Le long voyage de Léna - E-book - Epub fixed layout

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Résumé

Elle s'appelle Léna. C'est une jeune femme brune, élégante et mystérieuse. On ignore d'où elle vient et où elle va. Son voyage commence à Berlin-Est, dans le quartier où vivent les anciens dignitaires d'un régime effacé par le vent de l'Histoire. Léna rend visite à un homme qui lui remet une liste de noms et de numéros de téléphone, qu'elle apprendra par coeur avant de la détruire. Après Berlin, il y aura Budapest et un autre rendez-vous.
Et après Budapest, Kiev, Odessa, la Turquie et la Syrie. À chaque fois, une rencontre. Peu de mots prononcés, juste un objet étrange remis par Léna à son destinataire ? une boîte de pâtes d'amandes, un flacon de parfum, un nécessaire pour diabétiques. Avec Le long voyage de Léna, Pierre Christin et André Juillard entraînent le lecteur à travers une Europe qui entremêle aujourd'hui et hier. Une Europe où les soubresauts d'une Histoire pas si lointaine semblent se prolonger dans d'étranges projets partagés par ces femmes et ces hommes dont Léna croise la route.
Mais elle, quel rôle joue-t-elle? Christin et Juillard laissent planer le doute sur ses intentions. En toile de fond, on devine les ombres du terrorisme international nourri par la frustration d'un passé qui semblait enterré, celui de l'idéal communiste. Récit d'un parcours pas comme les autre baigné de nostalgie et de mélancolie, Le long voyage de Léna permet à Pierre Christin de laisser libre cours à son intérêt pour l'Histoire et pour le destin contrarié des pays de l'Est.
Pour leur première collaboration, Pierre Christin et André Juillard signent mieux qu'un album réussi : Le long voyage de Léna est d'ores et déjà un classique.

Caractéristiques

  • Caractéristiques du format Epub fixed layout
    • Pages
      56
    • Taille
      46 295 Ko
    • Protection num.
      Digital Watermarking

