes les moins qualifiées dans le monde professionnalisé de l'hôpital.
Elle a notamment publié Un personnel invisible. Les aides-soignantes à l'hôpital, Paris, Anthropos-Economica, 2012. Adèle Baraud est doctorante en sociologie au CSU-Cresppa et à l'Université Paris 8. Elle mène une recherche en sociologie du genre et du chômage portant sur le rapport au travail et à l'emploi de femmes des classes populaires. Elle s'intéresse plus particulièrement aux relations à l'Etat et notamment aux institutions de gestion du chômage et des chômeur.
se. s, au vécu de la porosité entre chômage et inactivité et à l'articulation des différentes formes de travail. Lise Bernard est sociologue, chargée de recherche au CNRS et membre du Centre Maurice Halbwachs (CNRS, EHESS, ENS). Ses recherches portent sur le travail et le style de vie des professions commerciales, ainsi que sur les transformations de la structure sociale liées à ces dernières. Elle s'intéresse, plus largement, à l'analyse de la stratification sociale.
Elle a notamment publié La précarité en col blanc. Une enquête sur les agents immobiliers (2017). Anya Bouamama est adjointe administrative à l'Insee des Hauts-de-France. Elle est titulaire d'un Master en Ethnologie de l'Université Montpellier 3 et d'un master en Développement Social de l'Université Lille 3. Elle s'intéresse aux problématiques liées aux constructions des identifications collectives puis aux questions de démocratie participative.
Elle a également participé à une enquête par entretiens auprès de ménages populaires sur le rapport aux normes éducatives. Marie Cartier est professeure de sociologie à l'université de Nantes et directrice du CENS. Elle a étudié la tertiarisation des classes populaires à travers l'emploi à statut à la Poste puis à travers les emplois de garde des jeunes enfants. Elle a notamment publié : Les facteurs et leurs tournées.
Un service public au quotidien (2003) ; La France des " petits-moyens " (2008) avec I. Coutant, O. Masclet, Y. Siblot ; Enquêter sur le travail (2010) avec C. Avril et D. Serre ; Sociologie des classes populaires contemporaines (2015), avec Y. Siblot, I. Coutant, O. Masclet et N. Renahy. Clément Degout est diplômé du master de sociologie de l'université Paris 8. Dans le cadre de cette formation, il a mené des recherches sur le travail des agent-e-s de guichet d'un hôpital, puis sur le recrutement des familles d'accueil dans le travail social.
Il est aujourd'hui bibliothécaire en Seine-Saint-Denis. Henri Eckert est professeur émérite de sociologie à l'université de Poitiers. Il est membre du Gresco (Groupe de recherches sociologiques sur les sociétés contemporaines). Ses recherches portent sur la sociologie des classes populaires, la sociologie des migrations, la sociologie de l'éducation. Parmi ses dernières publications : " Diplômés/non-diplômés en France : une critique de la distinction au regard de la dévalorisation des diplômes ", Agora débats/jeunesses, 2018/2 (n 89), p.
87-102. Et " Quand les ménages populaires s'installent dans leur maison : mobilités résidentielles et pratiques de sociabilité ", Sociologie, 2019, n 1, vol. 10, p. 57-74 (avec Maulde Urbain-Mathis). Violaine Girard est maîtresse de conférences au département de sociologie et au laboratoire des dynamiques sociales (Dysolab) de l'université de Rouen. Elle a mené une enquête de terrain, au croisement de la sociologie urbaine et de la sociologie des classes sociales, sur les ménages populaires établis dans le périurbain et a publié Le vote FN au village.
Trajectoires de ménages populaires du périurbain, paru en 2017 aux Editions du Croquant. Marie-Hélène Lechien est enseignante-chercheure à l'université de Limoges et au Groupe de recherches sociologiques sur les sociétés contemporaines (GRESCO). Au croisement de la sociologie des classes sociales et de la famille, ses travaux portent sur les métiers de la petite enfance, les pratiques éducatives et la diffusion des normes sanitaires et " psy ".
Elle a notamment publié " "Petite bourgeoisie nouvelle' ou "nouvelles couches moyennes salariées' ? Retour sur un débat et sur un enjeu, la domination ", in Philippe Coulangeon et Julien Duval (dir), Trente ans après La Distinction de Pierre Bourdieu, La Découverte, 2013. Muriel Letrait est ingénieure d'études statisticienne au Centre de recherche sur les liens sociaux (CERLIS) - université? Paris Descartes.
Elle a récemment publié : " Travail domestique : des classes populaires conservatrices ? ", Travail, genre et sociétés, 2018, vol. 39, n 1, p. 63-81 (avec Cartier Marie et Sorin Matéo) et " Le temps consacré aux enfants : les enseignantes et enseignants se distinguent-ils des autres diplômés de l'enseignement supérieur ? ", Economie et statistique, 2015, n 478-479-480, p. 243-271 (avec Fanny Salane).
Gérard Mauger est sociologue, directeur de recherches émérite au CNRS, chercheur au Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (CNRS-EHESS-Paris I). Derniers ouvrages parus : Les Classes populaires et le FN. Explications de votes (2016), avec Willy Pelletier ; Une Génération sacrifiée ? Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée (2017), avec Stéphane Beaud) ; Repères (2) pour résister à l'idéologie dominante (2018).
Séverine Misset est maîtresse de conférences à l'université de Nantes au sein du CENS et spécialiste de sociologie du travail, de sociologie des classes populaires et sociologie du militantisme. Elle a récemment publié Introduction à la sociologie des organisations (2017) et contribué à l'ouvrage collectif Changer le monde, changer sa vie. Enquête sur les militantes et les militants des années 1968 en France (2018).
