Mendelssohn est sur le toit - Précédé de Complainte pour 77 297 - Grand Format

Erika Abrams

(Traducteur)

Note moyenne 
Prague, octobre 1941. Reinhard Heydrich, protecteur de Bohême mélomane, s'évertue à déboulonner du toit de l'Académie de musique la statue de Mendelssohn.... Lire la suite
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Résumé

Prague, octobre 1941. Reinhard Heydrich, protecteur de Bohême mélomane, s'évertue à déboulonner du toit de l'Académie de musique la statue de Mendelssohn. En vain, car personne n'arrive à identifier le compositeur : il n'y a pas de plaques sous les statues... et en cherchant celle qui a le plus gros nez, c'est celle de Wagner qui s'impose ! Ainsi commencent le récit et les malheurs des petits fonctionnaires tchèques chargés de la purification de Prague...
Heydrich, concepteur et organisateur de la "solution finale", a réellement existé. Son assassinat par un commando de résistants tchèques a déclenché une répression atroce. Weil, qui fait partie des quelques milliers de survivants, a conçu ce livre pour conjurer ses années de clandestinité. "Une histoire cruelle et lucide, comique et douloureuse" (Le Monde) où le sarcasme et la bouffonnerie, comme chez Bruno Schulz et Edgar Hilsenrath, côtoient la tragédie.
Ce roman devenu culte est ici accompagné d'un texte totalement inédit, issu des documents sur le génocide passés entre les mains de l'auteur au Musée juif de Prague : Complainte pour 77297 victimes.

Caractéristiques

  • Date de parution
    14/02/2020
  • Editeur
  • ISBN
    978-2-37100-076-6
  • EAN
    9782371000766
  • Format
    Grand Format
  • Présentation
    Broché
  • Nb. de pages
    295 pages
  • Poids
    0.41 Kg
  • Dimensions
    15,5 cm × 20,0 cm × 2,6 cm

Avis libraires et clients

L'éditeur en parle

Un témoignage sur le ghetto de Prague, où le sarcasme côtoie la tragédie Jiri Weil (1900-1959) est un des auteurs préférés de Philip Roth, qui aimait son tond détaché et sa simplicité. Journaliste communiste, traducteur de Pasternak, Maïakovski, Marina Tsvetaeva, victime des purges staliniennes, il est l'un des premiers auteurs à avoir évoqué le goulag. Pourchassé à la fois en tant que juif et en tant que communiste par les nazis, il échappe à la déportation en faisant croire à son suicide et travaille dans la clandestinité, Les documents sur le génocide juif passés entre ses mains au musée juif de Prague lui ont inspiré cette "Complainte pour 77 297 victimes", traduite ici pour la première fois.

À propos de l'auteur

Biographie de Jiri Weil

Jiri Weil, né en Bohême centrale, adhère très jeune au parti communiste, en même temps qu'à des groupes artistiques d'avant-garde, et traduit entre autres Pasternak, Maïakovski et Marina Tsvetaeva. Après avoir travaillé comme traducteur au service de presse de l'ambassade soviétique, il s'installe en 1933 en URSS d'où, à l'instigation du NKVD, il fait passer des documents illégaux dans l'Allemagne nazie.
Victime des purges staliniennes en 1934, il est chassé du parti et exilé au Kazakhstan. Il en rapportera des témoignages sévères sur ses expériences soviétiques et La Cuiller de bois (Drevena Izice), un des premiers romans parlant du goulag. qui ne sera publié qu'après sa mort. Employé brièvement pendant l'occupation nazie au catalogage des objets de culte, il se voit pourchassé à la fois en tant que communiste et en tant que Juif.
En 1945, pour éviter la déportation, il entre dans la clandestinitê, allant jusqu'à faire croire à son suicide en se jetant clans la Vltava. Après la prise du pouvoir par les communistes en 1948, il est exclu de l'Union des écrivains pour ses ouvrages d'avant-guerre et interdit de publication. Il travaille alors au Musée juif de Prague, organisant notamment une exposition de dessins d'enfants de Terezin (présentée à Paris en 1956).
Jiri Weil est l'un des auteurs préférés de Philip Roth, qui aimait son ton détaché et sa simplicité. Erika Abrams, la traductrice, a publié quelques volumes de prose non narrative (Editions de la Différence) et "d'excellentes traductions d'auteurs tchèques un peu désaxés" (A. Bosquet) : Ladislav Klima, Richard Weiner, Jakub Deml, mais aussi Ivan Blatnÿ,Jaroslav Durych, Frantisek Halas, Vàclav Havel, Zbynèk Hejda,,Josef Hirsal, Vladimir Holan, JosefJedliéka,,Jiii Kolâi', Frantisek Kupka, Arnost Lustig, Ivan Matous'ek etJiri Weil.
Responsable de la première édition complète et critique de l'oeuvre de Klima en tchèque et en français, elle travaille aussi depuis près de quarante ans à faire connaître la pensée du phénoménologue Jan Patoéka dans le monde francophone et au-delà. Grand Prix national de la Traduction 1994.

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