Avis libraires et clients

À propos des auteurs

Pierre Christin est né en 1938 dans la banlieue parisienne. Enfant, il est passionné par les numéros de 'Détective' et les couvertures illustrées de 'Radar'. Plus tard, il soutiendra d'ailleurs une thèse intitulée "Le fait divers, littérature du pauvre". Entre-temps, après avoir modestement commencé ses études dans un cours complémentaire, il étudie à la Sorbonne puis à Sciences po Paris. Dans les années 1960, entre ses activités de pianiste de jazz et ses premiers travaux de journalisme, de traduction et d'écriture, il part à la découverte de l'Ouest américain.
Là-bas, il s'enthousiasme aussi bien pour la vie dans les ranchs et les autoroutes urbaines que pour la science-fiction, le polar et la musique noire, qui est alors à son apogée. Même s'il continue de s'y rendre, il est aujourd'hui un peu fâché avec les États-Unis, les rapports entre les gens y étant devenus beaucoup trop durs à son goût. En 1967, il signe, avec Jean-Claude Mézières, la première aventure de Valérian, sans imaginer un instant la longévité future de son héros.
C'est également à ce moment qu'il est nommé à l'université de Bordeaux, où il crée, en 1968, ce qui deviendra une école de journalisme, dont il a toujours été l'un des animateurs. Dans les années 1970-1980, à 'Pilote', il écrit pour Jacques Tardi, François Boucq, Jean Vern et bien d'autres - une soixantaine d'albums dans lesquels il s'essaie à tous les genres, accordant ses convictions et ses humeurs au tempérament de chaque dessinateur.
Il réserve cependant son versant optimiste - voire utopiste - à son vieil ami Mézières dont il apprécie la clarté narrative et l'humour réjouissant. Les sujets plus graves, nourris par des enquêtes dans ce qui est encore à l'époque le bloc communiste, il les traite avec Enki Bilal, dans des albums devenus de grands classiques de la bande dessinée politique, comme "Les Phalanges de l'ordre Noir" (Dargaud, 1979) ou "Partie de chasse" (Dargaud, 1983).
Avec Annie Goetzinger, il exprime une tout autre sensibilité dans des portraits de femmes, des intrigues intimistes, à l'image de "La Demoiselle de la Légion d'honneur" (Dargaud, 1980) ou de "Paquebot" (Dargaud, 1999). Le métier de scénariste lui permet d'explorer des vocations restées en friche : bien que s'estimant trop bavard pour l'emploi, il aurait aimé être espion afin de monter des scénarios grandeur nature.
Ou encore officier de marine pour avoir tout le temps de lire à bord de cargos pourris, comme ceux qu'il a empruntés pour écrire "Lady Polaris" (Autrement, 1987), une balade dans les ports d'Europe, publiée avec Mézières. Il aurait aussi aimé être architecte pour bâtir toutes ces villes qu'il a racontées "Los Angeles. L'Étoile oubliée de Laurie Bloom" (Autrement, 1984) ou la Belgrade encore yougoslave de "Coeurs sanglants et autres faits divers" (Dargaud, 1988). Grand voyageur, il sait profiter aussi des immobilités imposées - attentes dans les hôtels, gares et aéroports - pour observer, noter et emmagasiner.
Il est capable d'arpenter une ville des journées entières, de façon presque obsessionnelle, prenant des photos (plutôt moches mais efficaces) qu'il distribue ensuite à ses dessinateurs. Se balader en Patagonie ou descendre les rapides du Mékong ne lui fait pas peur (enfin, pas trop). Chaussé de ses indestructibles Weston - qu'il avait déjà emportées au cap Nord et dans le Kalahari - il fait un premier tour du globe par l'hémisphère Nord en 1992.
Un périple qu'il raconte dans "L'Homme qui fait le tour du Monde" (Dargaud, 1994), mis en images par Max Cabanes et Philippe Aymond. Il renouvelle l'expérience en 1999, en passant cette fois par l'hémisphère Sud. Mais, souvent, ses balades ne le conduisent pas plus loin que Paris : tour de la ville en suivant les rails abandonnés de la petite ceinture ("La Voyageuse de petite ceinture" [Dargaud, 1985], avec Annie Goetzinger), ou de la petite couronne, en vélo ("La Bonne Vie" [tome 5 des "Correspondances", Dargaud, 1999], avec Max Cabanes). Sans jamais oublier la bande dessinée, Christin s'essaie à d'autres formes d'écriture.
Dans ses romans, il évoque aussi bien l'aventure citadine ("ZAC" et "Rendez-vous en ville") que les plongées au fond du terroir français ("L'Or du zinc"). On le retrouve également au théâtre ("Ce soir, on raccourcit") et au cinéma (il écrit, avec Bilal, le scénario de "Bunker Palace Hôtel" en 1989). Avec la collection "Les Correspondances de Pierre Christin" (Dargaud, 1997-2002), il explore d'autres rapports entre texte et dessin.
Pour ces albums, publiés dans un format à l'italienne, il travaille, entre autres, avec Patrick Lesueur, Jacques Ferrandez, Jean-Claude Denis, Alexis Lemoine et Enki Bilal. Une intégrale paraît en 2009 (Dargaud). Considérant que pour vivre heureux, il faut vivre beaucoup, mais caché, il aurait aimé avoir cent vies, dans cent villes et presque autant d'identités... André Juillard naît à Paris, le 9 juin 1948.
Très rapidement, la passion du dessin est au rendez-vous. Enfant, il dévore l'hebdomadaire Tintin. La lecture des Hergé, Jacobs, Martin et Bob De Moor de la haute époque font de lui un spécialiste, encore inconscient, de la ligne claire. Le manuel d'histoire de la classe de sixième sera sa seconde grande influence, spécialement les pages consacrées à l'Antiquité. Il ne le sait pas encore, mais sa passion pour la ligne claire, l'Histoire et les histoires feront de lui un auteur moderne n'oubliant jamais de tirer les leçons du passé. Après avoir passé son bac en 1967, il s'inscrit aux Arts Décoratifs de Paris, où il rencontre Martin Veyron et Jean-Claude Denis.
En 1974, il fait ses débuts dans Formule 1, avec un western scénarisé par Claude Verrien. Ce dernier lui écrit Les Aventures chevaleresques de Bohémond de Saint-Gilles. Les amateurs éclairés devinent déjà un grand espoir de la bande dessinée réaliste. En 1978, il dessine Les Cathares dans Djinn avant d'entamer une collaboration fructueuse avec Patrick Cothias en publiant Masquerouge dans Pif Gadget.
En 1982, avec le même scénariste, il publie les premières pages des Sept Vies de l'Épervier qui le font entrer directement dans la section « classiques de la BD contemporaine ». Comme Jacques Martin le fit en son temps avec Alix, Juillard crée un nouveau pan de BD historique réaliste. Une véritable école s'en inspire, quelques talents, beaucoup d'ersatz. Lui, humble, continue son chemin. Comme tous les grands dessinateurs, il se sent des ailes pour, de temps à autre, écrire le récit qu'il mettra ensuite en images.
D'autant que, parfois, il éprouve le besoin d'échapper à l'Histoire, sa maîtresse favorite. Pour (À SUIVRE), il publie l'intimiste Cahier bleu qui lui vaudra, en janvier 1995, le Prix du meilleur album au Festival d'Angoulême. L'année suivante, il recevra le Grand Prix du même festival. Le premier cycle des Sept vies de l'Épervier s'est achevé après sept albums aux éditions Glénat. La belle Arianne de Troil manque autant à ses créateurs qu'au public.
Nécessité fait loi : elle reviendra au sein de la série Plume-aux-vents chez Dargaud. Si le premier cycle se déroule en France, la suite (4 volumes) met en scène une Amérique qui aurait pu être française. En 2014, « Quinze ans après », nouvel album des aventures de l'Épervier, débute un troisième et nouveau cycle de la série. L'ombre de Blake et Mortimer se rapproche progressivement de Juillard.
À la fin des années quatre-vingt, les éditions Blake et Mortimer le contactent pour réaliser le second tome des Trois Formules du professeur Sato. Mais il ne se sent pas encore prêt à relever un tel défi. Cependant, en 1998, il crée chez Dargaud, avec son vieux complice Didier Convard, la collection Le dernier chapitre, contant la dernière aventure des plus célèbres héros de l'âge d'or de la bande dessinée.
Un opus sera bien évidemment réservé à Philip Mortimer et Francis Blake. L'heure de vérité vient quand, en 2000, il dessine, sur un scénario d'Yves Sente, La Machination Voronov. En 2003, la même équipe publie le premier tome du diptyque Les Sarcophages du 6e continent, suivi un an plus tard du tome deux. Juillard poursuit sa lancée en réalisant dans la même collection Le sanctuaire du Gondwana. En dehors de sa participation à la série Blake et Mortimer, il travaille avec de nombreux grands scénaristes comme Pierre Christin (Léna), ou encore Yann (Mezek).
En tant qu'illustrateur, il se distingue notamment aux éditions Beaulet et également chez Daniel Maghen, qui publie une autobiographie par images, Entracte. Ses talents sont célébrés lors du festival BDFIL de Lausanne en 2008, où il est l'invité d'honneur. Une exposition « Destins-Dessins » est d'ailleurs consacrée à son oeuvre.

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