Tristan Poullaouec est maître de conférences en sociologie et membre du Centre nantais de sociologie (université de Nantes, CNRS). Ses travaux portent sur la sociologie de l'école et la sociologie des classes populaires. Il est l'auteur de : Le diplôme, arme des faibles. Les familles ouvrières et l'école (1960-2000) (2010) ; " 50 % à la licence... mais comment ? Les jeunes de familles populaires à l'Université en France ", Economie et Statistique, n 499, 2018, avec Yaël Brinbaum et Cédric Hugrée ; " Salariat étudiant et rapport aux études dans les premiers cycles universitaires ", in F.
Belghith, J. -F. Giret, E. Tenret, Enquête sur les conditions de vie des étudiants en 2016 (à paraître). Jean-Noël Retière est professeur émérite de sociologie (université de Nantes) et membre du CENS (Centre Nantais de sociologie). Dernières publications : Co-direction (avec V. Gautron) " Le traitement pénal aujourd'hui : juger ou gérer ? ", Droit et Société, n 88/2014 ; L'observation vécue d'après Jacques Valdour (1872-1938) in E.
Neveu, P. Leroux (dir.), En immersion, PUR, 2017 ; (Avec J-P Le Crom), La solidarité en miettes, socio-histoire de l'aide alimentaire d'urgence, PUR, 2018. Cyrille Rougier est chargé d'études au Centre de droit et d'économie du sport de l'université de Limoges docteur en sociologie de cette même université. Fondés sur une méthodologie mêlant ethnographie et socio-histoire, ses travaux s'inscrivent à la croisée de la sociologie des classes populaires, de la sociologie politique et de la sociologie du sport.
Il a publié : " Usages politiques et appropriation "populaire' d'une tradition "réinventée' ", Politix, 2010, n 92 et " Le sport à-côté. Les logiques sociales de la permanence d'un investissement associatif en milieu populaire ", Sciences Sociales & Sport, 2016, n 9. Olivier Schwartz est professeur émérite de sociologie (université Paris Descartes) et membre du Cerlis. Ses recherches portent sur les classes populaires dans la France contemporaine.
Il a publié en 1990 " Le monde privé des ouvriers " (réédition PUF). Dernières publications : " Les femmes dans les classes populaires, entre permanence et rupture ", Travail, Genre et Société, n 39, avril 2018 ; " Tensions dans l'immersion, questions sur l'immersion ", in E. Neveu, P. Leroux (dir.), En immersion, PUR, 2017 ; avec Paul Pasquali, " La Culture du pauvre : un classique revisité. Hoggart, les classes populaires et la mobilité sociale ", Politix, n 114, 2016.
Yasmine Siblot est professeure de sociologie à l'université Paris 8, et membre du CRESPPA-CSU. Elle a étudié les recompositions des classes populaires et leurs rapports aux institutions publiques, et explore ces questions dans une perspective comparative à partir du cas des migrations portugaises en France. Elle a notamment publié : Faire valoir ses droits au quotidien (2006) ; La France des " petits-moyens " (2008), coécrit avec M.
Cartier, I. Coutant et O. Masclet ; Sociologie des classes populaires contemporaines (2015), coécrit avec M. Cartier, I. Coutant, O. Masclet et N. Renahy. Matéo Sorin est docteur en sociologie au CENS (université de Nantes). Ses recherches portent sur les effets localisés de la mondialisation, les réactions locales aux fermetures d'usines, les classes populaires et les mondes ruraux. Il a publié : " Travail domestique : des classes populaires conservatrices ? " Travail, genre et sociétés, 2018, avec M.
Cartier et M. Letrait ; " Des actions collectives atypiques. Quand l'activité productive devient la cause à défendre " in P. Depoorter et al. (coord.), Les mondes ouvriers. L'ordinaire des mobilisations, 2019. Vanessa Stettinger est maîtresse de conférences en sociologie à l'université de Lille. Elle mène ses recherches au Centre de Recherches " Individus, Epreuves, Sociétés " (CeRIES). Ses travaux portent sur la pauvreté des familles et des enfants et leur prise en charge institutionnelle.
Ses derniers articles parus s'intitulent " Les "non-parents'. Ou comment on devient parents d'un enfant absent ", Ethnologie Française, 2019 ; " Devenir une "bonne' mère. Une trajectoire balisée par l'intervention sociale " ; Revue de politiques sociales et familiales, 2018. Marjorie Tilleul est titulaire d'une licence de Sciences sociales (université Paris Descartes) et d'un master Politiques publiques et opinion (université Paris Dauphine).
Elle est actuellement chef de projet événementiel. Lucas Tranchant est attaché temporaire d'enseignement et de recherche en sociologie, membre du Centre d'économie et de sociologie appliquées à l'agriculture et aux espaces ruraux (CESAER) et du Centre de recherche en économie et statistique (CREST). Sa thèse a porté sur les recompositions du monde ouvrier dans la France contemporaine, à travers le cas des ouvriers des entrepôts logistiques.
Il a publié " L'intérim de masse comme vecteur de disqualification professionnelle. Le cas des emplois ouvriers de la logistique ", Travail et Emploi, 2019. Antoine Younsi est doctorant en Relations internationales au laboratoire REPI - Recherche et Etudes en Politique Internationale - à l'université Libre de Bruxelles. Son travail de recherche porte sur les " cadres de guerre ". Sa thèse a pour titre : " Pratiquer, cadrer et justifier la violence militaire.
Enquête sur les narrations de la guerre émanant des soldats français engagés dans les conflits post-11 septembre 2001 ". Il a publié : " Les drones "MALE' en France : intermédiaires ou médiateurs ? ", Réseaux 2015/2, (n 190-191), p. 185-215.

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