Figures du communisme - Grand Format

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Le capitalisme détruit les existences. Il les détruit même deux fois. D'abord d'angoisse et de précarité en remet- tant la survie matérielle des... Lire la suite
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Résumé

Le capitalisme détruit les existences. Il les détruit même deux fois. D'abord d'angoisse et de précarité en remet- tant la survie matérielle des individus aux mains de deux maîtres fous : le "marché" et l'"emploi". Ensuite en rendant la planète inhabitable : surchauffée, asphyxiante, et désormais pandémique. Il faut regarder ces faits bien en face et s'astreindre maintenant à un exercice de conséquence.
1 : Le capitalisme met en péril l'espèce humaine. 2 : En 40 ans de néolibéralisme, l'espace social-démocrate où se négociaient des "aménagements" dans le capitalisme a été fermé : ne reste plus que l'alternative de l'aggravation ou du renversement. 3 : Il ne faut pas douter que la minorité qui en tire avantage soit prête à tout pour se maintenir. 4 : Sortir du capitalisme a un nom : communisme. Mais sortir du capitalisme demeure un impensable tant que le communisme demeure un infigurable.
Car le communisme ne peut pas être désirable seulement de ce que le capitalisme devient odieux. Il doit l'être pour lui-même. Or, pour l'être, il doit se donner à voir, à imaginer : bref se donner des figures. La fatalité historique du communisme est de n'avoir jamais eu lieu et pourtant d'avoir été grevé d'images désastreuses. A la place desquelles il faut mettre enfin des images de ce qu'il pourrait être lui, réellement.

Caractéristiques

  • Date de parution
    05/03/2021
  • Editeur
  • ISBN
    978-2-35872-213-1
  • EAN
    9782358722131
  • Format
    Grand Format
  • Présentation
    Broché
  • Nb. de pages
    288 pages
  • Poids
    0.29 Kg
  • Dimensions
    13,0 cm × 19,9 cm × 2,2 cm

Avis libraires et clients

L'éditeur en parle

Communisme ou barbarie, l'alternative est à nouveau sous nos yeux, peut-être même l'est-elle pour la première fois à ce degré d'acuité ? Cette fois c'est la planète elle-même qui nous somme. Ou plutôt la planète telle que nous nous la rendons à nous-mêmes inhabitables. Sur ce front-là, on ne tergiverse pas, on ne négocie pas, on n'atermoie pas. Le changement climatique est en marche et, pour la première fois, la Covid-19 nous a fait apercevoir que nous n'aurions pas seulement à en souffrir les canicules, les épisodes météorologiques extrêmes ou les pieds dans l'eau, mais également la libération de virus dont celui qui nous met presque à genoux en ce moment est sans doute l'un des plus "bénins".
Posée l'urgence de la situation, c'est l'urgence de penser la situation qui est posée avec elle. Mais peut-être "penser" n'est-il pas le mot le plus approprié quand il s'agit de donner le plus de chances à la bonne branche de la bifurcation. "Imaginer" pourrait être meilleur. Car la politique, des lors qu'elle n'a pas pour seule ambition de reconduire l'ordre des choses à l'identique, au moment même ou elle fait face à l'obligation impérieuse de faire advenir du radicalement diffèrent, la politique, donc, est affaire d'imagination, au sens littéral du mot : d'offrir des images.
Ou des figures. Aller vers un avenir suppose de s'en être donne ? des figures. C'est ce que ce livre s'essaye à faire, à partir d'une position de principes fondamentaux, dont le premier énonce qu'une société communiste a pour devoir de relever les individus de la précarité ? de les libérer de l'angoisse des lendemains dans laquelle le marche ? capitaliste, qui détient toutes les données de leur reproduction matérielle, les plonge inévitablement et l'effrayante crise sociale qui s'annonce à la suite de la crise sanitaire se chargera d'en donner l'illustration.
L'instrument de cette libération s'appelle "la garantie économique générale". Elle est directement inspirée des travaux de Bernard Friot sur le "salaire à vie". Et se pose très explicitement la question d'un nouveau mode de production, c'est-a-dire des nouveaux rapports sociaux propres à soutenir une division du travail développée en ses multiples échelles : du local au global. Sous cette condition, tous les rapports sociaux peuvent être repenses et en l'occurrence les rapports du capitalisme abolis : rapport salarial, rapports de propriété privée des moyens de production, rapports financiers.
C'est ici qu'aident les figures : à donner des images de ces perspectives constamment renvoyées au registre de "l'utopie". Là où les figurations progressent, les disqualifications par l'utopie s'effacent. Mais ce n'est pas tout d'avoir des figures : il faut aussi imaginer les trajectoires politiques qui permettent de les rejoindre. Au moins en poser les données fondamentales : le type de résistance que la bourgeoisie opposera à la disparition de son monde, le type de dynamique politique que cette résistance appellera, le type de bloc social a constituer pour prévaloir, notamment les alliances à passer entre luttes anticapitalistes et luttes antiracistes, enfin la manière dont se redéploie la question internationaliste.

À propos de l'auteur

Biographie de Frédéric Lordon

Frédéric Lordon est chercheur au CNRS.

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